National 2 : Saint-Priest, rescapé du coronavirus

ASSP

NATIONAL 2. Alors que le bruit des outils résonne dans le stade Jacques-Joly, l’analogie est aussi facile que tentante : comme sa nouvelle tribune sortie de terre ces derniers mois et qu’il espère inaugurer le 30 janvier pour la réception de la réserve de l’OL, l’AS Saint-Priest est en chantier après une intersaison mouvementée.

En chantier, mais toujours en National 2. Un maintien long à se dessiner pour Saint-Priest, dans la zone rouge au moment de l’arrêt des championnats et dont le président Patrick Gonzalez avait mené le combat autant médiatique que judiciaire. Son club aura finalement sauvé sa place en quatrième division non pas grâce à ses recours, mais à la rétrogradation de Mulhouse en N3 par la DNCG qui a profité à l’ASSP, premier sur la liste des repêchés.

« Par rapport à la saison qu’on faisait, je pense que c’est normal de se maintenir », estime l’entraîneur Lionel Bah dans un des nouveaux vestiaires de Joly, quelques minutes après la fin de la séance d’entraînement de jeudi. « Je crois qu’on n’a été relégables que trois fois. Je récupérais des blessés de longue date. Par rapport au jeu qu’on proposait aussi, je pense qu’on se serait maintenus. Et il y avait un calendrier plutôt favorable sur les matchs retour. » Sur les six matchs déjà disputés lors de la phase retour, Saint-Priest avait en effet affronté quatre équipes présentes dans le top 5 au moment de l’arrêt du championnat. Et devait encore affronter les quatre autres équipes situées entre la 12e et la 16e place (Saint-Priest occupant alors la 14e, celle de premier relégable), dont trois à la maison.

Le dénouement heureux aura toutefois été précédé d’une incertitude forcément dure à vivre et qui a aussi compliqué l’intersaison du club. Saint-Priest a ainsi perdu 17 joueurs, et a dû recruter sans savoir dans quelle division il se trouverait. « On se préparait un peu aux deux hypothèses », avoue Bah. « On a pris des joueurs capables de jouer en N2 et en N3. Mais le plus dur a été de les attirer. Ce qui est bien, c’est qu’ils ont adhéré au projet sportif et que la plupart ont dit qu’ils venaient même si on était en N3. »

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« On a repris un peu en retard, parce qu’on ne savait pas dans quelle division on serait », poursuit l’ancien milieu défensif, qui a découvert 11 nouveaux visages sur les 26 joueurs présents lors de cette semaine que le groupe a passé en stage, naviguant entre le stade et un hôtel de Saint-Priest. Un groupe qui sera comme l’an dernier l’un des plus jeunes de N2, puisque seulement quatre membres de l’effectif ont plus de 25 ans. « C’est un projet qu’on a à Saint-Priest de faire jouer les jeunes. C’est une volonté sportive de faire monter les jeunes. Quand on regarde un peu depuis deux ans, cinq joueurs ont signé dans des clubs pros. Ça montre que Saint-Priest forme bien. »

Mais la jeunesse de l’effectif, le chamboulement de celui-ci et la reprise tardive empêchent d’affirmer des ambitions trop hautes pour l’instant. « Il faut quand même être lucides et se dire qu’on est passés tout près de la descente et repartir de l’avant. Pour moi, un bon maintien serait très raisonnable« , lance ainsi Bah, qui reconnaît ne pas trop savoir à quoi ressembleront les premières semaines de N2. « Certaines équipes ont repris deux ou trois semaines avec nous et ont fait huit matchs amicaux. Peut-être qu’elles seront lassées. On verra en début de championnat. » En espérant que celui-ci ait cette fois aussi une fin, et que les promotions et relégations soient validées sur le terrain.

N2

Hugo Hélin

(Photos AS Saint-Priest)

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