Le Puy – La Duchère (1-2) : tranquille pour la Duch’, trop tranquille pour Laurent Roussey

Bayal

NATIONAL. La Duchère a remporté son deuxième derby rhonalpin, après celui à Villefranche, en allant tranquillement s’imposer au Puy (1-2). Trop tranquillement selon Laurent Roussey.

En quittant la tribune du stade Massot, quelques supporters du Puy aux cheveux gris refont le match, un peu déçus de la prestation de leur équipe face à une équipe de la Duchère dont ils avaient préparé la venue en lisant le classement. « On ne les a pas mis en danger, même s’ils ont une bonne défense qui n’avait pris que sept buts. Mais ils ont une mauvaise attaque, qui n’avait mis que sept buts… » Un autre Ponot, fataliste, prend toutefois la défense de l’attaque lyonnaise. « Quand ils font des triangles pour remonter le ballon, c’est quand même fort. Ils étaient meilleurs, tout simplement. »

Un constat partagé quelques minutes plus tard par Roland Vieira, entraîneur d’une équipe du Puy qui avait déjà perdu ses trois matchs précédents et comptait cinq absents. « Il faut être réalistes, on ne joue pas dans la même cour que la Duchère. Aujourd’hui on montre nos limites. » C’est en effet l’histoire de ce match, où la Duchère n’a pas eu besoin de forcer son talent pour marquer par deux fois en première période, grâce à Moustapha Bayal Sall après un coup franc de Matthieu Ezikian (dangereux sur chaque phase arrêtée) et Jonathan Rivas après une interception ratée d’un défenseur ponot. « Chaque fois qu’ils avaient des coups francs ou des situations, ils étaient plus tranchants et plus dangereux que nous », continuait Vieira. « Je le répète, je pense que ce soir on n’est pas dans la même cour. C’est une équipe qui est au-dessus en tout. En termes de budget, d’ambitions, d’effectif. »

Lyon Duchère AS : Hautbois – Moizini, Bayal Sall, Ndiaye, Pierre-Charles (Nadifi 19e) – Ezikian, Fadhloun, Gandi (Banor, 68e) – Grain (Géran, 85e), Rivas, Bouderbal. Entraîneur : Laurent Roussey.


Le moins convaincu par cette victoire lyonnaise était donc… l’entraîneur de la Duchère. Lorsque l’on arrive sur le parking du stade, Laurent Roussey est quasiment déjà dans sa voiture, prêt à quitter les lieux quelques minutes seulement après le coup de sifflet final. « Je suis très énervé », fulmine l’ancien coach de l’ASSE après une deuxième période que ses joueurs auront trop géré à son goût. Ou plutôt pas assez bien. « Ça a très mal géré, très très mal. Dans le jeu de passes, dans les contres, dans les intentions, dans la volonté de rester collectifs, dans beaucoup de choses. »

Et même quand on lui fait remarquer que ses joueurs n’auront jamais été inquiétés par une équipe du Puy tranquillement tenue à leur main, même si les coups auraient certes pu être mieux joués si Jonathan Rivas avait été moins isolé devant et envoyé au feu en deuxième période, Roussey ne décolère pas. « Ce n’est pas le problème d’être inquiétés, c’est le problème d’aller marquer le troisième pour finir le travail. On leur a donné des clés pour se relancer. Là, ça va qu’ils marquent à la 92e minute. Mais s’ils marquent dix minutes plus tôt, c’est quoi ? C’est une fin de match où on serre les fesses. »

« Il a manqué de la justesse, il a manqué la capacité à rester collectifs, celle à jouer juste, il a manqué beaucoup de choses », détaille un Roussey très exigeant avec ses joueurs. « Je parle de football de haut niveau. Je ne parle pas de cour d’école. Là, c’était de la cour d’école : c’est facile donc je m’amuse. Mais rester disciplinés, rester organisés, rester stricts, resté rigoureux, à mon avis c’est des termes que dans mon équipe on connaît mal quand ça va bien. » Sévère, l’entraîneur de la Duchère ne quittera donc pas le parking du stade Massot qu’avec les trois points, mais aussi un mal de gorge. « Ce soir, je devrais être tranquille. Là, je n’ai plus de voix et je suis énervé. »

Malgré quelques situations en fin de rencontre, Villefranche s'en est plutôt bien sorti avec un 0-0 à domicile vu la bonne première mi-temps de Dunkerque et le match d'Alexis Sauvage dans les cages caladoises. L'USLD est reparti avec quelques regrets, mais un statut affirmé de candidat à la montée en Ligue 2.

Malgré quelques situations en fin de rencontre, Villefranche s’en est plutôt bien sorti avec un 0-0 à domicile vu la bonne première mi-temps de Dunkerque et le match d’Alexis Sauvage dans les cages caladoises. L’USLD est reparti avec quelques regrets, mais un statut affirmé de candidat à la montée en Ligue 2. 

Hugo Hélin

(Photo archive Lyon Duchère AS)

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