Riazan – OL (0-9) : un test finalement guère épais

Hegerberg

FÉMININES. L’OL s’est tranquillement imposé en Russie lors de son seizième de finale aller de Ligue des Champions (0-9). Et s’est rassuré défensivement face à une équipe de Riazan totalement inoffensive, quatre jours après avoir encaissé trois buts à Reims (3-8).

OL : Bouhaddi – Bronze (Buchanan, 63e), Mbock, Renard (cap.), Cayman – Henry (Cascarino, 59e), Kumagai – Parris, Marozsán, Majri – Hegerberg (Silva, 74e). Entr. : Jean-Luc Vasseur.

On en parlait hier : jusqu’ici, Jean-Luc Vasseur avait fait le choix d’un certain déséquilibre offensif dans ses compositions. Pour ses débuts en Ligue des Champions, le nouvel entraîneur de l’OL a fait le choix d’une configuration grand match, avec un double pivot Saki Kumagai – Amandine Henry derrière Dzsenifer Marozsán.

Pas sûr toutefois que ce seizième de finale aller permette de tirer des grandes leçons tactiques, tant le suspense a été rapidement éventé après le penalty (plutôt généreux, vu la distance entre la frappe de Nikita Parris et la main pendante de Mashkova) transformé par Marozsán pour ouvrir le score (12e sp). Le match a donc vite pris des allures de démonstration lyonnaise, avec un triplé d’Ada Hegerberg (27e, 39e, 70e sp), un autre de Wendie Renard (31e, 77e, 90e) et des buts d’Amandine Henry (37e) et Amel Majri (78e sp) pour faire monter la jauge à 0-9.

Une balade qui aura permis à Hegerberg de dépasser Lotta Schelin (41 buts) et Eugénie Le Sommer, restée sur le banc (42 buts), et de rejoindre Camille Abily en tête du classement des meilleures buteuses de l’histoire de l’OL en Ligue des Champions (43 buts). Et avec ses quatre buts marqués auparavant qui portent son total à 47, la Norvégienne de 24 ans devrait très rapidement aller titiller Anja Mittag, meilleure buteuse de l’histoire de la compétition avec 51 buts.

Cela pourrait être dans deux semaines, ou au prochain tour si le tirage au sort continue d’être clément avec l’OL. Quatre jours après avoir encaissé trois buts pour la première fois depuis dix ans, les Fenottes passaient forcément un test défensif en Russie. Celui-ci n’aura finalement pas eu un grand intérêt, tant l’OL a étouffé Riazan et monopolisé le ballon dans la moitié de terrain adverse.

Les rares possibilités de contre-attaques ont été tuées dans l’œuf au milieu de terrain, et il a même fallu attendre la deuxième période pour qu’une joueuse russe touche le ballon dans la surface lyonnaise. Et le travail de Sarah Bouhaddi s’est globalement résumé à capter une tentative de lob depuis la ligne médiane ni cadrée ni assez puissante.

Vasseur ne s’y est d’ailleurs pas trompé, en faisant des changements de gestion en deuxième période. Et en quittant la configuration grand match, avec Majri qui s’est recentré pour continuer de découvrir une position de relayeuse après la sortie d’Henry par exemple. Finalement, on avait raison dans notre présentation de Riazan : le champion de Russie en titre n’est pas forcément meilleur en ce moment qu’un promu français comme Reims. Pas au tableau d’affichage, en tout cas.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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