OL – Benfica (3-1) : la Lisbonne opération

Andersen

LES NOTES. L’OL restait sur 6 matches nuls à domicile en Ligue des Champions. Nul, seul l’un des clubs sur la pelouse ce mardi soir l’a été, et heureusement il ne s’agit pas de notre chère Institution. Face à un Benfica timide, les Lyonnais ont livré une première mi-temps aboutie, plaisante à défaut d’être révolutionnaire, avant de sombrer dans une torpeur habituelle dans le second acte. Le but de Seferovic aura fait craindre à une énième désillusion, mais Traoré s’offre quelques louanges en mettant définitivement l’OL à l’abri. La qualification peut s’assurer dès la prochaine journée à Saint-Pétersbourg.

Quatrième journée du groupe G de Ligue des Champions, mardi 5 novembre 2019

Olympique Lyonnais – Sport Lisboa e Benfica 3-1

Buts : Andersen (4e), Memphis (33e) et Traoré (88e) pour l’OL ; Seferovic (76e) pour le Benfica.

Avertissements : Gabriel (43e) et Florentino (50e)

OL : Lopes – Dubois, Andersen, Denayer, Koné – Reine-Adélaïde (Traoré, 73e), Mendes, Tousart, Aouar (Marcelo, 90e) – Dembélé, Memphis (Cornet, 46e). Entr. : Rudi Garcia.

Benfica : Odysseas – Tavares, Dias, Ferro (Jardel, 16e), Grimaldi – Gedson (Seferovic, 46e), Florentino, Gabriel, Cervi (Pizzi, 73e) – Chiquinho, Vinicius. Entr. : Bruno Lage.

Les notes : Lopes 5 – Dubois 5, Andersen 7, Denayer 6, Koné 6 – Reine-Adélaïde 4, Mendes 8, Tousart 6, Aouar 8 – Dembélé 4, Memphis 7 + Cornet 4

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Andersen concurrence

Comme au match aller, on n’a pas à attendre longtemps pour avoir de l’animation : 4e minute, le vice-capitaine Memphis respecte la hiérarchie et sert le capitaine Dubois sur un corner joué à 2. Mais arrêtons là l’ironie : le centre pour Andersen est excellent, la tête à bout portant n’est pas mal non plus. Marcelo, sur le banc et qui en plus se fait copieusement pourrir par les tribunes depuis la sortie de sa femme à la façon Mauro Icardi grande époque Inter, se dit sûrement qu’il serait mieux devant Capitaine Marleau sur France 3.

Plus Passoire que Pessoa

Après une petite pause pour cause de Ferro embroché (les réceptions de l’Ambassadeur ne sont plus ce qu’elles étaient), l’OL continue à pousser, et le côté gauche animé par Aouar est très efficace. Tout le monde se met dans l’ambiance Ligue des Champions, et Rudi Garcia lui-même sort son plus beau cahier de doléances sur une éventuelle main dans la surface lisboète. Seul Dembele est peu vu sur le début de match, car moins mobile qu’un Memphis virevoltant. 

Si les attaquants portugais montrent quand même quelques signes de dangerosité, la différence entre les deux équipes se voit surtout en première mi-temps entre les deux charnières défensives : là où les stoppeurs portugais semblent techniquement en difficulté, la charnière Denayer-Andersen fait plaisir, et ne laisse pas les ouvertures coupables caractéristiques de notre histoire récente.

Côté gauche Lyonnais animé et défense Benfiquiste fébrile : vous venez d’ailleurs de lire le résumé du deuxième but sans le savoir. Un débordement sur 50 mètres d’Aouar qui sert Memphis seul au milieu, et la supériorité de Lyon sur le début de match est récompensée.

La mi-temps se termine sans grand frisson, mais dans cette impression générale que l’OL livre enfin un match à la hauteur des talents individuels s’ils arrivent à s’entendre, sans même de génie tactique à la baguette. Tout le monde livre une performance au minimum solide dans ce premier acte, même un Lopes gentiment mis en avant par sa défense, sûrement désireuse de lui donner de quoi briller dans le temps additionnel (on va dire que c’est ça).

Thiago big or go home

Élément étonnant à noter : les Portugais ciblent particulièrement un joueur de l’OL, et c’est Tousart. Le 29 aurait-il été identifié comme dépositaire du jeu lyonnais par les visiteurs ? Cela confirmerait la difficulté des Bruno à avoir raison au Groupama Stadium. Un lien avec la moins bonne qualité du jeu Lyonnais depuis la pause ? On peut essayer d’y croire… En tout cas, l’enthousiasme qui nous habite s’est largement estompé, et la sortie de Memphis en est une hypothèse de cause plus crédible. En l’absence du Young King™, la deuxième mi-temps permet surtout de confirmer le très bon match, dans deux registres différentes, de Mendes et Aouar. Là où le Français agit en architecte du jeu Lyonnais, le Brésilien est le démolisseur des fulgurances adverses. Mais les récupérations combatives d’Aouar sont aussi à souligner, tout comme quelques lancements de jeu du milieu défensif.

Bertrand en renard

Les deux satisfactions lyonnaises ne suffisent pourtant pas à retenir la baisse du bloc de l’OL qui, telle la marée, est aussi prévisible qu’inéluctable. Sur une très belle passe en profondeur pour un Seferovic parfaitement lancé entre les deux centraux Lyonnais, la VAR nous aura fait croire quelques instants à un sursis, mais c’est finalement 15 minutes à serrer les fesses promises aux Lyonnais. C’est au moment où on y croyait le moins (défense lyonnaise sous pression et action de contre menée par Cornet) que Traoré choisit pour servir sa classique crochet intérieur – frappe croisée à un défenseur qui ne regarde visiblement pas plus la Ligue 1 qu’Antoine Kombouaré. Le soulagement et la bonne humeur du moment ne permettront pourtant pas d’éviter à Marcelo une bronca en entrant en jeu. Certainement de la part des dizaines de milliers de Cherkistes déçus de ne pas voir leur champion devenir le plus jeune joueur de l’histoire de la LDC. Techniquement, il reste toutefois en course pour en devenir le plus jeune vainqueur, c’est déjà ça.

Alors, que retenir de cette soirée ? Difficile de ne pas remarquer Memphis, tant par son activité quand il est là que l’ennui quand il sort. On sera d’ailleurs vraisemblablement nombreux à scruter le rapport médical demain, car son absence dimanche à Marseille serait forcément préjudiciable. En revanche, Aouar et Mendes seront là, et c’est une très bonne nouvelle : paradoxalement, le milieu de terrain qui a perdu des points sur le match est Reine-Adélaïde, pourtant souvent impressionnant depuis le début de saison. On attend toujours son installation dans l’axe, mais le 4-4-2 de Garcia ne lui y laisse que peu de place.

Le début de hiérarchie dans le groupe peut se confirmer dès la prochaine journée : une victoire à Saint-Pétersbourg qualifierait déjà l’OL pour les huitièmes de finale. Pour continuer à rêver de conquêtes européennes, il faudra cette fois gagner la Campagne de Russie.

Nicolas Schweisguth

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Lucky

    6 novembre 2019 at 10:33

    Un 2-2 suffirait aussi.

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