OL – Zénith Saint-Pétersbourg : au stade de l’aube

Lopes

AVANT-MATCH. L’OL, qui retrouve quelques ambitions mais a encore trop peu de certitudes dans le jeu, accueille le Zénith Saint-Pétersbourg pour le premier match d’un groupe de Ligue des Champions où tout le monde peut se qualifier. Et donc où tout le monde peut être éliminé au premier tour.

> OL – Zénith Saint-Pétersbourg, ce mardi à 18h55 (en direct sur RMC Sport 1)

Enjeu. La qualification en huitièmes de finale la saison passée (malgré une seule victoire, de prestige à Manchester City, suivie cinq nuls plus ou moins frustrants) était la première de l’OL depuis 2012 (et cette séance de tirs au but fatale contre l’APOEL). Et même si le club lyonnais ne s’était jamais vraiment éloigné de la Ligue des Champions (pas plus de deux saisons d’affilée sans disputer au moins les tours préliminaires depuis), cette qualification a validé l’idée que l’OL était entré dans une nouvelle ère avec le grand stade.

Une idée étayée par son mercato, le plus dépensier de l’histoire lyonnaise après avoir connu des étés où les plus grosses arrivées se nommaient Bako Koné, Arnold Mvuemba, Fabian Monzon ou Lindsay Rose. Une pente ascendante au niveau macro qui contraste avec celle, plus descendante, au niveau micro (aucune victoire sur les trois derniers matchs). Le changement d’entraîneur, d’organigramme et la perte de Nabil Fekir, Tanguy Ndombele et Ferland Mendy, trois des joueurs les plus talentueux de l’effectif, sont forcément à digérer.

Et après un début de saison où l’OL n’a affronté qu’une seule équipe ayant fini en première partie de tableau de Ligue 1 l’an passé en cinq journées, la Ligue des Champions fait figure à la fois de premier grand test (une expression qu’on a certes l’impression d’en dire avant chaque match cette saison) et de saut dans l’inconnu face à des équipes plus rodées tactiquement. L’OL est entré dans une nouvelle ère, mais personne ne sait encore vraiment quelle compétition européenne il jouera au printemps. Ni même s’il en jouera.

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Compo. On devrait évidemment voir l’équipe-type.

Le groupe de l’OL : Lopes, Tatarusanu – Dubois, Tete, Denayer, Marcelo, Andersen, Koné, Solet – Aouar, Tousart, Mendes, Lucas, Reine-Adélaïde – Terrier, Dembélé, Traoré, Memphis, Cornet.

La seule petite interrogation sur la composition exacte de celle-ci semble concerner le milieu de terrain : Lucas Tousart était titulaire lors de quatre des cinq premières journées de Ligue 1 (pas toujours pour des choix de Sylvinho, puisque Jeff-Reine Adélaïde n’était pas encore à l’OL lors du premier ou que Thiago Mendes était suspendu à Amiens) mais pourrait démarrer sur le banc et laisser place à un milieu à trois très technique.

Pas trop d’incertitudes sur le reste, à part peut-être la classique question Bertrand Traoré / Maxwel Cornet à droite, où le Burkinabé semble avoir de l’avance dans l’esprit du nouveau coach lyonnais mais où l’abattage de l’ancien Messin peut donner envie dans les grands matchs.

La composition probable : Lopes – Dubois, Andersen, Denayer, Koné – Reine-Adélaïde, Mendes, Aouar – Traoré, Dembélé, Memphis.

Le prono de la rédac. Les grands matchs, c’est évidemment pour Memphis Depay qui signe un doublé juste avant et juste après la pause (39e et 49e). Mais les grands matchs, c’est aussi évidemment se faire remonter deux buts, donc les Russes égalisent après 40 dernières minutes à sens unique (64e et 83e). On n’a pas fini d’entendre parler de « mentalité ».

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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