Notre Jurynho de PSG-OL (1-2) : point de penalty

_DLG5079

LES NOTES. En son temps, le Rank’n’OL permettait, à l’occasion, de noter l’arbitre, Aulas, un adversaire, la femme d’un joueur ou tout simplement l’entraîneur. C’est le petit regret qu’on peut avoir à la fin de ce match. Car même en perdant à la dernière minute, on se surprend à être « content », ou disons en tout cas fier de ce qu’on a vu, et ça doit beaucoup à Bosz.

Au-delà du spectacle plaisant du soir, on ne regrette absolument pas, par exemple, de ne pas avoir observé trois défenseurs et/ou milieux défensifs entrés pour bétonner à 1-1. Ni d’avoir un joueur de 18 ans à droite, et pas un Diomandé ou tout autre bricolage justifié par « attention pas un gamin contre Neymar à Paris ». L’OL a rendu les coups jusqu’au bout, et zonait encore près de la surface adverse au début du temps additionnel. Et quand l’OL s’est incliné, on a regretté tout ce qui s’est bien passé au lieu de lister tous les mauvais choix du soir.

Malo Gusto, +3

On va éviter les ironies faciles sur les bienfaits de l’absence de Dubois. En revanche, assez sérieusement, la question de son statut de titulaire se pose de plus en plus clairement. Son remplaçant présumé a réussi une prestation de très bon niveau, et montré surtout un aplomb impressionnant. C’est presque plus sa fin de match dans le rouge que sa responsabilité sur le penalty qui le prive d’un bonus encore plus net.

Lucas Paqueta, +4

Dans certains matchs, on le voit mettre de la classe un peu partout. Ce soir, il est un peu partout dans un registre plus énergique. Le point commun, c’est qu’il est partout, et que quoi qu’il fasse, c’est toujours bienvenu. Plus d’un Parisien risque de garder un souvenir frissonnant de Paqueta. À coup sûr, Donnarumma sera du nombre : le but du Brésilien est un cauchemar de gardien, et un geste galère pour beaucoup d’attaquants.

Karl Toko Ekambi, +2

Il est de plus en plus difficile de dégager une vraie tendance dans le passage de Toko à Lyon. Les phases très inspirées font douter de ce qu’on a pu voir quand il était à la rue, et réciproquement. Ce soir, le Camerounais a secoué la défense du PSG a plusieurs reprises, s’est presque un peu emballé par moment en prenant (trop?) volontiers le tir. Mais il a réussi plusieurs gestes dans le sens du jeu, dont sa passe décisive sur le but. Et quand il est sorti, on s’est dit qu’il manquerait quelque chose pour finir le match.

Islam Slimani, -2

Il est un peu dur de lui tomber dessus dans un match où c’est son profil qui le dessert plus que ses efforts, mais on l’a quand même vraiment peu vu dans un match où pourtant l’OL ne s’est pas contenté de bétonner. Les ballons sont remontés jusqu’en attaque, mais pas à son profit. Il fait aussi les frais d’un match où beaucoup de joueurs semblent plus difficiles à caser sur la grille spécifique du Jurynho.

Jérôme Boateng, -1

Quand on hésite déjà sur le quatrième joueur cité dans un Jurynho, il y a forcément du « ç’aurait pu être un autre » pour le cinquième. On va donc distinguer (après avoir commencé les notices de trois autres joueurs, avant de le choisir) Boateng, sans trop de conviction. Même s’il est encore tôt pour lui tomber dessus, il n’est pas encore le taulier qu’on attend à côté de Denayer depuis plusieurs saisons. Mais on se garde le droit d’espérer qu’il le devienne bientôt.

Eloi Pailloux

(Photo Damien LG / OL)

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>