Real Sociedad – OL : brouillon ou chef-d’œuvre ?

BARRAGE RETOUR. Défaits à l’aller à Gerland (0-2), les Lyonnais n’ont plus grand-chose à perdre à Anoeta, d’où ils peuvent ramener – au minimum – de la confiance ou – dans le meilleur des cas – un exploit à 20 millions d’euros. L’OL et Rémi Garde ont donc tout intérêt à profiter de ce match de Ligue des champions. Surtout qu’ils ne savent pas quand aura lieu le prochain.

Olympique Lyonnais

Maxime Gonalons, en difficulté depuis plusieurs mois, devra faire un grand match pour résister au milieu de la Real et pouvoir rêver un peu. (Photo Anthony Bibard – FEP / Panoramic)

L’enjeu. Jean-Michel Aulas comme Rémi Garde ont beau s’en défendre, les conséquences économiques d’une deuxième saison sans Ligue des champions d’affilée seraient terribles pour l’Institution (©). Une source de motivation suffisante au moment de préparer un discours d’avant-match, quelle que soit l’ampleur de la tâche (les fameux 3% de chance) et la supériorité de l’adversaire à l’aller. Si le coach a déjà décroché l’un des plus improbables exploits de l’histoire du club, il y a deux ans, à Zagreb, il n’a jusqu’alors jamais qualifié son club de toujours pour la Ligue des champions. Et même s’il sait rappeler à tout le monde – et à Claude Puel en particulier – qu’il ne bénéficie plus des mêmes moyens que ses prédécesseurs, il est évident que le levier de l’amour propre peut compter. Mais pas autant qu’un chèque de 20 millions.

Garde peut-il pour autant envoyer ses joueurs à l’abordage et prendre le risque de récupérer un groupe traumatisé par une correction infligée par des Basques qui auraient déjà pu leur mettre quatre buts à Gerland ? Il n’est probablement pas assez punk pour ça. Son OL a un futur, et il n’a même que ça. Il pourrait alors profiter d’une rencontre où il a tout à gagner pour créer une dynamique sans déroger à ses principes habituels. Et s’il ne joue pas toute sa carrière sur le banc lyonnais sur ce coup-là, Rémi Garde sait que du résultat de cette rencontre dépendra une grande partie de son orientation. On attend de voir ce qu’il compte en faire.

La compo. Et pour savoir ce que Garde compte faire de son avenir et de celui de l’OL, à défaut d’entendre son discours, c’est sur le choix des hommes qu’il alignera d’entrée qu’on pourra juger. Le 7 décembre 2011, à Zagreb, il avait choisi de débuter sans Källström, Réveillère et Lisandro. Un choix étonnant qui, à défaut de s’être avéré directement payant, avait été sans conséquence sur l’exploit. Un luxe qu’il ne pourra pas se permettre ce coup-ci, faute de banc. Mais une alternative existe. L’option numéro 1, la plus crédible, consisterait à mettre en place une équipe type. Enfin une sorte de. Un 4-2-3-1 classique, sans Bisevac, suspendu après son carton rouge à l’aller, et sans Miguel Lopes, dont la blessure à la cuisse, quelle que soit sa gravité, sera au moins un prétexte à le sortir du onze sans conséquences diplomatiques. Et peut-être ainsi faire émerger une nouvelle base pour la suite sans renoncer pour autant à réussir un coup.

Olympique Lyonnais - Real Sociedad

L’option numéro 2 (ci-dessous)  est improbable mais pas – totalement – dénuée de sens. Certes, on ne multiplie pas ses chances de marquer en additionnant des joueurs offensifs. Mais au moins envoie-t-on un message. En alignant un milieu avec le seul Gonalons à la récupération et cinq joueurs capables (ou supposés capables) de faire des différences à tout moment, au moins Rémi Garde montrerait-il qu’il vient pour faire un coup et ainsi faire douter des Espagnols trop souvent repartis défaits face à des Français qui leur étaient inférieurs. Une bataille psychologique qui en éviterait une autre a priori perdue d’avance : celle du milieu de terrain. L’OL abandonnerait ainsi le ballon aux Basques en choisissant de n’attaquer que par à-coups, mais avec de multiples possibilités. Pas un plan pour l’avenir. Mais un plan qui peut le sauver.

Compotoutourien

Le prono de la rédac. L’OL fait illusion et la Sociedad est un peu tétanisée à l’idée de tout gâcher. Et ce sont les Lyonnais qui vont ouvrir le score. L’espoir fou prend forme mais les Basques égalisent juste après la mi-temps. Il faut alors marquer à nouveau deux buts, et après être passé si près du plan parfait, l’OL ne parvient plus à se remobiliser. Et retourne en Ligue Europa avec un peu plus de regrets encore.

Pierre Prugneau

One Comment

  1. Joueur de dames

    28 août 2013 at 3:30

    Papy Malbranque et Bébé Ferry étaient sur un bateau et, visiblement, c’est Bébé Ferry qui est tombé à l’eau… Pourquoi oublier le bel élan qu’il a donné à l’OL contre Reims ? Un des rares avec Gourcuff à avoir bravé la tempête.
    Avec lui et sans l’imposteur qui fait office de latéral droit (il est en réalité pâtissier de métier, mais chuuut), ce Lyon aurait plus d’allure, non ?

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