OL : la Ligue des Champions en experte comptable

OL

EBITDA. Après une année délicate mais rondement menée, l’OL a renoué avec ses points forts historiques : Ligue des Champions, billetterie et cessions d’actifs joueurs. Et confirme qu’il est le patron de la Ligue 1 Boursorama.

Fiche technique :

Temps chaud, tableur excel de bonne qualité

Produits des activités 309 millions d’euros (+7%), dont Billetterie 41,8 (+ 12 %), partenariats – publicité 31,3 (+4%), Droits TV et marketing 122 (+ 87 %), Events 9,7 (- 38 %) Produits de la marque 16,0 (0 %), Produits de cession des contrats joueurs 88,2 % (- 38 %)

EBITDA 76,9 (+4%)

ROC 22,2 (-12%)

Résultat net 6,2 (-16 %)

Les notes : Billetterie 6, Partenariats 5, Droits TV 8, Events 3, Produits de la marque 5, Produits de cession des joueurs 6.

Le communiqué
OL Groupe (en pdf)

Tous les comptables du monde (surtout James Pettigrew) vous le diront , pour avoir un bon bilan, mieux vaut avoir de grandes oreilles. Pas question ici de moquer le physique de cette belle profession, mais juste d’évoquer la Ligue des Champions. Au coup d’envoi de la saison dernière, Jean-Marc de la compta sait donc qu’il ne va pas perdre ses rares cheveux, et pour cause : après une année sans Ligue des Champions, l’OL y revient, dans un groupe équilibré (de quoi se qualifier et donc choper quelques bonus) et avec une tête d’affiche (de quoi faire briller Maxwel Cornet contre un club anglais en espérant le refourguer à des pigeons d’outre-Manche).

Contrat presque rempli (sauf pour Maxwel) avec des droits TV et marketing qui s’envolent (+87 % grâce à l’UEFA et la participation à la C1, puisque les droits octroyés par la LFP et la FFF sont stables) et des recettes de billetterie en forte hausse sur la scène européenne (+60 % sur la billetterie Europe, dont la moitié lors du seul match contre le Barça, nouveau record « matchday » du Parc OL avec plus de 5M€). Les plus fines calculatrices remarqueront toutefois une légère baisse de la billetterie sur les matchs nationaux, en dépit d’un parcours plutôt long en Coupe de France. Mais l’Europe fait oublier tout le reste, y compris ce foutu but de Ramy Bensebaini

Phil Collins, c’est pas Céline Dion

Encore une saison à la Léo Dubois pour les partenariats/publicité et les produits de la marque, ni très bon, ni totalement mauvais, mais toujours dispo pour être dans la Hyunday lumière médiatique. Côté cession d’actifs joueurs, la performance semble bien terne, avec un Ferland Mendy moins bankable qu’Alexandre Lacazette l’année précédente. Mais les statistiques avancées racontent une autre histoire. D’une part, l’OL reste bien au-dessus de ses performances de long terme (autour de 55 millions d’euros de recettes par an sur les 6 dernières saisons, contre 88 cette année). Surtout, OL Groupe a déjà cédé deux beaux actifs comptant pour le prochain exercice (Tanguy Ndombele et Nabil Fekir pour près de 80 millions d’euros), de quoi probablement dépasser un chiffre d’affaires 2018/19 (309 millions d’euros) qui franchit pour la première fois la barre des 300 millions.

La grosse déception vient des « events », Phil Collins n’étant pas Céline Dion et l’éclosion de « séminiaires et visites » (+30%) ne suffisant pas à cacher l’année sans des « grands événements » (-63%). L’OL ne compte cependant pas abandonner ce plan de jeu et dit vouloir, pour la saison prochaine, devenir une marque de « full entertainment ». Reste à commencer par entertainer sur le terrain, et surtout à accrocher le podium. Parce que la Ligue des Champions, c’est vraiment la plus belle des compétitions d’un point de vue comptable.

Vincent Grimault

(Photo UEFA)

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