Stade Malherbe – OL (1-2) : trip à la mode à Caen

Aouar

LES NOTES. Ça a été dur, en fin de match. Laborieux, souvent. Mais l’essentiel est là : l’OL renoue avec la victoire après avoir trébuché à domicile cette semaine face au LOSC. Une cinquième victoire à l’extérieur en Ligue 1 cette saison, qui confirme que l’Olympique Lyonnais sait voyager : les Gones ont pris 17 points loin de Lyon, contre 15 à la maison.

 

16e journée de Ligue 1, dimanche 3 décembre 2017

Stade Malherbe Caen – Olympique Lyonnais 1-2

Buts : Santini (90e) pour Caen, Cornet (10e) Mariano (54e) pour l’OL

Avertissements : Mbengue (60e) pour Caen, Fekir (36e), Mariano (59e) et Rafael (90e) pour l’OL

Caen : Vercoutre – Guilbert, Da Silva, Djiku, Mbengue – Aït Bennasser, Sankoh (Repas, 57e), Féret (cap) – Kouakou (Nkololo, 64e), Santini, Rodelin. Entr. : Patrice Garande.

OL : Lopes – Tete, Marcelo, Diakhaby, Marçal (Rafael, 72e) – Tousart, Aouar – Cornet (Maolida, 75e), Fekir (cap), Memphis – Mariano (Ferri, 80e). Entr. : Bruno Genesio.

Lopes 7 – Tete 7, Marcelo 6, Diakhaby 5, Marcal 7 – Tousart 6, Aouar 8 – Memphis 6, Fekir 4, Cornet 6 – Mariano 6

 

Était-ce un choix dicté par un Ndombele pas suffisamment remis du coup reçu face à Lille ou par la volonté de réinstaller Aouar dans le cœur du jeu ? Toujours est-il que Genesio décidait de lancer Cornet sur la droite plutôt qu’Aouar, installant le numéro 8 lyonnais aux cotés de Tousart. Un choix qui s’est avéré payant – nous y reviendrons.

Dans un stade d’Ornano plein à craquer et arrosé par un crachin garanti 100% normand, l’OL ne fut pas toujours brillant collectivement, loin de là. Bougés dans les 20 premières minutes par des Caennais qui ont d’entrée imposé un bloc haut et un combat physique de tous les instants, les lyonnais ont d’abord concédé de nombreux corners et coups francs dans des zones dangereuses, avant de réussir à remonter progressivement leur bloc.

 

Lopes décisif, Diakhaby un peu moins

Si les coéquipiers de Nabil Fekir quittent Caen avec une victoire, ils le doivent largement à leur gardien. Présent dans le jeu aérien face à une équipe qui combine densité athlétique et qualité dans la frappe des coups de pied arrêtés, Anthony Lopes a sorti une parade ébouriffante face à Rodelin pour détourner un missile sur son poteau à la 68e avant de s’imposer à nouveau à la 73e. Également sauvé par son poteau sur un centre de M’Bengue, ce qui confirme qu’il avait avec lui la réussite des bons soirs.

Devant lui, Marcelo a montré un meilleur visage que face a Lille. Solide dans le domaine aérien alors qu’il avait souvent Santini dans sa zone (5 duels gagnés) et souvent bien placé, il aurait dû inscrire son premier but lyonnais mais a manqué le cadre à bout portant à la 33e. A ses côtés, on allait écrire qu’il y avait du mieux pour Mouctar Diakhaby, avec des prises de risque limitées à la relance malgré un match plus quelconque dans les duels (aucun ballon aérien gagné). Mais Santini a fait de lui sa chose sur le but caennais, la deuxième fois de la semaine que le défenseur central est directement battu sur une action menant à un but. Qui aurait cru que Morel manquerait autant ?

Les latéraux ont de leur côté confirmé que la concurrence du début de saison avait débouché sur une hiérarchie claire. Fernado Marcal a été propre et appliqué pour soutenir Memphis, et impliqué sur l’action menant au 1er but. De l’autre cote, Kenny Tete fut encore très solide défensivement et s’est applique à amener des surnombres sur son côté droit.

 

Aouar sait tout faire

Si Lucas Tousart a été sérieux et solide dans son rôle habituel de récupérateur (bien que battu sur le but de Santini), la performance à retenir est celle d’Houssem Aouar. Discret en début de match avant de monter en puissance, ses statistiques confirment un match de haut niveau : il a récupéré plus de ballons que n’importe lequel de ses autres coéquipiers, et a fait plus de différences balle au pied avec 7 dribbles réussis que les 4 joueurs offensifs. Son apport collectif est indéniable et il a su mettre le bleu de chauffe dans un match intense physiquement. Il sait tout faire – presque tout, puisque sa frappe un peu trop molle a été sortie par Vercoutre a la 68e.

 

Fekir, l’éclipse

L’OL a appris à gagner sans Nabil Fekir face à Nice – il a aussi gagné sans lui ce soir. Le capitaine lyonnais, déjà en-dessous face à Lille, a été le moins bon du quatuor offensif ce soir. Des pertes de balles inhabituelles, plusieurs mauvais choix et des occasions ratées comme ce duel avec Vercoutre en première mi-temps, et surtout cette incroyable occasion, seul à 6 mètres sur son bon pied, ou il n’accroche pas le cadre. Cela aurait pu avoir des conséquences bien plus dramatiques pour l’OL puisque Santini a marqué sur l’action suivante.

Maxwel Cornet a de son côté signé un match intéressant sur son flanc droit – buteur opportuniste sur l’ouverture du score, il a aussi joué de manière plus réfléchie qu’à l’accoutumée, en témoigne ce centre pour la volée de Fekir à la 21e, ou il temporise avant de délivrer un centre parfait sur le pied gauche de son capitaine. De l’autre côté, du bon et du moins bon pour Memphis Depay. Directement impliqué sur les deux buts, il a eu du déchet dans ses prises de balle mais s’est montré plus concerné défensivement que face au LOSC.

Enfin devant, Mariano Diaz a livré son cocktail habituel de courses de pressing à haute intensité et d’actions menées tête baissée, comme sur cet enchaînement en fin de 1ere mi-temps sur lequel il oublie Memphis en retrait. Mais que dire de son but ? Un enchaînement parfait pour mettre l’OL à l’abri et un 12e but en 16 matches de Ligue 1. Statistiquement irréprochable. Parmi les entrants, mention à Myziane Maolida– peu concerné et pas du tout au niveau dans les duels, il aurait pu mettre son équipe en danger.

Étienne M.

(Capture d’écran beIN Sports)

One Comment

  1. Lyonzinho

    4 décembre 2017 at 12:17

    Des relances propres de Diakhaby balle au pied ou en passes, certes il se fait avoir sur le but mais plutôt une bonne performance pour un joueur qu’on résume un peu trop à sa taille (suis pas fan inconditionnel mais bon, son abnégation fait plaisir). J’aime beaucoup Aouar mais on n’a pas été loin de le maudire dans les arrêts de jeu sur sa chevauchée avortée.

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