Nicolas Le Bellec (SC Lyon) : « Des signes qui peuvent être inquiétants »

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NATIONAL. Comme à Concarneau lors de son précédent match de National, le SC Lyon s’est recroquevillé en fin de rencontre et a fini par concéder le nul dans les derniers instants face à Laval (1-1) après avoir été plutôt convaincant ce mardi dans un 4-4-2 losange original (l’habituelle sentinelle Mohamed Fadhloun à gauche du milieu, Hamadi Ayari en pointe haute). De quoi donner un goût amer à Nicolas Le Bellec, entraîneur qui n’a toujours pas connu la défaite au SC Lyon mais qui n’a pas assez connu la victoire pour espérer décoller du bas de tableau (1 victoire, 3 nuls).

SC Lyon : Hautbois – M’Dahoma, Jacob, Seguin (cap.), Pierre-Charles – Gbellé, Ezikian, Fadhloun – Ayari – Botella (Ghezali, 76e), Tounkara (Doucouré, 84e). Entr. : Nicolas Le Bellec.

Quel est le sentiment qui prédomine après ce nul ?

On peut faire un copier-coller des derniers matchs et s’arrêter là. Non, dans le contenu, c’est quand même différent. Mais c’est Concarneau (1-1), c’est Sète (0-0)… Ce qui prédomine, c’est beaucoup de regrets.

Quel était le plan avec la mise en place de ce 4-4-2 losange ?

Comme je l’ai dit aux joueurs, c’était qu’aujourd’hui ils me montrent qu’ils ont envie de jouer et d’avoir la maîtrise. J’ai les joueurs pour. Par rapport à certaines difficultés sur certains postes, j’ai décidé de m’orienter vers ce système. Je tiens le compte et j’ai aligné les joueurs qui me semblaient le plus performant.

On a vu de belles ressorties de balle et un jeu plutôt plaisant pendant une grande partie du match.

Oui, j’ai pris beaucoup de plaisir. J’ai trouvé qu’on maîtrisait notre sujet. On les a vraiment gênés dans l’utilisation du ballon. Il nous a manqué un peu de justesse technique. Mais dans l’esprit on était là. Et quand on se met à marquer, bizarrement on veut changer les choses, faire autre chose, on rentre dans un combat qu’on ne maîtrise pas bien. A la mi-temps je leur ai dit que j’ai vu des choses intéressantes, mais je trouvais qu’on s’éparpillait, qu’on s’énervait après l’adversaire ou l’arbitre, on commençait à avoir peur, on osait moins, on se cachait. Pour moi ce sont des signes qui peuvent être inquiétants.

Au-delà du système on a aussi vu le milieu Corentin Jacob en défense centrale, pourquoi ce choix ?

Ça revient à ce que je disais, je veux plus de qualité sur la première relance. On a vu qu’il a cette faculté à casser les lignes, à trouver des passes qui font mal. On a besoin de ça pour déséquilibrer l’adversaire. Mon idée c’était de maîtriser et de mettre le jeu en place, donc c’est pour ça que j’ai pris cette option.

Comment expliquer cette fin de partie avec plusieurs occasions adverses ?

On était en retard sur tout. On sortait parfois à trois sur un joueur et on se faisait aligner sur une passe. On ne sentait pas la sérénité. On a des joueurs qui dans cette situation ont peur. Et quand on a peur, on fait moins.

C’est un problème plus psychologique que physique selon vous ?

Je pense. On le voit, le but qu’on encaisse ce n’est pas un problème physique : on a le ballon et on loupe la relance sans être pressés. Petite erreur individuelle, et grosse conséquence derrière. Mais ils auraient mérité d’égaliser bien avant. Voilà, il faut qu’on sorte de cette zone et pour ça il faut qu’on soit plus costauds mentalement. Il ne faut pas s’apitoyer, parce que si on ressasse toujours les mêmes choses, on n’avancera pas.

Propos recueillis par Marion Dupas

(Photo photogravitch via SC Lyon)

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