OL : un an après, un mercato estival 2019 aux airs d’accident industriel

JRA

MERCATO. Sylvinho n’est pas la seule plantade de l’OL à l’été 2019, et un an plus tard le mercato estival 2019 ressemble à un échec flagrant.


La preuve ? La principale réussite en équipe première est Ciprian Tatarusanu, arrivé pour être gardien remplaçant et qui s’est plutôt bien acquitté de sa tâche lorsqu’il s’est retrouvé sur le terrain, avec la séance de tirs au but contre Lille en demi-finale de Coupe de la Ligue en climax. Et encore, le souvenir de sa première conférence de presse où il affirmait s’être vu promettre la place de titulaire et son départ un an plus tard jettent un petit voile sur un recrutement qui a satisfait l’OL mais visiblement moins l’autre partie.

Le cas Jeff Reine-Adélaïde illustre lui la catastrophe qu’a été la saison 2019/20 de l’OL. Plutôt convaincant avant et après sa grave blessure, l’ancien Angevin a déjà demandé son départ. Une décision dont on peut bien penser ce qu’on veut, mais qui montre que pour un jeune espoir comme lui le tremplin offert par l’OL ne semble plus assez rebondissant faute de visibilité européenne et d’un entraîneur ayant fait progresser des jeunes ces dernières années et lui faisant totalement confiance.

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podcast bilan de la saison 2019/20 de l’OL

Les flops Joachim Andersen, Youssouf Koné et Thiago Mendes, sont eux clairement sportifs. Tous étaient arrivés dans la peau de titulaires et se retrouvent aujourd’hui assis sur le banc, quand ce n’est pas en tribunes. Et si l’on en droit d’imaginer, ou d’espérer, que leur deuxième année soit celle du redressement, il n’est pas sûr que l’OL leur en donne l’occasion, même si les montants investis font qu’il n’est pas forcément évident de leur trouver une porte de sortie honorable. Reste donc le cas Jean Lucas, ni un échec ni une réussite pour l’instant, et à qui l’on souhaite de sauver le mercato estival 2019.

Un mercato qui interroge jusqu’aux équipes jeunes de l’OL. Nicolas Fontaine (prêté à Las Rozas en D3 espagnole), Héritier Deyonge ou Eli Wissa n’ont pour l’instant pas montré qu’ils étaient des phénomènes nécessitant un investissement précoce lorsqu’on dispose de l’un des meilleurs centres de formation de France et que ses propres jeunes ont déjà bien assez de mal à être lancés. D’autant que la stratégie de post-formation, qui a souvent semblé être un petit pêché mignon de Florian Maurice, n’a jamais vraiment marché ces dernières années, les seules réussites étant Lucas Tousart et Maxwel Cornet. Et vous nous connaissez assez pour imaginer les guillemets qu’on met autour du mot réussites.

Un an plus tard, l’été 2019 fait donc office d’échec industriel. Et même si le covid et ce qu’il a changé dans l’économie du football n’étaient pas prévisibles, ce mercato raté alors qu’il était le plus dispendieux de l’histoire de l’OL est forcément encore plus violent pour un club dont l’EBITDA doit beaucoup au trading de joueurs. Et qui se retrouve donc désormais coincé entre obligation de vendre, avec ses meilleurs joueurs comme seuls éléments bankables, et nécessité d’acheter, pour rattraper les ratés du passé et préparer le futur.

HH et RJ

(Photo archive Damien LG / OL)

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