OL : des amicaux pour dévoiler le onze contre la Juventus ?

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ÉTAT DES LIEUX. S’ils ont principalement pour but de remettre les joueurs en forme alors que leur dernier match officiel remontera à plus de cinq mois au coup d’envoi de Juventus-OL le 7 août, les amicaux serviront aussi à préparer ce choc que la situation sanitaire a rendu si spécial. Petit tour des interrogations autour du onze probable à un peu plus de trois semaines du match.

Deux, voire trois, questions en défense

S’ils sont disponibles, Anthony Lopes, Léo Dubois et Jason Denayer seront sur le terrain contre la Juventus. Restent donc deux questions a priori en suspens à trois semaines de ce huitième de finale retour. D’abord, celle du latéral gauche.

L’espoir suscité par les 45 minutes de Melvin Bard contre Nice suffit à lui seul à mettre en exergue le désespoir régnant à ce poste depuis le début de la saison. Mais l’international U20 semble partir de loin dans l’esprit de Rudi Garcia, même si ses prestations dans la suite de la préparation (s’il reste) seront particulièrement suivies.

Pour la Juventus, Youssouf Koné (qui n’a joué aucun match officiel avec l’OL en 2020 à cause d’une blessure, mais qui était arrivé dans la peau d’un titulaire) ou Maxwel Cornet (improvisé latéral gauche pour pallier les défaillances de Fernando Marçal et titulaire lors du huitième de finale aller) tiennent donc la corde.

L’autre question est celle de l’arrière central accompagnant Jason Denayer, une incertitude qui dure là aussi depuis le début de saison. Car ni Marcelo, qui arrive parfois à faire passer son manque de mobilité et de maîtrise technique pour du leadership, ni Joachim Andersen, dont la performance prometteuse contre Nice n’a pas encore fait oublier une première saison à l’OL où il a réalisé plus de boulettes que Bako Koné dans l’ensemble de sa carrière, n’apportent de garanties suffisantes.

Et une troisième question pourrait d’ailleurs surgir : celle du nombre de défenseurs. L’hypothèse de voir une défense à trois (ou cinq, c’est selon) est d’autant moins à négliger qu’elle a déjà été adoptée au match aller, qu’elle pourrait correspondre à l’idée que se fait l’OL d’un match à aborder pour défendre son but d’avance avant tout, et qu’elle pourrait diluer les errements défensifs individuels.

De la flexibilité au milieu…

Au milieu, l’OL a perdu son doudou Lucas Tousart, gros nounours qui court partout et rassure les entraîneurs sans idées de jeu claires. Il lui reste toutefois du beau monde. Bruno Guimaraes s’est déjà imposé et devrait être la base du milieu. Tout est possible ensuite, que ce soit un milieu à trois avec le Brésilien en pointe basse ou à deux avec celui-ci en membre du double pivot.

Et entre Houssem Aouar, Thiago Mendes, Maxence Caqueret voire Jeff Reine-Adélaïde, il y a de quoi faire marcher son imagination, d’un 4-3-3 à deux relayeurs ultra-techniques (à choisir entre Aouar, Caqueret et Reine-Adélaïde) à un 4-4-2 à plat avec deux meneurs excentrés (Reine-Adélaïde) par exemple. La réalité a toutefois une forte chance d’être moins bandante que ça, et l’on miserait d’ailleurs bien une pièce sur la titularisation à Turin de Mendes, le moins exubérant des milieux restants et donc le plus rassurant pour un coach de l’OL dans ce genre de situations. Les amicaux à venir devraient toutefois donner plus d’indications.

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… dont dépendra une attaque dépendante de ses deux revenants

De la formule choisie pour composer le milieu dépendra forcément celle de l’attaque. Si Aouar est placé sur l’aile gauche, Memphis Depay pourrait ainsi être recentré, aux côtés de Moussa Dembélé dans un 4-4-2 à plat voire seul devant dans un 4-3-3 aux airs de faux losange. L’état de forme du Néerlandais sera d’ailleurs l’un des points particulièrement scrutés au cours des prochains amicaux, car Memphis est l’une des rares certitudes de l’OL en attaque avec Dembélé, qui a enfin pu profiter de la trêve imposée pour enfin avoir le droit de se reposer.

Revenus d’une blessure aux ligaments croisés, le numéro 11 de l’OL et Reine-Adélaïde font en effet office de facteurs X dans un secteur où Tino Kadewere ne devrait pas pouvoir être inscrit en Ligue des Champions (sauf changement annoncé après coup comme en Ligue des Champions féminine). Karl Toko-Ekambi et Bertrand Traoré n’ont en effet pas le même talent ou ne l’expriment pas de manière aussi régulière, et l’option Rayan Cherki devrait se limiter pour Garcia à une éventuelle fin de match avec un but à aller chercher à tout prix. Il serait donc préférable que les deux revenants aient 90 minutes (ou pas loin) dans les jambes plutôt que 30.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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