OL – PSG (2-1) : Nabil Fekir, tournée de shots au Big Four

OL PSG

LES NOTES. Couillu lors du match où on ne lui aurait pas reproché de ne pas l’être, Bruno Genesio a été récompensé. L’OL s’est imposé 2-1 contre le PSG dans un match qu’il a dominé d’un bout à l’autre (la preuve, il a marqué à la 2e minute et à la 94e), grâce à un coup franc de Nabil Fekir (qui poursuit son album Panini perso et a désormais marqué contre le PSG, l’OM et Monaco) et une frappe dans les derniers instants de Memphis Depay.

 

22e journée de Ligue 1, dimanche 21 janvier 2018

Olympique Lyonnais – Paris Saint-Germain 2-1

Buts : Fekir (2e) et Memphis (90e+4), pour l’OL, Kurzawa (45e+3) pour le PSG

Avertissements : Mendy (60e) et Memphis (90e+5) à Lyon, Lo Celso (53e), Verratti (77e) et Cavani (80e) à Paris

OL : Lopes – Rafael, Marcelo, Morel, Mendy – Tousart, Ndombele – Cornet, Fekir (cap), Aouar (Memphis, – Mariano (Traoré, 77e). Entr. : Bruno Genesio.

PSG : Areola – Alves, Marquinhos, Silva, Kurzawa – Verratti (Pastore, 87e), Lo Celso, Rabiot – Di Maria (Meunier, 61e), Cavani, Mbappé (Draxler, 36e). Entr. : Unai Emery.

Lopes 6 – Rafael 7, Marcelo 6, Morel 7, Mendy 7 – Tousart 6, Ndombele 9 – Cornet 7, Fekir 9, Aouar 7 – Mariano 6

 

On l’avait dit avant le match : contre ce PSG-là, il faut savoir être réalistes. On peut compter pour cela sur Nabil Fekir, l’homme qui remet à lui seul en cause l’existence des expected goals. Après avoir marqué sur des xG proche de zéro contre Bordeaux (coup de génie) et Marseille (boulette du gardien adverse), Nabilon a remis ça contre le PSG. Les débats pour savoir si son coup franc lointain et excentré font partie de la première ou de la deuxième catégorie font rage, toujours est-il qu’il était difficile de mieux lancer le match.

Il était aussi compliqué de mieux le terminer. Memphis 90e+4 a peut-être rejoint Briand 90e+3 dans la légende de l’OL. Le but magnifique du Néerlandais, qui avait remplacé Houssem Aouar, illustre en tout cas à merveille la profondeur d’effectif de l’OL. Une situation qui fera peut-être des malheureux à un moment ou à un autre, mais qui permet aussi de varier les options de jeu. De quoi être optimistes pour la fin de saison. Pas au point de parler de titre, comme Canal+ a essayé de le faire dire aux Lyonnais après le match, mais le retour en Ligue des Champions est plus que jamais un objectif atteignable pour l’OL. Surtout que l’infirmerie n’a jamais sonné aussi creux que depuis le déménagement à Décines, un autre bon point.

Au-delà de la folle qualité technique de cet effectif, c’est sa force physique qui est ressortie contre le PSG. Un running-gag récurrent sur l’internet footballistique anglophone consiste à classifier les joueurs en « mâles alpha » et « mâles bêta ». On y a forcément repensé devant ce OL-PSG, surtout que le Canal Football Club avait bien fait les choses en diffusant une interview d’un défenseur central parisien en pleurs. Autant dire que le PSG n’a jamais semblé aussi bêta, même pas lorsque Luis Fernandez essayait d’y expliquer ses tactiques.

On ne sait pas ce que le PSG fera en Ligue des Champions cette année. À force d’investir le PIB du Botswana à chaque mercato, la barre des quarts de finale devrait bien finir par ne plus être un obstacle. Mais il faudrait pour cela montrer un peu plus de tempérament qu’au Parc OL. Et moins de nervosité, aussi. Daniel Alves a ainsi été exclu pour un geste d’humeur (57e) et aurait pu être raccompagné aux vestiaires pour la même raison par Marco Verratti, voire Edinson Cavani (pourtant si calme habituellement grâce à sa pratique de l’ornithologie) quelques minutes plus tard.

Même si le PSG a globalement dominé (Canal+ annonçait ainsi 12 centres à 3 à la 50e) et que la sortie d’Anthony Lopes sur Kylian Mbappé aurait pu faire tourner les choses différemment (on imagine bien qu’elle a pu avoir un impact sur le PSG – surtout couplée à l’absence de Neymar – et on imagine encore mieux à quoi ressemblerait le match si l’OL avait dû finir à 10 contre 11 avec Mathieu Gorgelin dans les buts), les Lyonnais ont toujours semblé plus sûrs d’eux et sereins que leurs adversaires.

Cela doit bien sûr en grande partie à un Tanguy Ndombele qui a marché sur le milieu de terrain du club à la plus grosse masse salariale du football mondial. Pour sa troisième rencontre avec le PSG cette saison, Ndombele a sorti une troisième masterclass en mondovision. Ce n’est pas le secteur où les Bleus sont le plus en manque, mais un petit voyage estival en Russie du joueur prêté par Amiens (ça fait toujours sourire de l’écrire comme ça et ça fera carrément rire quand on payera les 10M€ de l’option d’achat) semble de moins en moins improbable à chaque match. Comment a-t-on pu se priver si longtemps de titulariser un tel phénomène ? Sans doute une stipulation de la Convention de Genève, on ne voit que ça.

Hugo Hélin

(Photo Jean-Marc)

One Comment

  1. Joni

    22 janvier 2018 at 1:46

    Merci pour l’article
    J’avoue avoir été très agacé entre la soixantième et la 85-ième où Lyon essayait surtout de préserver son match nul et non de gagner.
    pas de présence dans les 3O derniers mètres, peu de projection des milieux, des passes à contre-temps…

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