OL – Dijon : du Côte-d’Or pour la digestion

Denayer

AVANT-MATCH. Les retrouvailles de l’OL avec son public auraient pu être sacrément chouettes. Mais la jauge du Formidable Outil est limitée à 5000 spectateurs, et l’ambiance semble être très vite retombée après la défaite face au Bayern. Il ne sera donc pas tellement question de célébration joyeuse, ce vendredi à 21h00 (en direct sur Téléfoot), mais plutôt de réussir un retour sur terre pas forcément évident.

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podcast bilan de la saison 2019/20 de l’OL

Enjeu. Neuf jours, c’est court pour digérer une demi-finale de Ligue des Champions. C’est le défi pour l’OL, qui a toutefois montré que ce laps de temps était largement suffisant pour commencer à ternir le bel enthousiasme né de ce parcours. La quasi-indifférence des joueurs vis-à-vis des supporters venus les acclamer à l’aéroport, les incompréhensibles propos de Toko-Ekambi dans L’Équipe (jugeant en substance que « les gens » avaient trop été critiques et pas assez joyeux après l’élimination face au Bayern), ou encore l’agressivité de Rudi Garcia sur OLTV face aux critiques concernant la gestion des jeunes laissent penser que l’équipe a opté pour la stratégie « seuls contre tous ».

Dommage : s’il semble difficile de valoriser le parcours en C1 tactiquement, la belle « union sacrée » des supporters avec leur club (spontanée cette fois-ci) était sans doute l’un des ingrédients estivaux à pérenniser. Ça n’en prend pas le chemin dans la communication. Il faudra donc que l’OL soit capable d’entretenir la flamme via le terrain. La sortie de Marçal, qui estime que l’OL doit se donner l’objectif de titiller le PSG cette saison, n’engage sans doute pas à grand-chose, mais elle révèle au moins une forme d’ambition qui ne peut que séduire après les dernières performances du club en Ligue 1, et les excuses systématiquement trouvées aux sous-performances.

Au-delà des éléments d’ambiance lyonno-lyonnaise, l’OL sera aussi surveillé pour sa capacité de rebond. Tout le monde, y compris au club, semble conscient de l’enjeu de changer les intentions de l’équipe pour passer de matchs contre la Juve, City ou le Bayern à un enchaînement Dijon, Bordeaux, puis Montpellier. Et si le retour sur terre sous forme de gueule de bois a une belle cote, cette équipe a suffisamment de ressources et d’élan pour déjouer un pronostic de plus.

La compo probable. Le changement de calibre de l’adversaire et les bienfaits de la fraîcheur physique et psychologique ont sans doute fait réfléchir le staff à la possibilité de changer de compo et/ou de tactique. Mais entre l’envie de surfer sur la dynamique estivale et la tentation légitime de profiter des potentiels partants tant qu’ils sont dispo, le 5-3-2 aoûtien devrait être reconduit à l’identique, avec une seule incertitude sur Dembélé/Toko-Ekambi.

La composition probable de l’OL : Lopes – Denayer, Marcelo, Marçal – Dubois, Caqueret, Guimaraes, Aouar, Cornet – Memphis, Dembélé (ou Toko-Ekambi)

Le prono de la rédac. Pour éclairer le prono, faut-il prendre les stats des premières journées (13 victoires et 3 nuls depuis la dernière défaite, à Lille en 2003/04), ou celles, plus mitigées, des deuxièmes journées (8 victoires, 4 nuls, 4 défaites sur la même période) ? Tablons sur une victoire poussive mais sans trop trembler, totalement de la lignée de celle remportée contre Amiens il y a deux ans par exemple. Avec un but par mi-temps (Memphis après un petit crochet à l’entrée de la surface, Cornet sur un ballon qui traîne au deuxième poteau), emballé c’est pesé.

Eloi Paillol

(Photo Damien LG / OL)

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