Mercato de l’OL : une révolution en douceur

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BILAN. Le mercato français est officiellement terminé depuis ce lundi soir à minuit, mais celui de l’OL est globalement fini depuis le 14 août et l’arrivée de Jeff Reine-Adélaïde. Premier marché des transferts dirigé par le nouveau directeur sportif Juninho, l’été lyonnais a été marqué par des records et des soucis d’effectif récurrents.

Plus que l’arrivée du duo de Brésiliens Juninho-Sylvinho (nouvel entraîneur), c’est surtout la liste des partants qui a poussé le club lyonnais à investir. Avec les départs de Ferland Mendy, Tanguy Ndombele et Nabil Fekir, l’OL a perdu trois de ses joueurs les plus talentueux, un par ligne. De quoi expliquer l’investissement consenti sur les recrues, qui s’est traduit par quelques chiffres records : le transfert de Joachim Andersen (30M€ bonus inclus) est ainsi devenu le plus gros effectué par l’OL après avoir battu celui de… Thiago Mendes (26,5M€ bonus inclus). Et le montant du transfert du Brésilien a ensuite été de nouveau surpassé par celui de l’arrivée de Jeff Reine-Adélaïde (27,5M€ bonus inclus), pour faire de ce mercato le plus dépensier de l’histoire de l’OL et montrer que la période de vaches maigres était derrière.

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L’équipe-type probable, en 4-3-3 et en faisant le choix de ne pas inclure les jeunes comme Oumar Solet, Maxence Caqueret ou Amine Gouiri faute d’avoir encore assez de recul pour savoir à quel point ils allaient être utilisés et car la polyvalence de certains joueurs ne veut pas dire que les places vides de remplaçants sont non pourvues. Memphis Depay peut ainsi remplacer Moussa Dembélé en numéro 9 (comme contre Bordeaux), Thiago Mendes grimper d’un cran pour jouer en tant que relayeur et laisser la place de pointe basse à Lucas Tousart (comme en début de saison) ou Fernando Marçal se recentrer pour jouer axe gauche.

Mais le fort investissement ne signifie pas pour autant un grand bouleversement. Pour ses débuts, Juninho a plutôt opté pour la douceur dans le sens des départs, en ne poussant personne dehors. Ce qui signifie que certaines lacunes de l’effectif sont toujours là, et ce n’est pas un euphémisme pour désigner Mapou Yanga-Mbiwa, Marcelo ou Lucas Tousart (ce dernier ne mérite pas totalement sa place dans cette catégorie, mais il illustre bien la diplomatie de Juninho, après avoir été pris en exemple négatif pour décrire le profil de pointe basse souhaité avant d’être conservé et même titularisé à ce poste lors des trois premières journées de Ligue 1).

L’OL a ainsi toujours trois arrières latéraux à droite, un luxe superflu même s’il permet de décaler quelqu’un de l’autre côté quand Youssouf Koné est absent et que Marçal est (comme trop souvent) indisponible, tandis que l’aile droite de l’attaque verra elle la mise en concurrence de deux joueurs qui ont souvent attiré les critiques, et pas toujours à tort. Mais il est maintenant trop tard pour régler ces problèmes et il ne reste plus qu’à se tourner vers le terrain, seul révélateur de la qualité de ce marché estival. Car un mercato ne se juge pas le lendemain de sa fermeture, mais à la fin de la saison.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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