OL : le tableau de marche pour être sur le podium à la trêve

Olympique Lyonnais

OBJECTIF. L’OL, qui reçoit Guingamp dimanche (14 heures), a une belle occasion de conforter sa place sur le podium de la Ligue 1 contre le 16e du classement, qui a joué jeudi soir en Ligue Europa. Mais à plus long terme, et vu son calendrier, c’est une place dans le top 3 à Noël que les Lyonnais doivent viser.

 

Se lancer dans des prévisions avec l’Olympique Lyonnais, c’est un jeu assez risqué. Qui aurait donné au milieu de l’été : « Il va falloir faire le plein de points en août pour limiter la casse en septembre-octobre. »

Cela n’empêche pas de rationaliser un peu ce qui peut l’être. Puisqu’Alexandre Lacazette marche sur l’eau, que Nabil Fekir et Clinton N’Jie ont durablement densifié l’effectif et que les cadres sont au niveau auquel on les attend, de Maxime Gonalons à Milan Bisevac en passant par Christophe Jallet, l’OL peut avoir des prétentions, mais il a surtout un statut. Si l’ensemble peut très vite être fragilisé en cas d’absence prolongée de Lacazette, Gonalons ou n’importe quel défenseur, l’équipe type du moment, en attendant le retour de Clément Grenier, est tout de même constituée d’une bonne moitié d’internationaux à laquelle s’ajoutent des joueurs d’avenir qui ont déjà de solides références. Et si Steed Malbranque et Arnold Mvuemba n’entrent dans aucune des deux catégories, ils seraient plus que des joueurs d’appoint chez la plupart des huit adversaires que les Lyonnais vont rencontrer avant la trêve.

La base : 13-14 points

Hubert Fournier peut bien chercher à moduler ses objectifs, en insistant sur « un calendrier difficile au mois de novembre », au cours duquel il faudra se déplacer deux fois d’affilée à Bastia puis Saint-Étienne, l’OL n’en a pas moins des impératifs. Ils sont simples : poursuivre avec cette fameuse moyenne anglaise et ses deux points par match, soit l’emporter à domicile et ramener un nul de chaque déplacement. Un carton plein à Gerland face à Guingamp (16e), Reims (13e) et Caen (15e), plus le partage des points à Bastia (19e), Saint-Étienne (5e), à Annecy contre Évian (17e) et à Bordeaux (4e), cela fait treize points. Avec un nul à Gerland dans un mauvais jour compensé par une victoire chez un des deux relégables, ça fait quatorze. Avec 36 points (ou 37), l’OL est quasiment assuré d’être sur le podium à la trêve, puisque jamais un quatrième n’a atteint ce total au cours de la dernière décennie. On pourrait rajouter que le calendrier sera en plus très favorable en janvier. Même si l’enchaînement Toulouse, Lens, Metz, on a appris à s’en méfier à Lyon.

Le top : 16 points et plus

Trois réceptions d’équipes de deuxième moitié de tableau, deux déplacements chez des relégables et un autre dans un stade où l’OL n’a plus perdu depuis vingt ans : pour les plus optimistes, cela vaut cinq victoires minimum. Un petit nul grappillé par ailleurs et vous obtenez 16 points qui, ajoutés au 23 déjà acquis, envoient tout le monde en vacances avec 39 unités au compteur. La dernière fois que l’Olympique Lyonnais a atteint ce total, en décembre 2007, il avait obtenu son septième titre en mai. Il n’y a d’ailleurs que deux fois, les deux années de Gérérd Houllier, où le club a fait mieux au cours de sa période de domination : 44 en 2005 et 50 en 2006 – record de Ligue 1. Mais pour revenir à des chiffres plus significatifs et réalistes, les 38 points obtenus par Claude Puel en 2008 et Rémi Garde il y a deux ans avaient servi à décrocher à chaque fois la troisième place en fin de saison.

L’échec : moins de douze points

Il y a les fameux « matchs pièges » où il faut lutter 90 minutes face à une équipe recroquevillée derrière et prête à profiter de la moindre erreur de concentration ; il va y avoir la mise en place de plans anti-Lacazette ; Nabil Fekir risque de chercher son second souffle pour sa première saison à ce niveau ; les Bastiais auront leur fameux choc psychologique post-changement d’entraîneur ; et les déplacements à Bordeaux et Saint-Étienne, en dépit de l’histoire récente ou de l’histoire tout court, restent des missions délicates. Nombreux sont les écueils qui peuvent gâcher le très beau début d’automne lyonnais. Parce que le retour de Clément Grenier ne compensera sans doute pas les quatre à six matchs qu’Henri Bedimo et Clinton N’Jie, voire Nabil Fekir, risquent de manquer durant la CAN au Maroc (17 janvier-8 février). Et qu’il y aura ce terrible enchaînement début mars avec les trois déplacements à Lille, Montpellier et Marseille. Si l’OL ne capitalise pas maintenant, la course à l’Europe sera très compliquée et celle au podium quasi-impossible.

Pierre Prugneau


(Photo Frédéric Chambert – Panoramic)

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>