Parc OL : le jour d’après la défaite

OL

FORMIDABLE OUTIL. Ça y est, c’est fait : l’OL a fini par perdre un match dans son outil 100% connecté Wifi. Le monde ne sera plus jamais comme avant et on a donc cherché à savoir à quoi s’attendre pour la suite. Petite étude de cas comparative avec trois clubs étrangers, trois clubs français… et un candidat mystère au profil curieusement similaire à celui de l’Olympique Lyonnais 2016.

 

Les notes de OL – Bordeaux (1-3) : fort minable outil

 

Géants d’Europe : des exemples difficilement reproductibles

L’OL vise l’excellence au niveau européen… et sa longue série d’invincibilité dans son nouveau stade le place (un peu) dans cette élite. On dit bien “un peu” car l’OL est loin d’Arsenal : le club londonien n’a connu aucune défaite à domicile de l’inauguration de l’Emirates Stadium en août 2006 jusqu’au 7 avril 2007, face à West Ham. Dans la foulée, les Gunners n’ont pas perdu un match chez eux lors de toute la saison 2007-2008. Il faudra attendre le 27 septembre 2008 pour revoir Arsenal tomber à la maison, contre Hull. L’exemple sera difficile à suivre pour l’OL, mais on signe de suite…

Le Juventus Stadium n’a lui pas connu la défaite lors de sa première saison, lors de laquelle la Vieille Dame ne jouait malgré tout pas de compétitions européennes, ce qui relativise un chouïa la performance. Et après la première défaite le 3 novembre 2012 ? La machine s’est un peu grippée avec un nul contre la Lazio, trois victoires puis une défaite contre la Sampdoria. Mention très bien tout de même.

Situation assez semblable à l’Allianz Arena : le Bayern y reste invaincu presque une saison, avant de perdre contre Hambourg le 4 mars 2006, puis d’enchaîner trois victoires et deux nuls (certains pourront toutefois rétorquer que Munich 1860, autre club résident du stade, a perdu dès son deuxième match à domicile, avant d’enchaîner par une autre défaite). Oui, quand on dit que “la machine se grippe” c’est bien évidemment à l’échelle de clubs ultra-dominateurs dans leurs championnats…

 

Une série unique en France

Les nouveaux stades français n’ont pas souvent connu de série d’invincibilité aussi longue que celle du Parc OL, y compris chez les équipes au profil assez semblable à celui de l’OL (en moins bien, évidemment) : clubs visant le haut de tableau, régulièrement européens et aux stades relativement grands.

Le stade Pierre-Mauroy (qui ne s’appelait pas encore ainsi) a connu la défaite dès son troisième match (1-2 contre le PSG le 2 septembre 2012, doublé de Zlatan Ibrahimovic). L’Allianz Riviera de Nice aura tenu un match de plus : quatre matchs avant une défaite le 3 novembre 2013 contre… le Bordeaux de Cédric Carrasso et Grégory Sertic. Et même les spécialistes du dépucelage ne sont pas mieux lotis : première défaite au bout de trois matchs pour le Matmut-Atlantique de Bordeaux (contre Reims le 9 août 2015).

Et dans la foulée ? La réaction a été très différente selon les équipes : Bordeaux a enchaîné six matchs sans défaite à domicile, tandis que Nice a perdu deux matchs d’affilée dans son antre après le déflorage. Et on aurait préféré ne pas évoquer l’exemple lillois : dans la foulée de sa première défaite, le stade Pierre-Mauroy en voit une seconde… lors de la première journée de Ligue des Champions, face au BATE Borisov. Pas très rassurant avant la réception du Dinamo Zagreb.

 

L’étrange sosie rhônalpin

Je suis un club rhonalpin, j’inaugure mon stade en hiver, à un moment où je suis à six points de mon objectif, que je finirai pourtant par atteindre après une demi-saison sans défaite à domicile, où je suis porté par l’ambiance de mon nouvel écrin… Je suis ? Je suis ? L’OL de l’an passé ? Bonne réponse, mais on acceptait aussi… le Grenoble Foot 38 2007-2008 !

Au moment de l’inauguration du Stade des Alpes, les Isérois sont 5e à six points du podium de Ligue 2. Ils finiront 3e grâce à un bilan fantastique à domicile (5 victoires, 2 nuls). Et l’euphorie continuera lors des premières journées de Ligue 1 : but de Nassim Akrour sur une passe de Daniel Moreira et victoire 1-0 contre Rennes, but de Daniel Moreira sur une passe de Nassim Akrour et victoire 1-0 contre Monaco. Malheureusement, Bordeaux passe par là et devient la première équipe adverse à gagner au Stade des Alpes.

On espère toutefois que le parallélisme ne sera pas trop poussé : Grenoble n’a en effet remporté aucun de ses cinq matchs suivants à domicile (deux défaites et trois nuls)…

GF38

Le Formidable Outil isérois accueille aujourd’hui des matchs de CFA. On ne souhaite évidemment pas le même destin à son homologue rhodanien (Photo GF38 / Alain Thiriet)

Hugo Hélin

(Photo Damien LG)

One Comment

  1. Etienne

    12 septembre 2016 at 12:09

    C’est amusant de constater que Bordeaux a déjà mis fin aux invincibilités de Nice et Grenoble avant nous. Faut croire que c’était le destin. Par contre oser nous comparer au LOSC et a son sublime match contre le BATE Borisov, non, je n’aurais pas osé. Vraiment pas. Enfin il ne faut pas comparer quoi. C’est vicieux. Enfin on verra bien mercredi…

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