À Villefranche, Thomas Robinet (ex Sochaux) veut ouvrir les vannes

Robinet

NATIONAL. Originaire de la région mais formé à Sochaux, Thomas Robinet (qui fêtera ses 23 ans le 18 août) a fait le choix de redescendre d’une division après la fin de son contrat avec le club de Ligue 2. Direction donc le National et Villefranche.

Un Gone né à Saint-Priest, qui a grandi à Saint-Pierre-de-Chandieu, capitaine, buteur et passeur décisif dans une finale de Coupe Gambardella impliquant l’OL et se terminant sur un 2-0, c’est forcément une histoire qui devait nous plaire. Et tant pis s’il joue alors pour Sochaux et pas pour le club lyonnais. « J’ai joué à l’OL quand j’étais jeune, mais ils ne m’ont pas gardé », explique celui qui est tout de même admis au pôle espoirs de Dijon ensuite. « Pendant deux ans, j’allais donc à Dijon la semaine et je rentrais le week-end pour jouer les matchs avec Saint-Priest. C’était dur au début, mais ça m’a permis de m’adapter à l’éloignement avant d’entrer au centre de formation de Sochaux à 15 ans. »

Avec le club doubiste, il remporte donc la Coupe Gambardella 2015 avant de faire ses débuts en pro la saison suivante. Après 91 matchs à Sochaux, Robinet n’a pourtant pas le sentiment d’avoir lancé sa carrière. « Le problème c’est que j’ai surtout joué sur le côté alors que je suis avant-centre à la base. C’est à ce poste-là que j’ai toujours joué au centre de formation, et même lors de mes débuts en pro. Mais j’ai vite été mis sur le côté droit. Ce ne sont pas mes qualités, ce n’est pas moi. »

Ses six petits buts en quatre saisons ne poussent pas le club de Ligue 2 à renouveler son contrat, qui prenait fin cet été. Alors Robinet décide de descendre d’une division et de revenir dans sa région natale, et pas seulement pour le confort. « J’avais envie de jouer. Et j’avais envie de jouer à mon poste d’attaquant. » Un avis partagé par Alain Pochat, entraîneur de Villefranche. « C’est la première chose que le coach m’a dite, qu’il me faisait confiance dans l’axe. »

La première journée de National a ainsi montré un bel aperçu de cette confiance mutuelle. « Je l’avais mis tireur de penalty alors que dans l’équipe il y en a d’autres. Il s’agissait de lui faire ouvrir son compteur. C’est bien pour sa confiance. Un attaquant a toujours besoin de faire trembler les filets », avouait ainsi Pochat au Patriote Beaujolais après la victoire 1-0 contre Boulogne. « C’est sympa de sa part et c’est sûr que ça fait du bien à la confiance », répond Robinet.

Qui tentera maintenant de montrer sur la longueur ses qualités, qu’il détaille pour nous. « Je ne suis pas très athlétique donc j’essaye d’être intelligent dans mes déplacements. Je suis un chien dès que je rentre sur le terrain. Et j’essaye d’être le plus adroit possible devant le but. » Des qualités qui pourraient s’exprimer parfaitement dans le Villefranche de Pochat, une équipe alignée lors de la première journée dans un 3-4-1-2 où Robinet était accompagné d’un autre attaquant de pointe (Ottman Dadoune) et d’un numéro 10 (Timothée Taufflieb). Pas de quoi pour autant se fixer un objectif chiffré, ou s’imposer de limites c’est selon, pour celui qui n’a jamais marqué plus d’une fois par saison en championnat lorsqu’il était à Sochaux. « Je veux juste inscrire le plus de buts possible. » Il n’y a plus qu’à ouvrir les vannes.

Hugo Hélin

(Photo Maxime.L Photography / FCVB)

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