OL – Metz (2-0) : souverain poussif

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LES NOTES. Samedi soir 20 heures, habituellement, ce n’est pas l’horaire où les matchs les plus sexy de L1 sont programmés. Mais après tout, c’était bien le 17e de L1 qui recevait le 16e. Et vous devinerez jamais : l’OL a gagné pour la première en neuf journées, grâce à une équipe pas géniale, mais cohérente, enchantée juste ce qu’il faut, grâce notamment à Andersen derrière et Memphis devant.

 

11e journée de Ligue 1, samedi 26 octobre 2019

Olympique Lyonnais – FC Metz 2-0 (2-0)

Buts : Memphis (28e), Dembélé (33e).

Avertissements : Tousart (38e) pour Lyon ; Fofana (10e), Cabit (32e) pour Metz.

 

OL : Lopes – Dubois, Andersen, Denayer, Y. Koné – Reine-Adélaïde (Terrier, 82e), Mendes, Aouar, Aouar (69e) – Dembélé, Memphis (cap ; Jean Lucas, 90e). Entr. : Rudi Garcia.

Metz : Oukidja – Centonze, Sunzu, M. Fofana, Cabit – H. Maïga (Angban, 78e) K. N’Doram – Boulaya, Noss Traoré (Gapka, 70e), Ambrose (Nguette, 59e) – H. Diallo (cap.). Entr. : Vincent Hognon.

Les notes : Lopes 5 – Dubois 5, Andersen 7, Denayer 5, Koné 3 – Reine-Adélaïde 5, Tousart 3, Mendes 5, Aouar 5 – Memphis 8, Dembele 5.

 

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Dès la première seconde, on a compris ce vers quoi on allait, avec une perte de balle de l’OL dès le coup d’envoi. Et contrairement à certaines tactiques, ce n’était pas volontaire afin d’aller mettre la pression à l’adversaire dans son camp. Pourtant, le début de match est pas mal, avec un OL haut sur le terrain et un positionnement nouveau : une défense à quatre classique, Mendes-Tousart en double pivot, Memphis-Dembele devant et surtout le duo Aouar-Reine Adélaide en meneurs de jeu totalement libres dans leur positionnement avec le ballon.

Les occasions sont toutefois peu nombreuses hormis une tête d’Andersen après un coup-franc. Mais avec les quatre meilleurs joueurs offensifs ou créateurs de l’OL ensemble sur le terrain, il était largement envisageable qu’un d’entre eux puisse allumer une mèche à un moment donné. C’est ce que le capitaine Memphis fait à la 28e en perçant dans l’axe dans un style pas vraiment habituel pour lui, habitué à garder le ballon dos au jeu ou à combiner avec ses coéquipiers. L’efficacité est plus traditionnel pour celui qui est clairement aujourd’hui le patron offensif de l’OL (1-0, 28e).

Dans l’axe, Memphis laisse le charme agir

Trois minutes plus tard, nouvelle situation avec Youssouf Koné qui centre devant le but. Memphis est très légèrement bousculé dans la surface. Un penalty franchement gentil que Moussa Dembele transforme (2-0, 33e). Puis plus rien ensuite jusqu’à la mi-temps.

La deuxième mi-temps commence bien, avec trois grosses occasions lyonnaises dans le premier quart d’heure par Dembele, Aouar (après une très belle montée balle au pied de Denayer) puis Tousart. À chaque fois, Oukidja s’impose, sans être particulièrement rassurant pour sa défense. Et ensuite ? Là aussi, il n’y a pas eu grand chose hormis une frappe de Dembele. Lopes doit même s’employer en fin de match devant Diallo puis Boulaya.

Au final, ça donne trois points. Et c’est tout ? Pas loin. Memphis a vraiment été au-dessus dans ce rôle axial qui lui va très bien et confirme son statut de patron de l’équipe. La charnière Denayer et surtout Andersen a été rassurante. Même si Metz était assez inoffensif, Habib Diallo pouvait représenter une énorme menace pour un OL si fragile. Il a été très discret.

Aouar et Reine-Adélaïde sur les côtés : peut mieux faire

La principale innovation tactique du soir avec les deux meneurs libres n’a pas été un immense succès. Aouar et Reine-Adélaïde ont alterné le bon et le moins bon. Un point positif : quand ils ont été trouvé entre les lignes et face au jeu pour chercher Dubois ou Koné lancé dans le dos de la défense adverse. Malheureusement, ces situations ont été assez peu nombreuses sur le match. Leur positionnement très libre pouvait rapidement mettre en difficulté l’équilibre de l’équipe à la perte du ballon.

Contre Metz, ça peut passer. Mais contre un adversaire supérieur, l’OL ne pourra pas agir ainsi, au risque de prendre des vagues en contres. Au-delà de ces deux joueurs, l’OL doit impérativement trouver une identité défensive, qu’elle soit plus agressive et donc avec une plus grosse prise de risque. Ou bien qu’elle soit plus dans le contrôle au risque de brider certains joueurs. C’est clairement un palier que doit franchir l’équipe. Cela tombe bien, Rudi Garcia a une semaine complète de travail avec tout son groupe pour résoudre cette équation, et bien d’autres encore. Cela n’arrivera pas souvent d’ici la fin de la saison.

Raymond Jacquet

(Photo Damien LG / OL)

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