PSG-OL (1-0) : un air de fin de reines

OL

FÉMININES. Pour le premier match de l’histoire de la D1F au Parc des Princes, l’OL a perdu face au PSG (1-0), ce qui ne lui était plus arrivé depuis quatre ans en championnat. Désormais deuxièmes, les Lyonnaises peuvent craindre pour leur 15e titre consécutif si elles ne retrouvent pas rapidement quelques certitudes dans leur jeu.

Vendredi 20 novembre 2020, 9e journée de Division 1

Paris Saint-Germain – Olympique Lyonnais 1-0

But : Katoto (11e)

Avertissements : Lawrence (16e) pour Paris ; Kumagai (14e), Henry (60e) Renard (72e) pour Lyon.

PSG : Endler – Lawrence, Paredes (cap.), Dudek (Cook, 69e), Morroni – Geyoro, Luana (Formiga, 86e), Däbritz – Diani, Katoto (Bruun, 76e), Baltimore. Entr. : Olivier Echouafni.

OL : Bouhaddi – Carpenter, Buchanan, Renard (cap.), Karchaoui – Henry, Kumagai – Cascarino (Malard, 83e), Marozszan, Majri (Gunnarsdottir, 69e) – Le Sommer (Parris, 30e). Entr. : Jean-Luc Vasseur.

Puisqu’il n’y avait aucun supporter au Parc des Princes (rapport à la crise sanitaire), seuls quelques téléspectateurs (rapport à la connerie du foot français qui a réussi à caler un Monaco-PSG hommes en bugne à bugne) ont assisté à quelque chose de très rare : une défaite de l’OL en Division 1 féminine. Cela ne lui était plus arrivé depuis le 17 décembre 2016, déjà sur la pelouse du PSG (1-0) – mais au Camp des Loges – , soit 1 434 jours et 79 rencontres. Les Lyonnaises ne sont même plus premières du championnat, ce qui n’arrive pas souvent à une équipe qui remporte tous les titres depuis 2007.

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Un seul Olympique Lyonnais

Ce qui est beaucoup plus commun en revanche pour ceux qui suivent également l’Olympique Lyonnais masculin, c’est de voir une équipe mièvre et sans idée. Incapables de presser de manière cohérente, ni de combiner, ni de percuter, friables derrière, les Lyonnaises ont rappelé qu’il y avait un vrai sportif projet commun chez les professionnels de l’Institution. Puisqu’il reste treize journées, que Griedge Mbock (tendon d’Achille) et Ada Hegerberg (ligaments croisés) vont bientôt revenir et que la maison a un certain savoir-faire en termes de conquête, Jean-Luc Vasseur reste plus serein que son homologue Rudi Garcia. N’empêche, cela faisait longtemps que l’OL n’impressionnait plus comme il nous y avait habitués, et à force, c’est fini par arriver. Mais le PSG n’a pas semblé réaliser un immense exploit pour l’emporter. Il n’a même pas eu besoin de réussite. Non, l’OL a perdu, c’est exceptionnel, mais c’était logique.

Deux occasions, sur coups de pied arrêtés

Vasseur pourra toujours déplorer la sortie sur blessure (cuisse) d’Eugénie Le Sommer à la demi-heure de jeu, mais l’OL ne s’était créé qu’une occasion jusqu’alors, sur un coup franc brossé puissant de Marozsan mais trop loin du poteau pour tromper Endler (17e). C’est encore sur un coup de pied arrêté de la meneuse allemande qu’Henry plaçait une belle tête à côté du but (35e). Et puis c’est tout. Le problème, c’est que le PSG avait ouvert la marque depuis un moment. Diani avait peut-être fait faute sur Majri au départ de l’action, mais ça ne retire pas grand-chose à son crédit. Après avoir récupéré le ballon, l’ailière des Bleues perforait le milieu lyonnais avant de servir Katoto, qui prenait d’abord un peu trop facilement d’avance sur Buchanan avant de dribbler Bouhaddi et de mystifier une nouvelle fois la défenseure canadienne, incapable de repousser un tir pourtant pas très violent (1-0, 11e).

Plus d’angoisse, plus d’affiches

Si Buchanan est fautive sur le but, Renard n’a pas non plus dégagé une immense sérénité. Mais le problème est surtout offensif. Carpenter et Karchaoui n’ont jamais réussi à apporter le surnombre dans la surface adverse, et c’était manifestement un soir où Cascarino et Majri n’avaient pas les jambes pour le faire toutes seules. Les ailières n’ont pas non plus participé à donner du rythme par le pressing, complètement désorganisé – pour ne pas dire inexistant. L’option Kumagai plutôt que Gunnarsdottir n’a pas aidé non plus : la vivacité de l’Islandaise aurait peut-être davantage apporté que le sens du contrôle de la Japonaise, surtout quand on est mené après dix minutes. Ce n’était toutefois que la vérité d’un match. Mais l’OL ne peut plus se permettre de laisser des points en route, et les matches retour contre Bordeaux, Montpellier, le PFC ou Dijon – et évidemment le PSG – seront autant de rendez-vous angoissants d’ici la fin de saison. Et ça non plus, on n’était pas habitués.

PM

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Jyre

    21 novembre 2020 at 10:00

    Bel article.les parisiennes n’ont pas gagné, ce sont les lyonnaises qui ont perdu.Elles étaient moins « affamées »…. N’était-ce pas prévisible à la vue des derniers matchs ???

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