OL : l’abonné du bloc 106 rangée Y place 72 répond aux critiques présidentielles

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ZÉNON C’EST NON. Sébastien, abonné au bloc 106 rangée Y place 72, avait déjà été accusé de tous les maux de l’OL il y a huit mois. Ce supporter est de nouveau au cœur de la tourmente en cette période de crise, en particulier après la sortie du président Jean-Michel Aulas jeudi. Il est enfin sorti de son silence.

Les traits sont tirés, signe de la grosse charge de travail au Kiloutou Vaise-Écully ce vendredi mais aussi de la nervosité qui a gagné toutes les composantes de l’OL. Le discours de Sébastien reste pourtant fidèle à celui que le grand public et les habitués du Couëron connaissent depuis des années. Face aux critiques présidentielles, le supporter commence ainsi d’abord par minimiser sa propre responsabilité. « J’ai demandé le départ de Bruno Genesio, oui. Ceci étant, est-ce que c’est moi qui ai décidé de nommer un entraîneur sans expérience puis un coach détesté par les supporters de l’OL et qui sortait d’une année galère ? »

Quand un journaliste présent à la conférence de presse improvisée au Wallace Vaise le confronte à ses actes, et notamment à un tweet posté lors de OL-Angers (6-0) où il déclare « Putain ça fait du bien de revoir du football », Sébastien ne se défile toutefois pas. « Peut-être que j’ai commis une petite erreur. Est-ce que j’ai bien fait ? Je me suis peut-être laissé aveugler par mon respect de l’Institution. Qui a le plus d’intérêt à ce que ça marche ? Moi, car je regarde tous les matchs. »

« Une génération qui ne vit le football qu’à travers les bilans comptables »

Ce mea culpa, dont on peut douter de la totale sincérité, n’est toutefois que l’introduction d’un discours plus agressif. Avec le classique écran de fumée statistique pour commencer. « Par rapport aux dix-sept premières journées de la saison passée, l’OL a certes quatre points de moins, mais a marqué autant de buts, en a pris six de moins, est plus proche du PSG en nombre de points, et n’est après tout qu’à trois points du podium. » Une litanie de chiffres ponctuée de l’argument massue des performances européennes. « Et n’oublions pas que l’OL s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, ce qui devrait plaire même à la génération qui ne vit le football qu’à travers les bilans comptables et qui a l’impression d’être plus compétente tactiquement que des gens qui écoutent Vu Du Banc. »

L’occasion de se lâcher enfin, en attaquant sans le nommer Aulas. « Tout était peut-être mieux avant dans le petit monde des logiciels CEGID et des réseaux sociaux, mais certains devraient peut-être sortir de leur petit prisme franco-français et de leurs ex-guéguerres personnelles. Et avouer qu’après six mois de la pire crise lyonnaise du XXIe siècle le bilan de Sylvinho et Rudi Garcia est globalement le même, si l’on peut dire, que celui de Genesio au bout de trois ans à la tête du club… Les présidents qui regrettent son départ doivent aussi se remettre en cause. » Pas sûr que cette intervention d’une personnalité-clé du club aide à ramener le calme autour de l’OL.

Zénon Zadkine

(Photo Damien LG / OL)

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