Héros lyonnais, héros français

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CHAMPIONS DU MONDE. Samuel Umtiti, Corentin Tolisso et Nabil Fekir sont devenus champions du monde le 15 juillet 2018, au terme d’une finale entre la France et la Croatie (4-2) qu’ils ont tous terminée sur le terrain. Trois destins lyonnais, et désormais français.

Ils sont même en réalité 4 joueurs passés par l’OL à avoir soulevé la Coupe du monde au stade Loujniki de Moscou. Mais Hugo Lloris, qui s’en est chargé en premier, n’est pas issu de la formation lyonnaise et représente plutôt un autre OL, qui ne s’en était pas encore autant remis à ses jeunes talents pour s’en sortir. Le portier n’a d’ailleurs côtoyé brièvement à Lyon que le seul Umtiti en 2011/12, saison des débuts du défenseur central.

C’est donc avec une émotion particulière que les supporters lyonnais ont vu s’afficher sur l’Arc de Triomphe les prénoms de Samuel, Corentin et Nabil (par ordre d’apparition). D’autant qu’ils étaient accompagnés des noms de Ménival, Tarare et Villeurbanne, une façon pour l’équipementier d’accompagner son slogan « C’est en France qu’on l’a gagnée »

Mais aussi une belle manière d’ancrer les joueurs dans leur territoire en invoquant leur lieu de naissance, leur ville d’enfance ou le club de leurs débuts. Là où ils ont fait leurs premiers pas sur un terrain, guidés par des formateurs bénévoles, avant d’être repérés par le réseau de l’OL et de rejoindre l’une des meilleures académies d’Europe et un environnement déjà grandement professionnalisé.

Il faudra toutefois encore attendre quelques années pour que les supporters lyonnais les découvrent en équipe première et se les approprient peu à peu. Chacun des suiveurs de l’OL a désormais ses propres souvenirs fugaces des jeunes années des trois champions du monde, le froid d’un derby contre la Duchère disputé « à l’extérieur » à Gerland pour Samuel, des dépannages à droite et à gauche pour le couteau suisse Corentin ou un premier but fêté torse nu devant le Virage Nord pour Nabil.

À lire aussi : une fierté lyonnaise

Une époque pas si lointaine, où il fallait pourtant combattre les soupçons de surcote émis par des observateurs extérieurs. Une sombre époque où Nicolas Pallois était apparemment meilleur relanceur qu’un joueur aujourd’hui titulaire du Barça, et où la simple possibilité d’imaginer Tolisso au Bayern semblait incongrue à certains. Autant dire que cette époque, qui a sans doute contribué à rendre le sentiment d’identification encore plus fort, semble désormais très lointaine. Personne, même en-dehors de Lyon, ne se risquerait plus à émettre des critiques aussi abruptes. Umtiti, Tolisso et Fekir font partie d’une caste d’intouchables fréquentée par seulement 45 personnes en France. Samuel, Corentin et Nabil n’appartiennent plus seulement aux Lyonnais, mais à la France toute entière.

À (ré)écouter : Umtiti est là

Hugo Hélin

One Comment

  1. Remss

    16 juillet 2018 at 3:57

    Triste que Lacaze n’ait pas participé à cette épopée..

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