Ce qu’il faut retenir de Benfica Lisbonne – OL (2-3)

BenficaOL

AMICAL. 11 ans après son triomphe en Peace Cup, l’OL a remporté un nouveau trophée international de prestige, la Coupe Eusébio. À une dizaine de jours de la reprise de la Ligue 1, les Lyonnais ont battu le Benfica Lisbonne grâce à une performance qui rappelle celles de la saison dernière.

 

OL : Gorgelin – Tete (Dubois, 66e), Marcelo, Morel, Mendy – Aouar (Ferri, 75e), Tousart, Ndombele (Diop, 66e) – Memphis (Cornet, 75e) (Martins Pereira, 90e+3) – Traoré (Rafael, 87e), Mariano (Terrier, 66e).

L’OL commencera-t-il comme il a fini ?

On le sait, Bruno Genesio n’est pas un fan du 4-4-2 losange. Mais on le sait aussi, Bruno Genesio n’a pas de convictions suffisamment ancrées pour se permettre de ne pas suivre le sens supposé du vent. Alors il avait mis en place à la fin de la saison passée ce système qu’il snobait jusqu’ici et qui permet de conserver le duo de relayeurs Houssem Aouar – Tanguy Ndombele tout en plaçant dans l’axe Nabil Fekir et Memphis Depay.

Le losange allait-il être une simple passade printanière ? Il semble bien parti pour passer l’été. C’est en effet ainsi que l’OL a commencé contre le Benfica, dans une version d’ailleurs très 2017/18 : 9 des 11 titulaires avaient déjà débuté la 38e journée de Ligue 1 contre Nice, seuls Rafael (qui faisait déjà face à la concurrence de Kenny Tete et a vu s’ajouter celle de Léo Dubois) et Nabil Fekir (Lib’héros 2018 revenu plus tard de vacances avec une Coupe du monde dans ses bagages) manquant à l’appel.

Et c’est peut-être ainsi que l’OL commencera la saison 2018/19 contre Amiens. Si c’est le cas, personne ne pourra alors se plaindre du manque de continuité ou d’automatismes. On a en effet vu contre le Benfica un match qui aurait pu avoir lieu il y a quatre mois. Un OL qui recule à la perte du ballon faute de savoir mettre en place un pressing correct, une défense qui tient comme elle peut (deux poteaux lisboètes à 0-0, un autre après la pause), un trio d’attaque dont la capacité à jouer collectif repose intégralement sur Fekir, une belle aptitude à profiter des erreurs adverses grâce à la verticalité apportée par Aouar et Ndombele (le but sur corner de Marcelo arrive suite à une belle percée du premier, le but de Traoré arrive suite à une passe du deuxième) : ça ne vous rappelle rien ?

Et si vous avez suivi la saison précédente, pas besoin de vous rappeler que les scénaristes ont aussi tendance à abuser des retournements de situation. L’avance de deux buts de l’OL a donc disparu en cinq minutes chrono au cœur de la deuxième période, sur une belle attaque placée portugaise (on a donc le droit de jouer comme ça face à un bloc bas ?) et un contre son camp de Marcelo (qui fait visiblement aussi peu confiance que nous à Mathieu Gorgelin).

Que du classique, jusqu’au but de Martin Terrier. D’habitude, c’est en effet plutôt à Fekir ou Memphis que revient le rôle de briller dans les dernières minutes. Mais l’ancien Strasbourgeois montre depuis le début des matchs de préparation toute sa ruse quand il s’agit de couper les trajectoires des centres en passant devant les défenseurs. Après celui contre le Benfica, Terrier en est désormais à 5 buts estivaux. Il ne lui reste plus qu’à faire pareil contre Amiens le 12 août, histoire que le Parc OL voie lui aussi un peu de nouveauté. - HH

Retour sur quelques flirts d’été
pré-Terrier

 

Caqueret marque toujours des points

C’était jusque-là la sensation de la préparation. Maxence Caqueret avait profité des trois premiers matchs amicaux de l’été (une mi-temps contre Sion et Fulham, une heure contre Huddersfield) pour convaincre à un poste de numéro 6 où son physique de crevette est compensé par sa vision du jeu et sa technique. Ou en tout cas pour convaincre les observateurs, à défaut de totalement séduire le staff.

Le numéro 35 avait en effet cédé par la suite sa place à Lucas Tousart lors du quatrième amical contre Wolfsburg (entrée à la 83e) et n’était cette fois même pas dans le groupe pour cette escapade au Portugal (Jordan Ferri, autre jeune pépite de la Formidable Académie, lui étant préféré).

Pas forcément une mauvaise nouvelle pour lui : Tousart, censé être plus sécurisant, n’a pas récupéré tant de ballons que ça et a semblé bien fébrile défensivement. Et comme en plus l’ancien de Valenciennes ne semble pas avoir progressé techniquement depuis son arrivée à Lyon, on se dit que Caqueret n’a peut-être même pas eu besoin de jouer pour marquer des points. En tout cas dans l’esprit des supporters. - HH

 

Ruben Dias, l’entretien d’embauche

Ne nous le cachons pas, hormis quelques vidéos Youtube picorées depuis les rumeurs le liant à l’OL, on avait jamais vraiment vu Ruben Dias sur un terrain. Le fait qu’il ait été remplacé par une recrue (German Conti) à la mi-temps rend les choses un peu plus intrigantes. Mais il sera sans doute plus question de son avenir plus tard, peut-être après le barrage de Ligue des Champions de Benfica contre Fenerbahçe.

Tout d’abord, on voit bien que Ruben Dias n’est pas un joueur très mobile. Pour son poste, ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est un point faible notable. Au niveau de la relance, il a joué sans prendre de grand risque, cherchant toujours une passe courte au sol pour son arrière droit ou les milieux. Peut-être une consigne, peut-être une conscience de limites techniques, sans doute un peu des deux.

Au niveau des duels, confirmation de la solidité du garçon. Ce n’est pas un monstre athlétique, mais c’est costaud comme aimait bien le dire un ancien entraîneur lyonnais. Au sol et dans le jeu aérien, Ruben Dias est solide même si on n’a pas pu constater sur ce match son agressivité dans ce registre, souvent décrit comme un de ses points forts.

En plus de sa qualité au duel, le jeune portugais a montré pourquoi l’OL était intéressé par ce joueur : son placement. Il colle plutôt bien au jeu de l’OL sur plusieurs points : il sort peu balle au pied, ne va pas très haut au pressing et assure la couverture d’un central qui joue plus haut sur le terrain comme le fait souvent Morel (avec plus ou moins de succès). Ce soir, c’était derrière le capitaine Jardel. Bientôt avec Marcelo ? - RJ

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Pourquoi l’OL doit se jeter sur Caglar Soyuncu

 

Hugo Hélin et Raymond Jacquet

(Captures d’écran beIN Sports)

2 Comments

  1. Demaison

    2 août 2018 at 7:10

    Très inquiet au sujet des ‘performances’ de Tousart…ça n’a pas l’air d’aller mieux après 1 an d’indulgence…pas d’impact, à contre-temps, inutile voire dangereux dans les sorties de balle.
    J’avoue je suis jaloux de l’OM.
    A suivre

  2. bourdieu

    6 août 2018 at 9:12

    Bonjour les gens du libéro !

    Je suis le premier à attendre impatiemment vos comptes rendus après les matches de l’OL donc j’aurais du mal à vous reprocher de travailler un peu vite sur ce genre de contenu.

    MAIS

    Il faudrait vraiment que vous fassiez un petit effort d’analyse tactique et technique après les matchs parce que là ça tourne à la private joke à peine drôle et surtout très autoréférentielle. Je doute que votre seul public soit Raymond et Charly puisqu’ils écrivent !

    Donc je veux bien que Génésio soit mauvais mais par pitié faites un effort pour expliquez pourquoi, à partir des éléments du matchs, plutôt que de postuler qu’il a une maladie congénitale qui le rend idiot et donc inapte à exercer sa profession.

    Je suis tout prêt à être convaincu mais j’ai besoin d’autres arguments que sa communication, sa mine et son CV. Parlez nous terrain S’il vous plait. Qu’on comprenne.

    Votre premier paragraphe là, j’imagine que vous l’écrivez sous une forme qui vous paraît ironique mais ça n’en est pas, vrament, si ? Ca ressemble plus à du trollage en bonne et due forme : vous postuler les motifs d’un choix sur la base d’une psychologie supposée… c’est de l’essentialisme un peu bidon je trouve humblement.

    Vous même vous vous étiez gentiment moqué de Rémy Garde quand il avait passé des mois à clamer : « Le losange, le losange ? Et j’en fais quoi de Lacazette ? » Pour finalement nous permettre de jouer (un peu) le titre dans ce système. Jamais vous ne l’aviez taxé d’imbécile ou d’idiot congénital.

    Je suis incapable d’analyser un match de foot comme vous le faites, c’est bien pour ça que je viens regarder ce que vous faites. Je suis pas prêt à mourir pour Génésio. Moi aussi je me fait chiez parfois devant les matchs de l’OL et j’ai envie de casser des meubles quand on tombe contre des plus petits ou des plus motivés.

    Mais je vous saurais gré de justifier vos analyses sur la bases de ce que vous avez vu sur le terrain, franchement ça nous aiderait tous je crois.

    Même les chroniques tactiques sont parvenues à parler de ce qu’ils se passait en termes d’organisation dans notre équipe donc c’est bien qu’il doit y avoir des choses à dire, autre que « ils ne le bossent pas à l’entrainement parce que le coach est un ignard ».

    Qu’on soit nul en tactique je veux bien mais c’est pas pour autant qu’on en a pas. Et le coup de « on attend le miracle » reconnaissez que c’est pas vraiment un argument. Il est possible aussi qu’on ait une tactique et qu’elle marche pas. Du coup dire qu’on en a pas du tout, et que c’est à cause d’un mec qui a que le BAFA, ça n’aide vraiment pas à comprendre votre marotte et ça rend vos articles un peu durs à lire.

    JP Sacdefiel, c’est moyen drôle quand c’est du premier degrés.

    La bisette,
    Pierrot.

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