OL – Rennes (1-0) : Lopes, bien entendu

OL

LES NOTES. L’Olympique Lyonnais n’a pas fait d’étincelles contre Rennes lors de ce week-end de Fête des Lumières. L’OL s’est malgré tout imposé 1-0 face aux Bretons grâce à un but de Mathieu Valbuena. Et grâce à un Anthony Lopes partiellement sourd mais énorme, surtout.

 

Dimanche 11 novembre 2016, 17e journée de Ligue 1

Olympique Lyonnais – Stade Rennais 1-0

But : Valbuena (28e)

Avertissements : Rafael (42e), Yanga-Mbiwa (52e) et Darder (90e+3) pour l’OL

Exclusion : Bensebaini (74e) pour Rennes

OL : Lopes – Rafael, Yanga-Mbiwa, Diakhaby, Morel – Ghezzal (Cornet, 76e), Gonalons (cap.), Tolisso (Darder, 58e), Valbuena – Fekir (Ferri, 62e), Lacazette. Entr. : Bruno Genesio.

Rennes : Costil – Danzé (cap.), Gnagnon, Bensebaini, Baal – Hunou, Fernandes (Mexer, 79e), André, Ntep – Gourcuff, Sio (Said, 79e). Entr. : Christian Gourcuff.

Lopes 7 – Rafael 5, Yanga-Mbiwa 4, Diakhaby 5, Morel 6 – Ghezzal 3, Gonalons 5, Tolisso 4, Valbuena 6 – Fekir 2, Lacazette 5

 

Rachid Ghezzal a été plus lucide et précis en une phrase lors d’une interview d’après-match que pendant toute la rencontre, en qualifiant la prestation lyonnaise de « match de merde ». Quatre jours après la déconvenue sévillane, on se contentera du résultat, qui permet de rester (plus ou moins) au contact du podium et de passer devant la bande de Christian Gourcuff au classement.. Pour la manière, en revanche…

Organisés dans le même 4-4-2 de cette fameuse seconde mi-temps où les Lyonnais avaient très sérieusement bousculé le PSG, les joueurs de Bruno Genesio n’ont cette fois-ci pas eu la même réussite. Face à un bloc rennais aux intentions plaisantes (pressing haut, quatre joueurs offensifs dont un Yoann Gourcuff plutôt intéressant), ils ont eu un mal fou à ressortir proprement le ballon et à proposer des séquences offensives dignes de ce nom. Jusqu’au carton rouge qui aura logiquement créé des brèches, l’action du but sera restée comme la seule offensive lyonnaise digne de ce nom.

Si les Lyonnais se sont imposés ce soir, ils le doivent en grande partie à leur gardien Anthony Lopes. Si sa nouvelle surdité partielle l’empêchera peut-être (on l’espère) d’écouter du Kuduro, elle n’a absolument pas affecté sa performance. Décisif à plusieurs reprises et notamment sur une demi-volée vicieuse de Benjamin André (33e) puis une tête d’Adrien Hunou (63e).

Devant lui, sa charnière a flotté, notamment du côté de Mapou Yanga-Mbiwa. Peu à l’aise dans la relance (c’est un euphémisme), sa gigantesque gaffe à la 23e aurait pu permettre à Hunou d’ouvrir le score. Un geste qui nous a rappelé le Mapou terrifiant de l’automne 2015. À ses côtés, match légèrement meilleur de Mouctar Diakhaby, malgré quelques anticipations questionnables ainsi que cette perte de balle ayant amené l’énorme occasion d’Hunou (63e).

 

Morel sauve la baraque

Sur la gauche, Jérémy Morel aura été une abomination offensive, comme à son habitude. Mais dans un match où il était aussi question de défendre ce petit but d’avance, il a remarquablement couvert ses coéquipiers, à l’image de ses interventions tranchantes sur des centres rennais (46e). Cerise sur le gâteau, il est à l’origine du décalage sur l’action du but. De l’autre côté, Rafael a alterné montées intéressantes et gestes défensifs hasardeux, à l’image de ce tacle très agressif sur Ntep en première mi-temps. L’épée de Damoclès du carton rouge plane en permanence au-dessus de sa chevelure bouclée.

Devant la défense, Maxime Gonalons n’aura pas eu le volume de ces derniers matches, mais aura sans doute laissé quelques souvenirs violacés sur les chevilles et tibias de Yoann Gourcuff. Il a failli coûter cher à l’OL sur cette perte de balle qui amena une occasion énorme pour Hunou en début de match, ce dernier ratant de peu sa tête à trois mètres du but. À ses côtés, Corentin Tolisso aura livré un match très discret. Sorti sur blessure et remplacé par Sergi Darder, dont le décalage sur l’action menant à l’expulsion de Ramy Bensebaini fut un régal.

 

Ghezzal, l’éloge du néant

Sur la droite, Rachid Ghezzal a réussi une action de classe sur le but, et c’est à peu près tout. Il a multiplié les imprécisions et les mauvais choix tout au long de la rencontre, finissant par s’attirer les sifflets du Formidable Outil. Remplacé par Maxwel Cornet, qui aura réussi l’exploit d’envoyer une frappe molle directement sur Benoît Costil alors qu’il avait tout le loisir de contrôler pour ajuster le gardien rennais. De l’autre côté cependant, on aura pris plaisir à voir un Mathieu Valbuena à nouveau décisif. Peu aidé par la présence de Morel derrière lui, il n’a pas existé jusqu’à son but, avant de faire preuve d’une activité supérieure par la suite. En progrès constant depuis quelques matches, et c’est peut-être le seul.

 

Fekir, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée

Ces derniers temps, la twittosphère lyonnaise s’est largement lamentée du nouveau statut de remplaçant de Nabil Fekir (moi le premier). Lancé cette fois d’entrée par Genesio en tant que second attaquant dans un système qui lui convient a priori très bien, Nabilon aura réussi l’exploit d’être encore plus mauvais que lors de la mi-temps jouée face à Paris. Une prestation absolument vide et inspide : aucun geste juste, un volume de jeu anémique, une absence totale de prise de risque… Je continue ? Et si au fond le problème n’était pas le système, mais bien son niveau général. Remplacé par Jordan Ferri, une énième petite mort pour le football.

À ses côtés, Alexandre Lacazette aura été très seul – le produit de inexistence de Fekir, sans doute. Aucune occasion digne de ce nom à se mettre sous la dent, certes, mais il réalise l’avant-dernière passe sur l’action du but et obtient le carton rouge de Bensebaini. Travailleur.

Étienne M.

(Capture d’écran beIN Sports)

One Comment

  1. Pier Feuille Schifo

    12 décembre 2016 at 1:56

    Le niveau de Ghezzal… quand j’ai vu son résumé du match, je me suis surtout dis que ça le concernait. Le nombre de mauvais choix qu’il fait est incroyable. Ouais il a fait la passe décisive mais fichtre il a bien faillit encore une fois s’empaler sur le défenseur. Lopes a été énorme bien que parfois je me demande pourquoi il ne bloque pas le ballon au lieu de le boxer comme un vulgaire Vercoutre. C’est récurrent chez lui !

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