Zénith Saint-Pétersbourg – OL (2-0) : mauviette suprême

Garcia

LES NOTES. Nul chez un Zénith qui l’était à peine moins, l’OL s’est compliqué la tâche pour la qualification en Ligue des Champions. Et on mentirait si on disait qu’on en avait quelque chose à foutre.

Les notes : Lopes 4 – Dubois 3, Marcelo 1, Andersen 3, Marçal 3 – Tousart 3, Denayer 3, Reine-Adélaïde 4 – Traoré 3, Dembélé 2, Cornet 2.

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5-4-1 ou 4-3-3 avec Denayer en sentinelle ? La question que tout le monde s’est posé en découvrant la composition résume bien à quel point Rudi Garcia avait décidé de se la jouer petit bras. Et l’identité des onze alignés encore plus. Car malgré les absences de Memphis, Aouar (deux des trois joueurs « à part » niveau talent dans cet effectif avec Reine-Adélaïde) et Mendes, l’entraîneur lyonnais n’aligne en effet qu’un seul joueur formé à l’OL : Anthony Lopes, 29 ans. Non pas qu’aligner des joueurs formés au club soit une fin en soi.

Mais quand l’effectif est aussi moyen au regard des ambitions que celui de l’OL, on a bien du mal à voir ce qu’ils apporteraient de moins que certains. Il est risqué de faire débuter en Ligue des Champions à l’extérieur et pour un match couperet Caqueret ou Bard ? Oui. Mais les prestations médiocres de Tousart ou Marçal n’ont elles rien de surprenant et donnent justement envie de prendre des risques plutôt que de se contenter de ça.

Et cela ne vaut pas que pour les deux joueurs cités, mais pour beaucoup trop de Lyonnais. Citons ainsi Cornet, qui a égalé ce mercredi le nombre de matchs européens sous le maillot de l’OL de Djilla Diarra et qui a bloqué plus de jeunes du centre de formation qu’il n’a réalisé de bonnes prestations en bientôt cinq ans (!) qu’il est là. Mais il serait sévère de cibler quelqu’un en particulier, et même pas Garcia qui n’est après tout pas responsable de la constitution de l’effectif (Dieu soit loué, quand on voit ce qu’il a fait à Marseille).

Quelques promesses destinées aux sommets européens de façon plus ou moins certaine (JRA, Andersen, Denayer, Dembélé) et à qui l’on n’est même pas sûrs d’avoir le temps de s’attacher, du limité de Ligue 1 qui devrait se retrouver au mieux solide soutier dans un club du statut de l’OL (Dubois, Tousart), des coups foirés et coltinés comme des boulets (Traoré, Cornet), du cramé quasiment recruté dans cet état-là (Marçal) et du bolsonariste aussi insupportable hors terrain que nul dessus (Marcelo) : supporters, voici l’équipe de choc qui vous a été concoctée, entraînée par le mec qui chiait sur votre club chaque semaine il y a quelques mois.

On ne va donc pas vous faire croire qu’on a donné un coup de poing dans notre mur sur l’ouverture du score après une première période pathétique. Et on va même vous avouer qu’on a presque poussé un cri de joie sur le contre-son-camp de Marcelo en fin de match, malgré les entrées en jeu de Gouiri et Cherki. Pas suffisant pour se donner une identité, de jeu comme de club. Alors tant pis pour la qualification en huitièmes de finale (enfin, sans doute) et tant pis pour l’EBITDA. Et si celui-ci baisse au point d’obliger l’OL à viser la cinquième place et à disputer les groupes de Ligue Europa avec des Gones, on s’y fera, on l’a déjà fait. Et on aura peut-être même l’impression de voir jouer l’OL, et pas un club qui pourrait être basé n’importe où et s’appeler par n’importe quel autre nom.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

2 Comments

  1. Chambeboy

    28 novembre 2019 at 7:42

    Merci de résumer si bien mon incompréhension ou plutôt mon incrédulité devant une compo et un spectacle pareils.

  2. Kabongo

    28 novembre 2019 at 9:23

    L’ironie mordante cède donc la place à une vive rancœur que l’on tachait de museler au nom de notre vieille relation passionnelle avec l’OL. Je partage le dégout.

    La seule lecture de la composition annonce le désastre : Marcal, Traoré, Cornet titulaires et Denayer en 6 (message lumineux pour la jeunesse Lucas et Carqueret). Au delà du néant. Mélange de couardise et d’incompétence ?

    Cornet = plus de match en CE que Diarra ! Je vomis.

    Ouais, rendez nous, les jeudi soirs de Garde, avec le grand Gueida en mode patron du milieu. Nous étions pauvres, mais il nous restait un peu de style….et nous jouions a Gerland contre la Juve.

    Fuck them OL

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