Le Jurynho d’OL-LOSC (2-2, 4-2 tab) : Avant ! Avant ! Lyon s’a-Melhor !

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JURYNHO. « La Coupe de France, c’est le plus court chemin vers l’Europe » : voilà bien une phrase de commentateur de France 3 Régions, ou d’équipe en difficulté qui n’a plus que ça pour rêver. C’est donc désormais le lot de l’OL, mais voilà : aussi usé qu’il soit, ce poncif est-il faux ? Au terme d’un match pas maîtrisé, voire même parfois un peu subi, l’OL se qualifie pour les quarts de finale de Coupe de France contre une équipe parmi les plus séduisantes du pays. Si les Gones n’ont pas tout bien fait, il existe des raisons d’être heureux : un niveau d’intensité physique, notamment, qui permet à ce nouveau système en losange de passer un dangereux crash test. Alors, 11 ans après le dernier trophée, les Lyonnais ont-ils une chance de voir le balcon de l’Hôtel de Ville en mai ? On attendra le tirage au sort pour se faire une idée, mais une marche a été gravie ce soir.

Votez pour le Jurynho
d’OL-Lille (2-2, 4-2 tab) !

Rayan Cherki : +3

Death, taxes, Rayan Cherki porte l’Olympique Lyonnais. Sur les premiers matchs de sa jeune carrière, il lui était reproché de ne pas être assez décisif : en début de saison, beaucoup de ses entrées étaient ponctuées de passes décisives. Une fois installé titulaire, il a illuminé le jeu, sans pour autant inscrire son nom sur le compte-rendu du match : c’est donc tout naturellement qu’il y a remédié. Son but est symbolique du début de match lyonnais : d’une performance plaisante sans pour autant beaucoup dominer, l’OL marque deux buts. D’un ballon au milieu d’une forêt de jambes, Cherki en fait une ouverture du score. On se demandait récemment si Blanc ressortirait Cherki du onze : la question paraît maintenant ridicule. Mais pas autant que le fait de lui avoir préféré Toko Ekambi toute la première partie de saison.

De quoi Karl Toko Ekambi
est-il l’incarnation ?

Alexandre Lacazette : +1

A beaucoup répéter que Lacazette est très souvent décisif cette saison, on oublie parfois ce qui le rend spécial à nos yeux (car s’il n’est pas spécial à vos yeux, on se demande un peu ce que vous faites sur ce site) : sa capacité à participer au jeu. Ce trait tellement spécifique de l’attaquant lyonnais, cette volonté de venir construire quitte à ne plus être là pour mettre le pied qu’il faut dans la surface, on ne le met pas en avant quand on salue le finisseur. Lacazette nous l’a rappelé aujourd’hui : si le numéro de maillot est le 10, ce n’est pas pour rien. Et pourtant, il marque encore, au terme d’une séquence de pressing perfectible, mais qui porte (pour une fois) ses fruits. Un beau but ? Bof. Un but difficile à mettre ? Sûrement pas. Mais encore un but.

Maxence Caqueret : +2

Ce qu’on a d’abord tant aimé chez lui, c’était cette capacité à chasser les ballons comme si sa vie en dépendait. Un jeu appréciable, donc, mais à quitte ou double : à courir comme un dératé pour presser, on prend bien sûr le risque de se faire éliminer plus vite. Sa première partie de saison l’a exposé aux critiques : entre un positionnement plus offensif, qui mettait en lumière ses difficultés à être décisif dans les 30 derniers mètres, et une tendance à être à contretemps dans ses montées (et donc à se faire passer rapidement), on voyait un net frein dans sa progression. Peut-être est-ce le placement de Cherki en 10 qui le libère des tâches offensives, peut-être simplement un coup de mieux physique, mais on retrouve un Caqueret dans le bon tempo. Son placement défensif est très moyen sur l’égalisation lilloise, mais ce bémol mis à part, on a revu le Caqueret qu’on aime tant, symbolisé par son retour défensif sur un 4 contre 2 ultra dangereux en fin de match.

Anthony Lopes : +1

Il fait un match tout à fait honnête, et on peut difficilement lui reprocher quoi que ce soit sur les deux buts nordistes. Sa prestation est dans les standards de sa saison, de qualité sans être particulièrement notable. Alors quoi ? Pourquoi le mentionner ici ? La raison est simple : UN GARDIEN LYONNAIS A ARRÊTÉ UN TIR AU BUT.

De mémoire de lyonnais, ça n’était pas arrivé depuis Julian Pollersbeck qui avait arrêté un TAB à Bauer, avec un laser dans les yeux venant de la légendaire barre d’immeuble qui fait office de virage sud à Saint-Ouen. Mais il n’est pas formé au club (et il sera très dur à trouver dans les cibles « Gardien de l’Olympique Lyonnais » dans 10 ans), alors on célèbre cette petite victoire, décisive dans l’obtention de la plus grande.

Sinaly Diomande : +1

Choix étrange, j’en conviens, mais tout simplement une envie de saluer deux éléments : d’abord son intérim (assez moyen certes) en latéral droit alors qu’on peine à nommer un seul élément de son profil qui s’adapte à ce poste, surtout en comparaison du joueur qu’il y remplace. Le deuxième élément est plus discret, mais quand même : cet incroyable râteau semelle pour dribbler son attaquant sur une sortie de balle en première mi-temps. Un de ses anciens entraîneurs le comparait à Beckenbauer, on a compris pourquoi.

Nicolas Schweisguth

(Photo OL)

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