L’OL a pris cher

(R)OUSTE. Si le score est très généreux pour l’OL, défait seulement 2 à 0, les Lyonnais se sont fait marcher dessus par les joueurs de la Real Sociedad, à l’occasion de ce barrage retour de la Ligue des champions. S’ils n’ont pas pris une valise, ils en ont surtout laissé passer une, pleine de billets. Presque sans regret.

Olympique Lyonnais Real Sociedad

Déjà impressionnant à l’aller, Carlos Vela, comme Antoine Griezmann d’ailleurs, a fait ce qu’il a voulu des Lyonnais, il est vrai véritables victimes consentantes. (Photo Frédéric Chambert – Panoramic)

Mercredi 28 août 2013, barrage retour de la Ligue des champions

Real Sociedad – Olympique Lyonnais 2-0

Buts : Vela (67e, 90e+2)

OL : A. Lopes – Miguel Lopes, B. Koné, Umtiti (avertissement, 77e), Bédimo – Fofana, Gonalons (Ferri, 84e) – Benzia (Fekir, 46e), Grenier, Gourcuff (Bahlouli, 77e) – Lacazette. Entr. : Rémi Garde

Rank’n’OL : Fofana, le retour du jeudi

 

Y avoir cru aura au moins égayé une semaine qui a vu l’OL encaisser cinq buts sans en rendre un seul. Et si le résultat contre Reims pouvait paraître injuste, que dire de ceux contre la Real Sociedad. Quatre buts encaissés en deux matchs ? Seulement ?

Six minutes en trompe-l’œil

Il a pourtant fallu un moment avant de comprendre que les Lyonnais subissaient en première mi-temps. Pourquoi ? La faute à une entame presque parfaite durant laquelle les coéquipiers d’un Gueïda Fofana omniprésent n’ont jamais quitté les trente mètres adverses. Pourtant, après 20 minutes, il fallait se rendre à l’évidence : les plus grosses occasions étaient pour la Real. La demi-volée de Fofana (2e) et la « presque-tête » de Lacazette (6e) ne valaient pas le péché de gourmandise de Griezmann (balle piquée trop molle, 10e) ou le sauvetage de la cuisse de Bédimo après une tête de Seferovic à 8 mètres du but déserté par Lopes, aspiré par Vela, le centreur. Griezmann et Vela étaient dans tous les bons coups : corner à ras de terre du premier pour le deuxième qui frappait juste à côté (28e) ; pivot en pleine surface du Mâconnais pour une frappe dans les gants de Lopes (31e) ; pénétration du Mexicain, après une mauvaise relance d’Umtiti, seulement arrêté par un tacle très limite de Koné ; ou encore balle piquée de Vela détournée par Lopes après un énième appel croisé. Des mouvements souvent géniaux, toujours dangereux, auxquels une deuxième demi-volée cadrée de Fofana ne faisait pas d’ombre (29e).

Vela, c’est fini

Le scénario était quasiment le même au retour des vestiaires : une belle percée dans la surface de Fekir (48e), tout juste entré pour Benzia, précédait seulement le spectacle offensif des Basques, qui auraient longtemps pu maudire Seferovic (frappe sur le poteau, 49e ; tir croisé à 20 cm du but, 58e) si miracle – ou catastrophe, c’est selon – il y avait eu. Mais c’est pourtant dans la foulée d’une troisième maladresse de l’attaquant suisse, contré du pied par Lopes alors qu’il aurait pu centrer en retrait, que Griezmann déposait, sur le corner, le ballon sur la tête de… de Vela (1,72 m), seul dans les six mètres, pour l’ouverture du score. Mais la vraie specialité de Carlos Vela, ça reste encore la provocation balle au pied. Alors l’ailier mexicain a décidé de transpercer l’intégralité de la défense lyonnaise, ou du moins ce qu’il en restait, pour s’en aller ajuster Lopes dans les arrêts de jeu. Une action individuelle qui ne rendait pas vraiment justice à l’immense maîtrise tactique et collective de la Real, mais qui disait beaucoup en revanche du niveau de l’Olympique Lyonnais. Un club qui a perdu 20 millions d’euros et une bonne partie de ses certitudes avec.

Pierre Prugneau

2 Comments

  1. gurney

    29 août 2013 at 9:50

    Foutu 3e place.
    Ca se trouve, en finissant 4e l’an dernier, on serait leader avec 9 points, heureux de la qualification pour l’europaleague obtenu depuis le match aller du tour préliminaire, et on aurait bien rigolé à voir nice ou Saint Etienne s’être pris une baffe par la réal sociédad !

  2. damien

    29 août 2013 at 4:17

    difficile de faire progresser tous ces jeunes sans quelques anciens. Dommage, on les a tous fait partir parce qu’ils coutaient trop chers.

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