« Va, Juninho, on ne te hait point »

Juninho Pernambucano, directeur sportif de l'OL Olympique Lyonnais avec un masque lors du Covid 19 / Le Libéro Lyon

HUMEUR. Alors que Juninho a quitté son poste de directeur sportif deux ans et demi après son retour à Lyon, un supporter de l’OL tente un bilan d’un mandat où les responsabilités sont dures à lire et les résultats décevants. Mais après lequel l’amour qu’il porte au Brésilien n’a pas changé.   

OL : l’échec Juninho
plutôt que l’échec de Juninho ?

Comme nous aurions aimé ne jamais avoir à rédiger ces lignes, O Rei! Tu as décidé de reprendre ta liberté. Plus rien ne te fera retourner, nous laissant à nos regrets.

Soyons très clairs, nous ne désirons que ton bonheur. Inatteignable ici, nous te le souhaitons ailleurs. Il nous reste l’impression d’avoir retenté une histoire avec notre ancien amour de jeunesse. Apparemment, il en va du football comme de l’amour, la magie opère rarement deux fois. Supporters et non transis d’amour, il nous est nécessaire de comprendre ce qui n’a pas fonctionné. De « se dire les choses », comme les joueurs aiment à le déclarer après une mauvaise passe collective.

Ponsot, Houllier, Cheyrou, autant de personnes avec qui la cohabitation a été difficile. Simples spectateurs, absents des coulisses, nous ne connaissons pas les détails de cette collaboration et nous garderons d’avis définitifs. Toutefois, peu de place au doute, tes torts ne sont pas les plus grands à l’heure où se séparent nos routes. A l’origine de cet organigramme flou aux responsabilités morcelées, Aulas a été déterminant dans cet échec. Le président ne t’a accordé qu’une confiance de façade et dans les faits jamais totalement démontrée. Comme si l’erreur originelle Sylvinho n’avait jamais été digérée.

Les 9 points problématiques
de Sylvinho à la tête de l’OL

A l’heure des adieux, on n’oubliera pas les bizarreries Jean Lucas ou pire encore Camilo. On ne comprend toujours pas non plus la signature de Rudi Garcia ou la prolongation de Marcelo pour le coller en réserve quelques mois plus tard. Les responsabilités sont là aussi assurément partagées, mais une telle cacophonie ne pouvait plus durer.

« Tu es toujours Juninho, on connaît maintenant un peu mieux Antônio Augusto Ribeiro Reis Júnior »

Juni, puisqu’on doit tout se dire, nous ne sommes pas sûrs que tu sois fait pour ce poste. Trop franc, tu n’es pas un homme de compromis. Pas assez vicieux, tu n’es probablement pas homme non plus à allumer des contre-feux à longueur de saison, à occuper la scène médiatique à chaque départ d’incendie. On est honnêtes, on aurait aimé t’entendre un peu plus au moment de l’arrêt de la saison COVID ou du jet de bouteille sur Payet par exemple. Parce que c’était ton rôle, et parce que le Président a écorné un peu plus l’image du club.

Mais ne t’inquiète pas, on retient aussi les arrivées de Guimaraes et Paqueta, sacrés joueurs qui ne seraient pas venus sans toi. Nous avons apprécié ta vision et l’ambition de jeu pour notre club, la nomination de Bosz qui collait à ce discours, l’ouverture mais aussi l’exigence vis à vis des jeunes… Tu étais, tu es toujours, Juninho Pernambucano, le joueur fantastique qui nous a fait rêver, exulter et gagner pendant de longues années. Une icône. On connaît maintenant un peu mieux Antônio Augusto Ribeiro Reis Júnior. Un homme intègre, juste, à qui on souhaite bon vent. Va Juni, on ne te hait point.

asunada

(Photo Damien LG / OL)

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>