OL : dix choses qu’on veut voir en 2017

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VŒUX. C’est le moment des bonnes résolutions et des souhaits pour l’année à venir ! Voici donc notre liste (non-exhaustive et dans le désordre) des choses qu’on veut voir en 2017 à l’OL. Et tant pis si certaines ont des allures de vœux pieux au Père Noël ou si on avait déjà fait les mêmes demandes lors des années précédentes…

 

Revoir le vrai Nabil Fekir

La vie sans Fékir continue, un peu. Victime d’une rupture des ligaments croisés en septembre 2015, cette saison devait être celle de son retour fracassant. À la mi-décembre, il faut avouer que l’on reste sur notre faim. Et lui aussi. Son bilan statistique est trop léger : 4 buts et 2 passes décisives en 22 rencontres disputées, dont 17 comme titulaire. Entre la difficulté de lui trouver une place dans le 4-3-3 fétiche de Bruno Genesio, ces moments où il ne semble pas être concerné par les tâches défensives et le replacement, et ces quelques matches où il est apparu incapable de faire la moindre différence balle au pied, on n’a que très rarement revu le “vrai” Nabil Fekir. Sa performance face à Montpellier reste l’une des rares éclaircies d’une demi-saison pendant laquelle il aura surtout cherché sa capacité d’antan à éliminer d’un crochet, sa vitesse de démarrage sur les premiers mètres, sa puissance dans les duels et l’aisance dans les petits espaces qui en ont fait un international avant sa grave blessure. Le 4-4-2 de ces dernières semaines semble taillé pour lui – à lui de saisir sa chance et de montrer qu’il peut redevenir lui-même. On ne demande que ça.

Gueïda Fofana devient coach à l’OL

C’est hélas devenu une habitude de nos vœux. Depuis deux ans, on souhaite le meilleur à Gueïda Fofana. Ou plutôt on lui souhaite de rejouer. Cette fois, on s’est fait une raison : Jean-Michel Aulas a déjà évoqué la retraite du milieu formé au Havre. Et même si elle n’a jamais été officialisée, on imagine mal Gueïda jouer à nouveau au football au plus haut niveau. Surtout que selon nos informations, Fofana passe actuellement son BEF. Un premier pas vers une reconversion, toujours dans le milieu du football. Et à l’OL ? L’hypothèse avait été envisagée par Jean-Michel Aulas. Allez Jean-Mi, un petit effort pour un gars qui le mérite tellement…

 

Un fond de jeu

À mi-saison, force est de constater que personne n’est réellement capable de définir l’identité de jeu de cet OL. Et pour cause : elle n’existe pas. Louvoyant entre les systèmes au gré des résultats (surtout) et des absences (parfois), il reste difficile d’identifier les principes forts guidant les choix de Bruno Genesio. La qualité de l’expression collective de cet OL reste fluctuante, et trop souvent tributaire des formes individuelles. Sa solidité défensive est au mieux variable, malgré les ébauches de certitudes qui ont commencé à se dégager au niveau de la charnière lors des derniers matches, après des semaines d’expérimentation. Le cœur de l’automne a marqué le zénith de cette incertitude identitaire, avec un 3-6-1 aussi instable qu’insuffisamment travaillé tactiquement. Aujourd’hui, contrairement à Nice, Monaco ou, à une moindre mesure, au PSG, l’OL n’a pas de style propre et de grands principes dirigeant son jeu collectif, et c’est bien dommage. On en deviendrait presque nostalgique du losange, dont on connaissait certes les limites mais qui avait le mérite de fixer des intentions claires au niveau de l’animation offensive et défensive (sans parler de son incompatibilité tactique avec Rachid Ghezzal).

Une vraie politique sportive

Le désormais célèbre Café du Commerce n’est pas le seul à regretter le manque de structuration de l’OL au niveau de sa direction sportive en général. Sous couvert d’anonymat, un responsable de club anglais s’étonnait il y a peu en marge d’un rassemblement Wyscout de la faiblesse de moyens de la cellule de recrutement du club lyonnais. Une anecdote racontée par l’Équipe cette semaine qui illustre parfaitement le retard pris par l’OL dans ce domaine. Les intentions, cet été, semblaient plutôt bonnes, avec la nomination annoncée puis longuement retardée d’un directeur sportif. Puis, quelques atermoiements plus tard, Gérard Houllier a fini par rejoindre le club en tant que “Conseiller Extérieur en Matière Sportive”, et ce après la clôture du mercato, s’il vous plaît. Entre le cumul des mandats de l’ancien DTN, les guerres d’influence internes et les ingérences de Jean-Michel Aulas dans le sportif (voir l’affaire Mateta), l’OL montre que son organigramme sportif est aussi désorganisé que ses infrastructures sportives sont de classe mondiale. Ajoutez à cela une cellule de recrutement dont la légèreté n’empêche pas les ratés, et vous obtenez un cocktail parfait. Les Lyonnais pourraient s’inspirer de l’organisation de l’OGC Nice, aux moyens plus limités mais structuré de manière significativement plus professionnelle. On peut toujours rêver.

Des recrues à valeur ajoutée

Ce point est intrinsèquement lié à celui du dessus. Encore une fois, les recrues lyonnaises ont déçu sur cette première moitié de saison – cela devient une habitude. D’ailleurs, aucun des quatre renforts estivaux (Maciej Rybus, Nicolas Nkoulou, Emanuel Mammana, Jean-Philippe Mateta) n’était présent sur le terrain au moment du coup d’envoi de la rencontre la plus importante de cette première partie de saison, au Parc OL face au FC Séville (Mammana était certes indisponible). Arrivé libre pour remplacer Umtiti et doté d’un salaire confortable, Nicolas Nkoulou a peu à peu disparu des radars suite à la conjonction de performances décevantes et de l’éclosion de Mouctar Diakhaby. Ses quelques passages en tribune ces derniers temps n’augurent rien de bon lorsque Mammana sera de retour. D’ailleurs, l’Argentin est la seule satisfaction parmi les nouveaux arrivants lyonnais. Malgré son jeune âge et le difficile passage du football argentin au championnat de France, il a fait admirer sa relance et sa lecture du jeu lors de prestations encourageantes au sein d’une défense en souffrance à l’automne. En parlant de souffrance, Maciej Rybus s’est rapidement imposé comme une réelle source de stress depuis son arrivée. Il n’est ni un défenseur correct, ni un bon contre-attaquant. Son apport offensif est trop insuffisant pour justifier qu’il déséquilibre en permance son côté gauche. Son placement est aussi exotique que son club précédent, le Terek Grozny, et il a fini par perdre sa place au profit d’un non-spécialiste, Jérémy Morel, qui a au moins le mérite de savoir verrouiller son couloir. Si l’OL veut bénéficier d’une vraie animation offensive dans les couloirs, il sera nécessaire de rajouter un latéral gauche à l’effectif dès cet hiver. Le “coup” Rybus était peu risqué financièrement – mais il serait temps d’en reconnaître l’échec et de cantonner le Polonais a un rôle de couteau suisse remplaçant. Enfin, le transfert de Jean-Philippe Mateta, probable fruit d’un caprice présidentiel et illustration parfaite des dysfonctionnements au sein de la direction sportive de l’OL, reste un mystère entier. Le jeune attaquant est un pari sur l’avenir – mais alors pourquoi l’avoir fait venir en qualité de joker, payant au passage le prix fort ?

L’OL égale le nombre de derbies gagnés de l’ASSE

On l’avait déjà souhaité l’an dernier… et l’écart historique n’a pas bougé, la faute à un bilan neutre sur l’année 2016 (une victoire des Verts à Saint-Étienne, un succès lyonnais au Formidable Outil). L’OL est donc toujours à trois derbies gagnés de l’ASSE (39 victoires pour les Rhodaniens contre 42 pour les Foréziens). Il faudrait donc une année parfaite et un tirage au sort favorable pour revenir à hauteur de nos meilleurs ennemis. Ou même les dépasser, avec beaucoup de chance et un affrontement en Ligue Europa…

La Coupe de France pour l’OL

Aucune ligne rajoutée au palmarès depuis 2012 : indigne d’un club comme l’OL. Après une élimination précoce en Coupe de la Ligue et un retard déjà rédhibitoire en Ligue 1, la Coupe de France est dorénavant la plus belle chance de titre pour les Lyonnais. La route d’un sixième sacre dans la plus vieille compétition de l’Hexagone (ce qui hisserait l’OL au niveau de l’ASSE, une source de motivation supplémentaire) est toutefois longue et passer par la réception d’une équipe de Ligue 1, Montpellier, dès le premier tour le 8 janvier.

Un beau parcours en Europa League

On a encore en tête cette plaisante et disputée double confrontation face à la Juve, et notamment ce match aller à Gerland qui restera comme la dernière grande performance de la carrière de Steed Malbranque. Les beaux parcours en Europa League sont d’ordinaire l’apanage des clubs d’autres championnats, mais la qualité de cette équipe lyonnaise et l’expérience accumulée en Ligue des Champions peut lui permettre de rêver de jouer un rôle en C3. Cela aurait probablement des répercussions sur ses performances en championnat, mais l’OL doit savoir jouer sur plusieurs tableaux et retrouver un “esprit coupe” qui l’a trop souvent fui depuis le départ de Remi Garde.

Un nouveau triplé pour les féminines

Ce n’est jamais évident de choisir son cadeau de Noël pour ce cousin brillant, que tout le monde adore et qui vient de la branche riche de la famille. C’est pareil pour les féminines : que leur souhaiter de plus après une année 2016 marquée par un triplé Championnat, Coupe, Coupe d’Europe ? Eh bien la même chose ! De quoi donner envie à Alex Morgan de rester un peu plus longtemps que six mois. Tout bénef…

Du foot en record d’affluence au Parc OL

Pour l’instant, le record d’affluence au Parc OL est détenu par Racing 92 – Saracens avec 58.017 spectacteurs contre 57.050 pour le derby. Veut-on vraiment donner autant d’importance à un sport de sous-préfectures du sud-ouest et de rouquins aux oreilles décollées ? Le Formidable Outil doit-il involontairement faire la propagande d’une vision pétainiste de la France ? Sommes-nous obligés d’employer des termes aussi ridicules que « groupé pénétrant » ou « pénaltouche » ? Non. Alors, vas-y Xavier Pierrot, fais un petit effort et baisse le prix des places. Et vous les autorités publiques, autorisez les déplacements de supporters adverses et soyez moins relous sur les conditions de sécurité. Merci.

Étienne M. & Hugo Hélin

(Photo Damien LG)

2 Comments

  1. Patrice

    31 décembre 2016 at 4:50

    Que JMA puisse vous lire !!!!

    • Etienne

      3 janvier 2017 at 10:33

      Et Xavier Pierrot ! ;)

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