OL : régler le cas Rachid Ghezzal

Ghezzal

FAUX PIED. Pour la première fois depuis plus d’un mois, l’OL est « off » en milieu de semaine. Une bonne occasion de reposer les organismes, de bosser un peu le fond de jeu (?), mais aussi de régler le cas Rachid Ghezzal, dossier foireux depuis le début de la saison.

 

Finito, les Dijon, Nancy, Metz, Alkmaar à domicile… Dès ce vendredi, l’OL va entamer une série de matchs costauds, majoritairement à l’extérieur : Bordeaux, Rome (à Décines), Toulouse (à Décines), Rome, Paris. Éliminer la Roma tout en consolidant la quatrième place face à ces adversaires s’annonce ardu. Vu le programme, la possibilité d’être out en Europe et fortement challengé en L1 n’est pas à exclure d’ici à la fin mars. Il faudra donc être au taquet, focalisé sur chacun de ces matchs. Heureusement, tout le monde semble dans le move… sauf peut-être Rachid Ghezzal.

 

Ronchon Ghezzal

À l’exception de quelques inspirations fugaces, et des buts contre Sainté ou à Monaco qui sauvent quelque peu sa saison, Rachon n’est pas bon. En pleine forme (de janvier à mai 2016), l’Algérien était décisif et arrivait à faire oublier le périmètre restreint de son registre. Aujourd’hui, plus rien ne passe, pas même sa spéciale « je repique sur mon gauche ». Rejeté par son public, il en vient à exprimer ouvertement des humeurs qui ne collent pas avec la dynamique du moment.

 

Rachid Ghezz à la traîne

Pendant ce temps, Nabil Fekir, Mathieu Valbuena et Memphis Depay semblent enfin opérationnels en même temps. Alexandre Lacazette est au taquet, comme toujours. Avec leurs limites respectives, Maxwel Cornet et Houssem Aouar (voire Jean-Philippe Mateta ?) paraissent en mesure de suppléer les quatre autres au moins aussi bien que le Rachon du moment. Pep Genesio a également remis dans le circuit le 4-4-2 losange, une configuration sans ailes que l’on reverra peut-être en Ligue Europa : Memphis n’est pas qualifié et les autres offensifs peuvent s’y insérer dans des postes axiaux. Ghezzal semble plus dispensable que jamais.  

 

Rachid Ghezzerviste ?

La prolongation de l’ailier faux-pied de Décines n’est plus dans l’air du temps. Pour l’avenir, le club, qui (espère-t-on) prépare l’après-Genesio, n’a pas un besoin fondamental de ce joueur que même son mentor ne semble plus réussir à transcender. La belle histoire a foiré, inutile de s’accrocher. Rachon ne doit plus squatter une place dans la rotation. Une décision forte serait la bienvenue dès cette semaine, en prévision du calendrier chaud bouillant qui s’annonce : envoyer le boudeur en CFA jusqu’à la fin de la saison. Son apport actuel ne manquera pas à l’équipe fanion, et le club montrera de la cohérence dans sa gestion autoritaire des fins de contrats, au-delà de ce pauvre Jordy Gaspar.

 

Rachouchou Ghezzal

Un homme fait toutefois obstacle à ce type d’option. Malgré les performances de son protégé, Bruno Genesio en fait encore un titulaire à peu près une fois sur deux, et lui assure une entrée en cours de match quand ce n’est pas le cas. Le Guardiola maison aime travailler dans le confort. Un bon match de Morel et la possibilité de signer de Mateta lui suffisent pour être réticent à accueillir des Evra ou des Adebayor, dont les ego représentent un challenge pour qui les manage (au-delà de leur état de forme douteux). Sa gestion de Memphis, systématiquement titulaire malgré des débuts ratés, atteste de la maladresse de Bruno avec les « gros joueurs ». Genesio est plus à l’aise avec les joueurs du cru. On le voit mal se priver d’un Ghezzal qu’il a lui-même sorti du néant (on se souvient qu’à l’été 2015, six mois avant la prise de fonction du coach actuel, Ghezzal n’était pas annoncé à l’Atlético ou à Liverpool mais… au Gazélec Ajaccio). On peut comprendre l’attachement de Genesio à l’un des deux seuls joueurs (avec Mouctar Diakhaby) qu’il a lancé dans le grand bain avec réussite. Espérons simplement que cet attachement ne coûtera pas au club une fin de saison en queue de poisson, via des (bouts de) matchs joués à 10 contre 11.

Éloi Paillol

(Photo Ed van de Pol)

Programme TV Foot

2 Comments

  1. Etienne

    28 février 2017 at 7:04

    Il est spécial ce Rachon quand même. Je le mettrai au même stade qu’un Darder finalement : un mec avec une technique et une vision du jeu hors du commun mais qui ne bosse pas assez et n’a pas un physique suffisant. Sauf qu’il y a cette histoire de contrat ! Qu’il est con, il joue au bras de fer et se pourrit l’esprit : résultat plus de confiance en lui et il rate tout. Mais il veut jouer car sa carrière est en jeu ! Et comme on doit se dire au club que ça reste un mec qui peut rapporter des sous ou juste valoriser la formation à l’OL s’il signe ailleurs eh bien tout le monde s’obstine à le faire jouer et ça donne… Ça.

  2. Pier Tyr Laigle

    1 mars 2017 at 8:32

    Etienne… Non ! Rachon n’a pas une technique hors du commun, elle est plus que commune aux pros. Le mec a fait six bon mois, ok, maintenant il pense qu’il est arrivé. C’est pas un manque de confiance, c’est du foutage de gueule ce qu’il fait sur le terrain. Il n’est pas concerné par l’effort collectif, ne pense qu’à sa gueule et en plus il se permet d’afficher ses états d’âme. Euh mais qu’il aille se faire empapaouter :) (/je reste gentil, je pourris sortir Mr. Lapin, après c’est un outil Marseillais…)

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