Nîmes – OL (0-4) : Caqueret soirée

caqueret

LES NOTES. Face à une équipe de Nîmes réduite à neuf avant la mi-temps, l’OL a fait le boulot (0-4), grâce à un Memphis tout en stats (deux buts, une passe dé) et dans le sillage d’un Maxence Caqueret dont le seul cerveau ferait presque office de fond de jeu.

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Vendredi 6 décembre 2019, 17e journée de Ligue 1

Nîmes Olympique – Olympique Lyonnais 0-4 (0-1)

Buts : Memphis (16e sp ; 64e), Aouar (71e), Andersersen (79e).

Avertissements : Paquiez (38e ; 40e) pour Nîmes ; Caqueret (17e), Traoré (50e) pour Lyon.

Expulsions : T. Valls (5e), Paquiez (40e) pour Nîmes.

Nimes : Bernardoni – Paquiez, Briançon (cap.), Martinez, Miguel (L. Valls) – Fomba, T. Valls – Ferhat (Valerio, 87e), Buades (Sainte-Luce, 72e), Philippoteaux – Ripart. Entr. : Bernard Blaquart.

OL : Lopes – Tete, Andersen, Denayer, Rafael (Bard, 46e) – B. Traoré, Thiago Mendes, Caqueret (Tousart, 69e), Aouar – M. Dembélé, Memphis (Reine-Adélaïde, 76e). Entr. : Rudi Garcia.

 

Évidemment, l’OL s’est retrouvé à onze contre dix dès la cinquième minute, après que le pied de Théo Valls a terminé sur la cuisse de Maxence Caqueret. Rouge logique : on ne touche pas au crack. Ou bien parce qu’un pied à cet hauteur, c’est dangereux, on ne sait plus trop. En tout cas, ce fait de jeu a enfoncé une équipe de Nîmes encore moins en confiance que l’OL, et la décision a été vite faite.

Après un bel enchaînement de Traoré, on a revu un penalty pour Lyon ! Transformé d’une panenka par Memphis (0-1, 16e). Mais c’est Nîmes qui fait le break aux cartons après deux belles minutes de Paquiez (38e, 40e). Le match est quasi plié.

La deuxième mi-temps a ressemblé à une parodie de handball, mais nous a permis de voir la première apparition en pro de Melvin Bard, entré à la pause. C’est à peu près tout ce qu’on aura à se mettre sous la dent jusqu’à ce que Memphis allume à l’entrée de la surface (0-2, 64e), puis serve Aouar (0-3, 71e) avant qu’Andersen, lui aussi à mi-distance (0-4, 79e), ne permette à l’OL de souffler un bon coup avant l’important match de mardi en Ligue des Champions.

 

Andersen-Denayer, le syndicat d’initiative

Anthony Lopes (6). Bizarre à dire avec le recul, mais sans son arrêt devant Briançon à 0-0 (11e), l’OL aurait pu tout foutre en l’air, comme il sait si bien le faire.

Kenny Tete (5). Il fait partie de ceux qui ont bénéficié de l’effet Caqueret, qu’il a cherché à chaque fois que le milieu lyonnais lui offrait une solution dans l’axe, même dans des positions a priori inconfortable. Car en bon joueur made in Ajax, Kenny Tete a l’habitude de composer avec le talent des autres. Malheureusement pour lui, ses capacités techniques sont très loin de son bagage tactique. Et dans un match où il a eu autant d’espaces, ça se voit beaucoup.

Joachim Andersen (6). Peu sollicité défensivement, il a bien maîtrisé la situation sur les rares ballons un peu compliqués à gérer, que ce soit grâce à son physique ou à son jeu de tête. Avec le ballon, il a tenté quelques montées, mais là aussi, les circonstances du match ont largement permis cela. Son but d’une belle frappe des vingt mètres (0-4, 79e) récompense la prise d’initiative. Il sera intéressant de voir s’il osera ce type d’incursions à l’avenir après un début de saison marqué par sa timidité.

Jason Denayer (5) : Jason Denayer a eu quelques difficultés en début de match, mais il s’est vite rattrapé, et la dynamique du match facile l’a bien servi. Il n’a eu que deux-trois longs ballons à gérer avec un adversaire proche de lui, un match beaucoup trop facile pour en tirer quelconque enseignement. Ses montées balle au pied ne mènent pas toujours à quelque chose, mais on les aime quand même.

Rafael (5). Pas si mal à gauche, même s’il finit (encore) blessé sur l’action qui vaut un deuxième jaune à Gaëtan Paquiez. L’occasion de voir enfin Melvin Bard (5), dont on aurait presque juré sans jamais l’avoir vu en pros qu’il était déjà le meilleur latéral gaucher de cette équipe. À vrai dire, on n’en sait pas beaucoup plus après une mi-temps de handball, où il a parfois semblé encombré par trop d’opportunités de monter, sans rien avoir à faire derrière. Ce sera sûrement pas assez pour Leipzig, mais il revient déjà de loin quand on sait que deux jours plus tôt, son entraîneur ne le connaissait pas.

Bertrand Traoré (6). Une première passe en une touche de toute beauté pour Tete, puis un slalom caractéristique (mais abouti) pour obtenir le penalty, une volée qui passe de peu à côté, etc. Jusqu’à la mi-temps, il pouvait viser la grosse note, mais le Berto brouillon a un peu vite repris le dessus.

Thiago Mendes (5). Tu n’as que des amis ici, Thiago. Mais tu aurais facilité la vie de toute la rédaction si tu n’avais pas attendu que les Nîmois se retrouvent à neuf pour sortir de ta cachette. Ce n’est pas parce que ton voisin était plus brillant qu’il faut se transformer en laborieux du double pivot. Tout le monde a le droit de jouer au foot en même temps, y compris à l’OL.

 

Caqueret casse des U

Maxence Caqueret (7). Pour son troisième match en pro et son deuxième de la saison, l’organisateur-relayeur a parfaitement tenu son rôle. Une aisance balle au pied qu’aucun de ses concurrents ne peut prétendre surpasser et une agressivité défensive qui compense son petit gabarit. Toujours disponible et enclin à jouer vers l’avant, il ouvre de nouveaux circuits au cœur du jeu, là où les Lyonnais n’ont plus foutu les pieds depuis bientôt cinq ans de relances en U latéral 1 – central 1 – central 2 – latéral 2 et retour aux envoyeurs. Moins brillant dans une deuxième mi-temps particulière, il a tout de même continué à distiller des passes vers la surface, même si personne n’en a rien fait. Suffisamment spécial pour s’installer comme une option valable au milieu.

Houssem Aouar (6). Dans ce 4-4-2 qui n’attend plus que Reine-Adélaïde (à moins que Dembélé ouvre de nouveau la perspective du 4-3-3 en disparaissant définitivement), il est un peu l’homme sacrifié. Mais il fait sa bien, que ce soit en débordant sur son aile gauche ou en se recentrant, comme lorsqu’il sert parfaitement Memphis sur l’action du poteau (21e). Un but un peu chanceux car son tir est dévié par Briançon (0-3, 71e), mais rien que pour le contrôle orienté, c’était mérité.

Moussa Dembélé (4). Ce n’était pas forcément un match d’avant-centre, puisque les huit joueurs de Nîmes ont passé le match dans son périmètre. Mais il n’a rien réussi, et si ça ne porte pas préjudice à son équipe pour l’instant, il a intérêt à envoyer du bois contre Leipzig, parce que, à force, les Traoré, Terrier et Cornet pourraient devenir une vraie concurrence. Et pourquoi pas Gouiri maintenant que Garcia a compris que plus on est de Gones, plus on rit.

Memphis Depay (8). Une panenka, un poteau, un missile dans le petit filet et une passe dé pour finir. On n’a pas compris pourquoi l’OL est allé le chercher à l’époque, et on ne sait pas ce qu’il fout encore là trois ans plus tard. Et si ce vendredi soir, on n’avait pas encore toutes les réponses à nos questions, on s’est quand même dit que notre vie était plus facile que celle de Paul Bernardoni. 

Raymond Jacquet (avec PM)

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