Tactique : Lucas Tousart, mauvais profil

Tousart

TACTIQUE. Et si même les fans de Lucas Tousart se trompaient sur le profil de leur chouchou ? Vanté pour son côté joueur de l’ombre, l’ex-Valenciennois qui n’hésite pourtant jamais à prendre la lumière des caméras n’a en effet pas grand-chose à voir avec un grand numéro 6.

Il suffit pour s’en convaincre de se poser devant un match de l’OL et de fixer Tousart, un test qui a déjà refroidi quelques-uns de ses partisans au sein de notre entourage. S’il n’y a pas besoin d’être particulièrement attentif pour constater que l’Aveyronnais n’est pas vraiment à l’aise balle au pied, le suivre des yeux fait se rendre compte qu’il n’a pas non plus la science du placement nécessaire pour équilibrer l’équipe ou le sens du duel pour récupérer efficacement le ballon lorsque son équipe ne l’a pas.

Des qualités pourtant égrénées par ses défenseurs pour expliquer sa quasi-inamovibilité au poste de seule sentinelle. Pas vraiment sûr que ce soit là que Tousart soit le plus à l’aise. Ses matchs références ? La victoire à Monaco en décembre 2016 (1-3) et celle au même lieu lors de la première journée de la saison en cours (0-3). Deux rencontres que le numéro 29 de l’OL a marqué de son empreinte en allant vers l’avant, grâce notamment à sa puissance qui fait qu’il est difficile à arrêter une fois lancé.

Grâce aussi à des circonstances favorables, certes, avec la blessure à l’échauffement de Maxime Gonalons en 2016 qui avait fait redescendre d’un cran Corentin Tolisso (initialement numéro 10 et remplacé par Nabil Fekir) dans un double pivot plus dynamique que celui Gonalons-Tousart de sinistre mémoire et l’expulsion de Cesc Fabregas en 2019 qui a forcément offert des espaces à Tousart, après une première demi-heure où il n’avait touché que 7 ballons.

Pas inamovible dans notre OL

Mais ces deux matchs donnent malgré tout un bon aperçu de la force de Tousart, un mot à prendre dans les deux sens car sa principale qualité est effectivement physique avec cette puissance de bûcheron et cette endurance de marathonien. Pas de quoi en faire un 6 pour autant, malgré une certaine tendance à vouloir mettre à ce poste des joueurs d’abord physiques. On l’imagine ainsi plus efficace un cran plus haut, là où il pourra lancer le pressing tout en étant couvert et où ses courses pourront servir à percer les défenses en servant de fausses pistes ou en étant servies à pleine puissance.

Reste à savoir s’il y a une place dans le onze de l’OL pour un tel profil en milieu relayeur, un poste où Houssem Aouar, Jeff Reine-Adélaïde voire Jean Lucas semblent pour l’instant supérieurs. Et vu qu’on a du mal à imaginer que Thiago Mendes ou Maxence Caqueret sortent des prestations moins bonnes en 6 que le Tousart de ce début de saison, on a bien du mal à le voir aussi inamovible dans notre OL que dans celui de la réalité.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

2 Comments

  1. Sly

    23 octobre 2019 at 3:35

    Bon article… C’est tout le problème de Tousard. Il serait meilleur plus haut, mais plus haut il y a meilleur. Point.
    J’aimerais que l’on teste Denayer en 6, tant que Marcello tient debout. Ca pourrait fonctionner.

  2. Le_Lyonniste

    24 octobre 2019 at 10:48

    Mendes aussi n’est pas bon. Nous aurions dû prendre Bennacer ou André. Ou à la limite Nzonzi. Mais non, on prend toujours le moins bon de la liste ! TOUJOURS !

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