OL – PSG (1-1, 4 tab à 3) : Amel Majri, faux pied, fausse bonne idée ?

Majri

TROPHÉE DES CHAMPIONNES. L’OL a remporté aux tirs au but le premier Trophée des Championnes de l’histoire dans un match contre le PSG qu’il aurait dû gagner dans le temps additionnel sans une passe en retrait manquée d’Amandine Henry à Sarah Bouhaddi qui a profité à Nadia Nadim (1-1, 4 tab à 3). Avant ça, une sublime ouverture du score d’Amel Majri avait concrétisé la domination lyonnaise. Mais le débat sur son positionnement existe.

Trophée des Championnes, samedi 21 septembre 2019 à Guingamp au stade de Roudourou

Olympique Lyonnais – Paris Saint-Germain 1-1, 4 tab à 3

Buts : Majri (31e) pour l’OL ; Nadim (42e) pour le PSG.

Tirs au but réussis : Majri, Mbock, Hegerberg et Renard pour l’OL ; Diani, Däbritz et Diani pour le PSG.

Tirs au but manqués : Le Sommer (en troisième position) à l’OL ; Katoto (en première position) et Geyoro (en cinquième position) au PSG.

Avertissement : Nadim (27e) et Morroni (90e).

OL : Bouhaddi – Bronze, Mbock, Renard (cap.), Greenwood – Henry, Kumagai (Cascarino, 63e), Marozsan – Majri, Hegerberg, Le Sommer. Entr. : Jean-Luc Vasseur.

PSG : Endler – Glas (Lawrence, 83e), Paredes (cap.), Dudek, Morroni – Geyoro, Formiga, Däbritz – Diani, Katoto, Nadim (Huitema, 59e). Entr. : Olivier Echouafni.

Son but magnifique a montré ce que l’idée avait de bon. En plaçant Majri sur l’aile droite de l’attaque, Jean-Luc Vasseur voulait évidemment profiter de son pied gauche, comme sur cette ouverture du score où la numéro 7 de l’OL a trouvé un trou de souris pour enrouler sa frappe dans la lucarne opposée de Christiane Endler. Mais si l’idée est en partie séduisante, elle pourrait toutefois se heurter à deux problèmes tactiques.

D’abord, Majri est plutôt une joueuse de débordement. Ses qualités de vitesse et de percussion et son timing pour combiner au bon moment sur le côté gauche sont tout aussi importants que sa technique dans son jeu. Et expliquent pourquoi, malgré sa volonté de jouer un cran plus haut, elle a souvent été alignée en tant que latérale, un poste où toutes ses caractéristiques sont parfaitement exploitées. À droite de l’attaque, il lui faudrait donc découvrir un nouveau registre, avec le ballon (même si elle a prouvé qu’elle avait un pied gauche qui pouvait être magique) mais aussi sans (et l’on a senti par exemple quelques appels enclenchés à contretemps)

Ensuite car la latérale droite de l’OL Lucy Bronze aime particulièrement rentrer à l’intérieur pour exploiter l’half-space. La présence devant l’Anglaise d’une joueuse qui repique plus systématiquement que Shanice van de Sanden, Nikita Parris ou Delphine Cascarino pourrait donc boucher à Bronze cet espace qu’elle apprécie et où elle règne sans partage. Et forcer à construire des automatismes dans un couloir que la présence de la Lionness suffisait à animer jusque-là à elle seule, ou presque.

Mais il n’est pas sûr que l’avenir de Majri s’inscrive vraiment à droite : après l’entrée de Cascarino, la gauchère a glissé dans l’axe, pour former un trio avec Amandine Henry et Dzsenifer Marozsán. Un milieu qui cherche son troisième élément, puisque Vasseur y a déjà essayé Eugénie Le Sommer et… Majri. Une idée séduisante là aussi, même si notre première interrogation tactique reste toujours valable pour ce positionnement. Mais Vasseur a encore tout le temps de faire des essais avant les grandes échéances.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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