SB29 – OL (2-2) : à Brest, rien de nouveau

Tousart

LES NOTES. Après son match nul à Brest (2-2), l’OL reste sur une série de six matchs d’affilée sans victoire. Mais surtout, il n’a rien montré de rassurant.

7e journée de Ligue 1, mercredi 25 septembre 2019

Stade Brestois 29 – Olympique Lyonnais 2-2

Buts : Court (29e et 86e) pour Brest ; Dembélé (28e) et Cornet (70e) pour l’OL.

Brest : Larsonneur – Faussurier, Bain, Castelletto, Perraud – Belkebla, Diallo – Court, Autret (cap.) (Mendy, 70e), Grandsir (Lasne, 65e) – Charbonnier (Battocchio, 79e). Entr. : Olivier Dall’Oglio.

OL : Lopes – Tete, Andersen, Denayer (cap.), Koné – Tousart, Mendes – Cornet, Traoré (Reine-Adélaïde, 76e), Terrier – Dembélé (Memphis, 64e). Entr : Sylvinho.

Les notes : Lopes 3 – Tete 3, Andersen 4, Denayer 2, Koné 2 – Tousart 2, Mendes 2 – Cornet 3, Traoré 4, Terrier 3 – Dembélé 4.

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Les deux nouveaux points perdus dans les cinq dernières minutes (cela fait désormais cinq, après les deux à Amiens et celui contre le PSG) et la première égalisation brestoise une minute après l’ouverture du score de l’OL vont forcément faire parler beaucoup plus de mentalité que de football. Cela n’aura d’ailleurs pas tardé, avec la conférence de presse d’après-match de l’entraîneur lyonnais : « Perdre les trois points dans les dernières minutes, ce n’est pas satisfaisant. Le manque de confiance produit de la peur. Cela crée un climat lourd. » Mais il serait aussi peut-être temps que Sylvinho quitte son costume de psychologue pour enfiler celui de technicien ambitieux qu’il nous avait vendu au départ.

Car si l’OL concède des buts dans les cinq dernières minutes, c’est aussi parce qu’il a tendance à les passer le cul collé au but de Lopes. Y compris contre des équipes dont la seule ambition est le maintien comme Amiens et Brest, qui n’ont aucun souci pour camper dans les trente mètres lyonnais. Et s’attarder sur les deux points perdus serait de toute façon une erreur d’analyse tant la victoire n’aurait guère été méritée, et plus due à des cadeaux bretons qu’à ses propres mérites. Avec ses grandes ambitions dans le jeu mais son petit effectif, Brest aura d’ailleurs quasiment fait office d’anti-OL.

Tout aura en effet été fébrile dans les choix de Sylvinho, qui a beau jeu d’évoquer aussi souvent la confiance qui doit transpirer de ses joueurs pour finir par être lui-même aussi petits bras (pour ne pas évoquer la taille d’une autre partie du corps). Le positionnement bas des latéraux, incompréhensible depuis le début de la saison quand on est un club avec les ambitions de l’OL, a ainsi été grandement responsable de la première période incroyable de passivité des Lyonnais. On a ainsi vu de longues séquences de passes horizontales entre les quatre défenseurs, avec parfois un Tousart qui s’intercalait pour transmettre le ballon à Denayer ou Andersen (ses passes « non-neutres » étaient de toute façon ratées). D’une ligne de touche à l’autre, puis le chemin inverse, puis de nouveau. Le U est mort, vive le U : cette version 2.0 est en effet encore pire, en n’emmenant même pas le ballon dans le camp adverse.

Si la deuxième période aura été un peu plus regardable, grâce notamment au replacement de Terrier dans l’axe et à un pressing un poil plus agressif incarné notamment par l’intervention de Tousart à l’origine du deuxième but (suivie d’une passe réussie vers l’avant !), elle aura tout de même été loin des standards auxquels doit aspirer l’OL. Et le coaching de Sylvinho, tout aussi neutre que les passes que ses joueurs ont aligné dans leur moitié de terrain, n’aura pas vraiment inculqué une confiance folle à son équipe. L’entraîneur brésilien n’a ainsi pas utilisé ses trois changements. Surtout, il a totalement changé son fusil d’épaule alors qu’il avait prévu de changer remplacer Tousart, le laissant sur le terrain parce qu’il venait de réussir cette fameuse passe vers l’avant, comme si une action invalidait sa précédente analyse (Reine-Adélaïde, prévu à la place de l’Aveyronnais, entrera finalement à la place de Traoré quelques minutes plus tard). Nous on veut bien essayer, mais c’est quand même de plus en plus difficile d’être confiants.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Patrice

    26 septembre 2019 at 9:30

    le plus inquiétant depuis hier est la resignation qui gagne tous les joueurs, y compris les tauliers jusqu’à présent comme Denayer et Lopes, mauvais sur ce match ! Ca va etre compliqué de ressortir la tete de l’eau. Une victoire à Sainté serait le meilleur remede.

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