OL : le Fraude book de mai

Olympique Lyonnais

DEMANDEZ LE PROGRAMME. Entre l’ouvreuse et la diseuse de bonne aventure, mais toujours entre deux femmes, Zénon Zadkine présente le programme du mois à venir pour l’Olympique Lyonnais. Après s’être intégralement planté en mars puis en avril, il a cette fois décidé d’appliquer l’efficace méthode Hub’ : toujours faire confiance à Clinton Njie et espérer que les stats nous donnent raison.

OL-Evian Thonon-Gaillard

Samedi 2 mai à 17 heures

Ambiance chaude garantie dans le derby le plus important pour l’Olympique Lyonnais (après ceux contre Saint-Étienne, Grenoble, la Duchère, Saint-Priest et l’US Cheminots de Vaise Loisir) ! Et ce soutien du public paye, puisque l’OL n’a jamais perdu à Gerland face à l’ETG. Bon, il faut dire qu’il n’y a eu que trois confrontations entre les deux clubs. Et qu’on n’est peut-être pas près de revoir les Roses en Ligue 1.

Le scénario de rêve

Porté par une triplette NFL (Nabil Fekir ayant d’abord demandé l’emploi de l’acronyme FLN avant de se rétracter) une nouvelle fois en état de grâce, l’OL déroule et mène logiquement 2-0 au bout de dix minutes de jeu. Score final 5-0 et une grosse colère de Pascal Dupraz qui s’en prend à ces équipes qui « font tout pour gagner contre Evian. Peut-être que les petits Savoyards dérangent… » Le dimanche, le PSG fait match nul 1-1 à Nantes en se faisant égaliser à la dernière minute par Rémy Riou, monté sur l’ultime corner.

Le scénario catastrophe

« When you got nothing, you got nothing to lose » : relégables et ne suscitant qu’indifférence polie dans le reste de la France, les Savoyards s’inspirent à merveille des paroles de Bob Dylan. Dominateurs tout au long du match, l’ETG s’impose 0-3 grâce à un triplé de Cédric Barbosa qui dédie ce hat trick à sa fille, qui s’apprête à soutenir sa thèse de doctorat. À la fin du match, Pascal Dupraz critique la composition de Bordeaux et de Guingamp qui affrontent respectivement Lorient et Reims, adversaires directs de l’ETG, à 20 heures. « Certaines équipes ne font pas tout pour gagner face à nos concurrents… Contento et Kerbrat titulaires, sans déconner… Il faut le dire tout de suite si la Savoie n’a pas le droit d’avoir une équipe en L1. » Le dimanche, Paris l’emporte 0-7 à Nantes après avoir ouvert le score dès la 4e seconde sur une boulette de Rémy Riou.

 

Caen-OL

Samedi 9 mai à 17 heures

L’OL a du mal à d’Ornano où il ne s’est imposé que deux fois en douze matchs de L1, et plus depuis le 20 décembre 2008 et un but de Karim Benzema sur une passe de Chelito Delgado. À l’époque, Rémy Vercoutre était assis sur le banc de touche entre Lamine Gassama et Frédéric Piquionne. Aujourd’hui, il doit garder les buts derrière Alaedinne Yahia et Dennis Appiah. On ne saurait vous dire s’il s’agit d’une progression ou d’un déclin.

Le scénario de rêve

La veille, le PSG s’est incliné 0-1 face à Guingamp sur un but de Jérémy Pied. Inhibé par la pression, l’OL a du mal à trouver la faille dans la défense caennaise. À la dernière minute du temps additionnel, un centre raté de Clinton Njie mal jugé par Rémy Vercoutre finit toutefois au fond et délivre le parcage. Jean-Michel Aulas a un petit mot sur Twitter pour son ancien gardien « Rémi é 1 gd pro, dommage pr lui mais victoire méritée et leader! Bonne chance à OM et Vincent L pr conservé 5eme place demain contr Monaco! »

Le scénario catastrophe

Nerveux, les Lyonnais se procurent peu d’occasions et [insérer le nom du défenseur central qui jouera à côté de Samuel Umtiti] se fait expulser dès la 28e minute. L’OL domine tout de même toute la seconde période mais se heurte au mur Rémy Vercoutre avant de se faire crucifier en contre par Lenny Nangis. Déçu, Jean-Michel Aulas craque sur Twitter « Rémi comm tjrs mauvais esprit… On comprend pkoi Rémy G la virer !… PS : @nangislenny counia manmanw (merci a Alex pr la trad !) »

 

OL-Bordeaux

Samedi 16 mai à 21 heures

Le Bourgeoisico a forcément une place particulière dans le cœur des supporters lyonnais puisque les Girondins ont été les premiers (et pour l’instant les seuls) à permettre à l’OL de vaincre sa malédiction des quarts de finale en Ligue des Champions. En championnat, le bilan est toutefois moins flatteur puisque l’OL ne compte que quatre victoires sur ses dix dernières réceptions de Bordeaux.

Le scénario de rêve

L’OL maîtrise son sujet et ouvre logiquement le score juste avant la mi-temps par Alexandre Lacazette. Au retour des vestiaires, Corentin Tolisso double la mise d’une belle frappe enroulée avant l’expulsion logique de Nicolas Pallois. Dans les dix dernières minutes, Nabil Fekir, Jordan Ferri et Alexandre Lacazette (encore lui) portent le score final à 5-0. Quoi ? C’est le scénario du match aller ? Ben ouais. Pendant ce temps, on fait confiance à Anthony Mounier pour couler le PSG et nous offrir le titre. Et au pire on attendra une semaine ou deux de plus.

Le scénario catastrophe

Les Bordelais arrivent le couteau entre les dents pour se venger de l’humiliation du match aller. Pourtant, les visiteurs n’arrivent pas à concrétiser leur domination malgré la présence de fines gâchettes telles que Diego Rolan ou Nicolas Maurice-Belay. La délivrance vient finalement à la dernière minute sur un but de Yoann Gourcuff, qui place parfaitement le ballon hors de portée d’Anthony Lopes avant d’aller jubiler devant le parcage.

 

Rennes-OL

Samedi 23 mai à 21 heures

Cela fait des mois que Jean-Michel Aulas l’annonce : ce sera serré pour le titre et ça se jouera même sans doute au goal-average. Et si demander à finir Route-de-Lorient était un nouveau coup de génie du président lyonnais ? Car chacun le sait : quitte à jouer une finale, autant que ce soit contre le Stade Rennais.

Le scénario de rêve

Face au richissime et arrogant Paris-Saint Germain, l’Olympique Lyonnais est l’espoir de tout le peuple de France. Poussés par 30.000 supporters (les Rennais ayant exceptionnellement remplacé la saucisse de leurs galettes-saucisses par des quenelles), les Gones offrent un récital dans la foulée d’une saison exceptionnelle. Alexandre Lacazette remporte le titre de meilleur buteur et de meilleur joueur de la saison, Nabil Fekir gagne le Ballon d’or en janvier, Yoann Gourcuff prolonge en échange d’un SMIC pour se faire pardonner, Clinton Njie devient Président/Premier Ministre/sélectionneur national/vainqueur de The Voice au Cameroun et Bako Koné signe à Newcastle pour 20M€.

Le scénario catastrophe

Jean-Michel Aulas a irrité la France du foot tout au long de la saison et l’OL a encore une image d’ogre héritée des années 2002-2008. Troisièmes derrière Monaco au coup d’envoi, les Lyonnais sont talonnés au classement par les Stéphanois. Le grand public prend évidemment fait et cause pour les sympathiques footballeurs-ouvriers emmenés par le charismatique Loïc Perrin. L’OL joue dans une ambiance hostile, à 11 contre 60 millions. C’est trop de pression pour les jeunes Gones qui craquent nerveusement, s’inclinent face à des Rennais déjà en vacances et finissent derrière l’ennemi vert. Alexandre Lacazette rate le titre de meilleur buteur (Zlatan Ibrahimovic inscrivant dix buts au même moment face à Reims), Nabil Fekir est déchu de sa nationalité par Manuel Valls, le président Aulas annonce la vente de tous les joueurs issus du centre de formation à l’exception de Mathieu Gorgelin et Rachid Ghezzal, et Bako Koné annonce sa prolongation de contrat avec une revalorisation salariale au niveau de Thiago Silva.

Zénon Zadkine


(Photo Nolwenn Le Gouic – FEP / Panoramic)

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