OL : les « joueuses exceptionnelles » de Patrice Lair

Olympique Lyonnais

FÉMININES. Le désormais ex-entraîneur de l’OL a eu sous ses ordres parmi les meilleures joueuses de la planète, avec lesquelles il a remporté dix trophées en quatre saisons. Patrice Lair nous liste celles qui l’ont le plus marqué, au premier rang desquelles la milieu costaricienne Shirley Cruz, partie en 2012 au PSG.

Il vient de conclure en beauté son bail à l’OL avec une Coupe de France remportée (2-0) face au PSG, le 7 juin au Mans. Quelques jours après ce dixième trophée (dont deux Ligues des champions) glané sur le banc lyonnais, Patrice Lair a accepté de revenir sur les joueuses qui l’ont marqué durant quatre saisons. En mettant immédiatement à part Sonia Bompastor et Camille Abily, dont il était déjà très proche lors de sa précédente expérience dans le football féminin à Montpellier (de 2005 à 2007). « J’ai eu des joueuses exceptionnelles, confie-t-il en préambule. Wendie Renard en fait partie. Je lui ai vite fait comprendre qu’elle pourrait devenir internationale, et quand on voit son palmarès aujourd’hui, à seulement 23 ans… » Le Breton, qui ne sait pas encore de quoi son avenir sera fait à la rentrée, cite ensuite Amandine Henry (« Elle m’a impressionné et je pense avoir tout fait pour qu’elle revienne vite en sélection »), Élodie Thomis (« Elle est si imprévisible et m’a sorti de tellement de situations ») ou encore Louisa Necib (« Elle ne défendait pas quand je suis arrivé et là, elle a passé un cap en devenant plus complète »).

Olympique Lyonnais

(Photo Damien LG)

« On n’a jamais remplacé Shirley Cruz »

Mais Patrice Lair a surtout été époustouflé par une joueuse, pas forcément habituée à être projetée dans la lumière. « Celle qui m’a fait la plus grosse impression sur un match reste Shirley Cruz, annonce-t-il sans hésiter. J’ai rarement vu une fille survoler à ce point une rencontre, et c’était la finale de Ligue des champions à Munich (2-0 contre Francfort en mai  2012). »  Plus encore que ce deuxième sacre européen consécutif obtenu notamment grâce à un penalty provoqué par la milieu costaricienne, l’ancien coach de l’OL retient la trace laissée par Shirley Cruz à Lyon, avant son transfert au PSG durant l’été 2012. « Dieu sait qu’à mon arrivée, je me demandais qui elle était, avec son petit gabarit et son genou fragile. Et puis elle m’a bluffé. Cette joueuse est énorme, capable de défendre, de conserver le ballon et de fédérer. » « On l’appelle même le morpion tant elle presse son adversaire et ne la lâche jamais », glissait à son sujet à l’époque Amandine Henry, sa partenaire au cœur du jeu, là où l’OL marchait vraiment sur toute l’Europe lors de la formidable saison 2011-2012 marquée par un triplé. « On ne l’a jamais remplacée à Lyon, soupire Patrice Lair. Élise Bussaglia est une bonne joueuse, mais ça n’a rien à voir avec Shirley Cruz. Je reste persuadé que si elle avait été présente pour la troisième finale de Ligue des champions (0-1 face à Wolfsburg en mai 2013), on l’aurait gagnée. C’est l’un de mes gros regrets de ne pas avoir su la conserver. » Un hommage pour le moins appuyé, alors que le nom de Lotta Schelin n’a lui pas été cité une seule fois durant notre entretien…

Jérémy Laugier

(Photos Damien LG)

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