OL : l’analyse à deux facettes du début d’année 2021

Marcelo

BIGOÛT. Avec quatre points en deux matchs, l’OL a réussi à conserver sa place de leader et à remporter le titre honorifique de champion d’automne pour la première fois depuis la saison 2008/09. Mais son début d’année 2021 a été plus mitigé que sa fin 2020. Et les rencontres contre Lens (3-2) et Rennes (2-2) peuvent être lues de deux façons différentes.

De quoi s’inquiéter un peu

Une victoire en serrant fort les miches contre un promu et un nul plus qu’heureux à Rennes avec un adversaire supérieur 75 minutes sur 90, on a connu panorama plus rassurant. Les acquis de fin d’année 2020 seraient ils déjà en train de vaciller ? Face à Lens, après une première mi-temps plutôt maîtrisée, Leca a prolongé la période des fêtes en se muant en roi mage. Ni or ni encens, mais un ballon boxé bêtement sur un défenseur qui finit en CSC, puis un pénalty évitable concédé. Les cadeaux de Leca n’ont pas été un luxe puisque l’OL a fini en regardant le chrono, avec deux pions dans les filets de Lopes et un goût amer dans la bouche. A Rennes, le roi mage était cette fois dans l’effectif lyonnais et s’appelait Memphis. Un éclair de génie et une offrande sur le casque de Denayer ont mis sous le tapis une partie où les Bretons ont dominé les débats.

Dans le jeu, on retiendra surtout la faiblesse de plus en plus criante des latéraux, qui paraît rédhibitoire pour jouer le titre. Si Dubois est loin de son meilleur niveau, De Sciglio n’a malheureusement pas montré qu’il était une alternative sérieuse. A gauche, on louera l’abnégation de Cornet et plusieurs mouvements décisifs sont à mettre à son crédit, à Rennes et dans le derby notamment. Mais son déchet abyssal dans les centres et surtout, ses défauts de placement et lecture du jeu n’ont pas connu d’amélioration au fil des mois. Le festival de Doku, pourtant peu en réussite depuis le début de saison, a fait naître l’idée que pour un ailier de Ligue 1, le meilleur moyen de faire un gros match était d’attendre celui contre l’OL. L’échantillon est maintenant assez large pour qu’on puisse affirmer que le changement de poste de Cornet n’était pas l’idée du siècle. Bard a alterné le bon et le moins bon et son niveau actuel et potentiel reste à définir. Mais manifestement, l’exigence est plus importante pour un jeune du centre que pour des internationaux italien ou ivoirien.

Le taf a été fait malgré tout

Face à Lens, le coup de mou de la dernière demi-heure paraît bien dérisoire et bénin, un petit ressac de lendemain de bourriche d’huîtres. Le tempo maîtrisé de la première heure face à un beau collectif témoigne des certitudes acquises en trois mois par les Lyonnais. Le tout sans deux titulaires habituels (Marcelo et Toko Ekambi) avec deux solutions en moins sur le banc (Dembélé et Guimaraes) et accessoirement deux prestations moyennes d’Aouar et Memphis (même si ce dernier a malgré tout fait la différence statistiquement). L’OL a pourtant remporté une victoire logique sur l’ensemble de la rencontre, malgré une fin de match mal gérée, et s’est ainsi acquitté avec mention bien d’un match de reprise jamais facile à aborder (Lille, battu par Angers, ou le PSG, accroché à Sainté, peuvent en témoigner).

Ensuite, ramener un point du Roazhon Park après avoir compté deux buts de retard atteste de l’état d’esprit de l’OL. Même dans la tempête, le bateau ne chavire pas. Rennes, adversaire direct, a été maintenu à bonne distance, et les entrées de Caqueret et Cherki ont démontré une fois de plus la richesse de l’effectif lyonnais. Qui ne rencontrera pas souvent un attelage du niveau de Nzonzi-Camavinga en championnat cette saison. L’OL devrait retrouver sa mainmise au milieu dès le match contre Metz. La richesse de ce secteur, sa complémentarité, celle d’un trio offensif perturbé en ce début d’année par le test positif au Covid (absent contre Lens, peut-être pas totalement remis à Rennes) d’un Toko Ekambi important pour apporter de la profondeur, l’état d’esprit et les coups d’éclat de Memphis devraient assurer aux Lyonnais une place sur le podium sans sourciller. Et plus si affinités.

asunada

(Photo Damien LG / OL)

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