OL – Metz : courage supporters, plus qu’un match avant une semaine de répit

Dubois

AVANT-MATCH. L’OL, qui n’a plus gagné depuis huit rencontres en Ligue 1, accueille Metz pour un match à six points dans la lutte pour le maintien. Avant une semaine de repos en tant qu’européen et donc exempté des 16e de finale de Coupe de la Ligue.

> OL-Metz, ce samedi à 20h00 (en direct sur beIN Max 5)

Enjeu. L’OL n’a pas dû souvent être programmé deux fois d’affilée dans le multiplex du samedi ces dernières années, une situation qui illustre bien le déclassement (dans tous les sens du terme) du club lyonnais. Place donc à deux chocs pour le maintien pour le dix-septième de Ligue 1 (10 points après 10 journées), avec la réception de Metz (11 points) avant d’aller à Toulouse (12 points).

Deux bonnes occasions de gagner, enfin, et de faire correspondre un peu mieux les résultats aux ambitions lyonnaises. Car tout n’est pas encore perdu pour l’OL, dans une Ligue 1 où il y a autant d’écart entre le premier et le troisième qu’entre le troisième et le dix-huitième. D’autant que les statistiques avancées indiquent que les Gones sont pour l’instant mal payés, et devraient donc remonter mécaniquement quand le vent tournera : l’OL est ainsi 5e aux expected points selon les algorithmes d’Understat et de Côté Stats et est même le deuxième le plus probable à la fin de la saison selon le modèle prédictif de FiveThirtyEight (16% de chances de finir à cette position). Mais pour ça, il faudra se remettre à gagner dans la réalité.

Tactique : pour un OL
à la sauce Paulo Sousa

 

Le groupe de l’OL : Lopes, Tatarusanu – Rafael, Tete, Denayer, Marcelo, Andersen, Koné, Dubois – Aouar, Tousart, Reine-Adélaïde, Mendes, Jean Lucas – Terrier, Cornet, Memphis, Dembélé, Cherki.

Compo. Quels enseignements a pu tirer Rudi Garcia de la défaite chez le Benfica (2-1), après laquelle il est difficile de dire si les bonnes choses aperçues en deuxième période étaient dus au talent de l’OL, à sa supériorité physique, à la faiblesse des Lisboètes ou aux trois.

Le grand perdant est évidemment Bertrand Traoré, auteur d’une entrée en jeu ghezzalesque (on utilisera sans doute un jour l’adjectif « traoresque ») et pas convoqué dans le groupe pour le match suivant. Marcelo, aussi lent et inutile à la relance que d’habitude, a grandement énervé son nouvel entraîneur mercredi et pourrait céder sa place dans le onze à Joachim Andersen.

Le gagnant du deuxième acte lisboète pourrait être le double pivot Lucas Tousart – Thiago Mendes, d’autant que Garcia a déjà évoqué en conférence de presse la possibilité d’aligner le Brésilien dans un milieu à deux.

Et l’interrogation du match chez le Benfica est évidemment la gestion de Jeff Reine-Adélaïde, meilleur joueur de l’OL depuis le début de saison à la moyenne des notes de notre Lib’héros, et qui n’a disputé que l’équivalent de 4,5 matchs complets sous le maillot lyonnais. Après l’avoir laissé sur le banc au coup d’envoi de ses deux premiers matchs à la tête de l’OL, on espère donc voir Garcia le titulariser enfin. Même si sa polyvalence rend difficile d’anticiper à quelle position. Et si on le met à droite, c’est peut-être surtout par envie d’y voir enfin autre chose que Maxwel Cornet ou Traoré.

La composition probable : Lopes – Dubois, Andersen, Denayer, Koné – Tousart, Mendes – Reine-Adélaïde, Aouar, Memphis – Dembélé.

Le prono de la rédac. Comme le disait William Churchill : « Les buts c’est comme le ketchup : quand ils arrivent, ils viennent tous en même temps. » On en pronostique donc trois minimum pour l’OL, qui compense ses sous-performances offensives des dernières semaines sur un seul match. Moussa Dembélé se remet à marquer sur un service depuis le coin de la surface d’Houssem Aouar (1-0, 12e), qui fait le break dans la foulée (2-0, 16e). Memphis Depay s’assure que cette fois il n’y ait pas de sifflets pour raccompagner l’OL au vestiaire (3-0, 43e), avant qu’Andersen sur corner (4-0, 71e) et Youssouf Koné en force et en angle fermé (5-0, 84e) ne rompe l’ennui d’une seconde période sans grand intérêt. Mais on ne va pas trop s’en plaindre.

Camille Abily : « Si on avait couru plus vite,
on n’aurait pas été numéro 10″

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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