OL – AS Monaco (3-2) : Nabil Fekir, élu sauveur de l’année

Fekir Genesio

LES NOTES. Porté par ses individualités devant, mais en danger sur chaque perte de balle, l’OL s’est imposé 3-2 au bout des arrêts de jeu face à l’équipe B de Monaco. Une victoire qu’il doit beaucoup à son capitaine Nabil Fekir, auteur du coup franc de la victoire à la dernière seconde, d’un autre but et d’une passe décisive.

 

9e journée de Ligue 1, vendredi 13 octobre 2017

Olympique Lyonnais – AS Monaco

Buts : Mariano (11e) et Fekir (23e et 90e+5) pour l’OL, Lopes (17e) et Traoré (34e) pour Monaco

Avertissements : Fekir (45e), Yanga-Mbiwa (48e), Lopes (52e) et Diakhaby (68e) pour l’OL, Traoré (55e) pour Monaco

OL : Lopes – Tete, Yanga-Mbiwa, Diakhaby, Mendy (Marçal, 84e) – Tousart, Ndombele (Maolida, 80e) – Traoré (Memphis, 60e), Fekir, Aouar – Mariano. Entr. : Bruno Genesio.

Monaco : Subasic – A. Touré, Glik, Jemerson, Kongolo – Moutinho, S. Meïté – R. Lopes, A. Traoré (Tielemans, 80e), Lemar (Boschilia, 88e) – K. Baldé (Carrillo, 90e). Entr. : Leonardo Jardim.

Lopes 5 – Tete 4, Yanga-Mbiwa 3, Diakhaby 3, Mendy 6 – Tousart 5, Ndombele 5 – Traoré 3, Fekir 9, Aouar 7 – Mariano 7

 

On est au bout des arrêts de jeu. Memphis Depay vient d’envoyer son coup franc indirect sur une tête monégasque qui repousse. Nabil Fekir contrôle le ballon aux 40 mètres, élimine Gabriel Boschilia et va chercher – et obtenir – une faute de Guido Carrillo. Il ne laisse alors à personne le soin de se charger du coup franc. Mariano et Memphis sont gentiment priés d’aller voir ailleurs. Le tireur a déjà fait son choix dans sa tête, comme il l’expliquera au micro de Canal+ quelques minutes plus tard. « Avant le match, Joël Bats m’a dit qu’en cas de coup franc, Subasic anticipe une frappe au-dessus du mur. » Le ballon part donc côté ouvert. Petit filet.

Héros de la dernière minute, Fekir avait auparavant éclaboussé la rencontre de sa classe depuis la première minute. On l’avoue sans mal : regarder les matchs de l’OL s’apparente souvent à une purge collective et l’on se motive à les mater uniquement en pensant à quelques talents, Nabil Fekir en tête.

Avant le début de la saison, tout article évoquant le néo-capitaine lyonnais comportait le mot « affûté ». Il prouve semaine après semaine que ce n’était pas usurpé. La technique soyeuse est évidemment toujours là, et de nouveau accompagnée d’appuis explosifs quasi uniques en Ligue 1. Et en plus, il fait le pressing et porte l’équipe mentalement !

Bruno Genesio peut souffler : il a peut-être trouvé son Lacalisso 2018, le joueur hybride qui lui sauvera la peau dans les moments difficiles. Tant pis. On continuera de râler sur le jeu, mais on aura au moins une bonne raison de regarder les matchs.

L’une des autres bonnes raisons d’allumer sa télé à l’heure des matchs de l’OL, c’est Houssem Aouar. Positionné en deuxième meneur excentré, le Gone de 19 ans apporte un profil moins percutant que ses concurrents mais est capable de combiner parfaitement avec un Fekir qui semble l’avoir pris sous son aile et parle le même football que lui. L’entrée de Memphis Depay, horripilant comme d’habitude, et son replacement sur l’aile droite (puis en numéro 8) ont en plus démontré qu’Aouar pouvait jouer des deux côtés de l’attaque. À reouar, plus que jamais.

Tanguy Ndombele, qu’on découvre un peu plus toutes les semaines, est la troisième bonne raison de suivre cet OL (on arrêtera là ce listing à la Nick Hornby). Il a une nouvelle fois démontré des qualités de prise de balle exceptionnelles, mais a été plus éteint qu’à l’accoutumée malgré une belle frappe de loin qui fait sans doute toujours trembler les gants de Danijel Subasic. Le match a de toute façon été compliqué pour le milieu de terrain, sa paire avec Lucas Tousart ayant du mal à endiguer toutes les vagues monégasques.

 

Défauts, mais déclic ?

Et ce n’est pas la charnière centrale qui a rattrapé le coup. Le duo Mapou Yanga-MbiwaMouctar Diakhaby n’a pas été plus convaincant que le Marcelo – Jérémy Morel habituel, et l’OL a affiché les mêmes défauts que depuis le début de saison. Incapable de contrôler un match, les Gones ne peuvent guère s’en remettre à leur défense quand cela va mal.

Les mêmes causes ne donnent pas toujours les mêmes conséquences, et les faits de jeu ont cette fois tourné dans le bon sens. Ils auraient pu le faire avant, lorsque Kamil Glik a bougé le coude et touché le ballon ou sur l’un des trois montants touchés par l’OL, mais ils auraient aussi pu le faire dans l’autre sens, sur le face-à-face d’Adama Traoré ou la reprise de Baldé Keita à bout portant sauvée du cul par Diakhaby.

Reste maintenant à capitaliser sur cette victoire et ce scénario euphorisants. Ce sera peut-être le plus dur. Car ne l’oublions pas : l’an dernier en première partie de saison, l’OL avait déjà régalé contre Monaco. Le succès avait peut-être sauvé la tête de Bruno Genesio, mais n’avait pas permis pour autant à l’OL de se mêler à la lutte pour le podium. Rendez-vous donc à Liverpool et Troyes pour confirmer. Le match le plus important, c’est toujours le prochain.

Hugo Hélin

(Capture d’écran Canal+ Sport)

2 Comments

  1. Thomas

    14 octobre 2017 at 4:14

    Serieux les gars, personne pour loueur le joli jeu qu on a vu, la paire mendy aouar, mariano qui fait un super match, les automatismes qui emerge .. votre site est geniale mais vous perdez pas dans le genesio basing svp. Vue des tribunes ce match m as remplit d espoir autant qu il m as rappelé nos limites.

  2. MacGregor

    16 octobre 2017 at 2:19

    « regarder les matchs de l’OL s’apparente souvent à une purge collective et l’on se motive à les mater uniquement en pensant à quelques talents, Nabil Fekir en tête. »

    On a pas du voir le même match : car si effectivement en phase défensive on claque des fesses, en phase offensive ça régale de plus en plus (cf. la construction du second but par exemple). Un peu d’indulgence avec un groupe jeune : les automatismes commencent à se créer.

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