OL-ASSE (1-0) : ça ne joue pas, mais ça gagne

Dembele

LES NOTES. L’OL n’est toujours pas très convaincant dans le jeu, mais l’OL en est désormais à 7 points sur 9 en 2022 après sa victoire dans le Derby. Pas de quoi rassurer avant le gros calendrier qui vient (Monaco, Nice, Lens, Lille, avec Marseille en prime), mais au moins de quoi pouvoir troller un peu les Verts de notre entourage en leur demandant dans combien d’années on aura la chance de se faire une revanche en Ligue 1.

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du Derby OL-ASSE (1-0) !

Castello Lukeba, +2

En début de saison, c’était notre petit plaisir, cet énième nom qu’on sort à nos amis non lyonnais en disant « Mais si, tu vas voir, dans un an il sera partout ». A écouter les commentateurs du match, le secret est maintenant de Polichinelle. Comment leur en vouloir ? Face à une attaque bien sûr très pauvre, il a encore brillé. Pas dans les duels, puisqu’il en a eu très peu à jouer, mais dans la relance, encore une fois. A plusieurs occasions, on a eu peur qu’il rate, et que sa jeunesse ne nous coûte un but cruel. Mais c’est là où il est si fort : c’est passé à chaque fois. De loin le plus rassurant de cette ligne à trois qui sera piégeuse dans les quiz Sporcle dans quelques années.

Malo Gusto, -1

On a failli faire du mauvais esprit en mettant une note positive à Damien Da Silva et Moussa Dembélé pour avoir secoué involontairement Léo Dubois en le forçant à sortir prématurément. Mais le remplaçant du capitaine de l’OL (enfin, le premier sur quatre ce vendredi) a moins bien tenu son couloir droit que Dubois (peut-être aussi car les Stéphanois se sont mis à attaquer timidement en deuxième période). Alors pour nous excuser de notre mauvais esprit, on met une note négative à Malo Gusto.

Houssem Aouar, -1

Son cas a agité la rédaction (les deux brainstormeurs à peu près à jeun). Côté pile, une belle implication, une technique toujours très au-dessus de la moyenne, qui lui permet de faire des différences et de mettre le jeu lyonnais dans le bon sens. Côté face, deux grosses occasions qu’il conclut par des frappes au mieux moyennes. C’est finalement cette part d’ombre qui sera retenue pour sa note, car il est tristement symbolique d’un OL qui aurait pu passer une bien meilleure soirée en se mettant à l’abri. Il n’est pourtant pas question de lui reprocher de ne pas être un tueur devant le but, surtout que chacune de ses frappes qui ne finit pas au fond semble désormais être un psychodrame pour l’ensemble des supporters. Même un renard des surfaces comme David Trezeguet ne marquait pourtant pas sur chaque tir, et ratait même parfois la cible à 11 mètres avec un ballon arrêté en finale de Coupe du monde.

Maxence Caqueret, +2

Sa note était initialement plus haute, mais on a ensuite vu des chiffres malheureusement trop habituels avec lui cette saison : 18 ballons perdus, 68% de passes réussies. Et c’est vrai que quand on repense à cette occasion où il peut lancer Guimaraes seul au but s’il pense à utiliser son pied gauche, on peut avoir des regrets. Pourtant, la première partie de l’action illustre tout ce qu’il a fait de bien : une récupération ultra propre dans les pieds de Nordin, puis une conduite de balle ambitieuse pour éliminer un adversaire en couverture. Ce n’est pas encore le Caqueret incandescent du Final 8 mais, dans un effectif pas dénué de qualité technique, s’il arrive à remettre cette intensité folle au pressing avec plus d’efficacité que ces dernières semaines, il peut faire énormément de bien à la récupération.

Bruno Guimaraes, +1

A-t-il fait un match discret, ou a-t-on juste trop l’habitude de le voir très fort ? Moins en vue que Caqueret, il a sûrement été plus propre dans ses choix. Dans un style moins électrique, plus dans la temporisation intelligente et le lancement en profondeur quand nécessaire (même si c’était souvent sur les ailes), il a été de ceux qui ont maintenu le couvercle sur de tièdes stéphanois, surtout en première mi-temps. Une mention sympathique pour son vice parfaitement adapté au derby, avec juste ce qu’il faut d’exagération (au contraire d’Henrique qui part en deltaplane quand on le pousse) et de moquerie, sans jamais d’agressivité excessive. Très bourgeois, très Lyon, on adore.

Nicolas Sch (avec HH)

(Photo Damien LG / OL)

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