Marcelo, comme un âne en peine

Marcelo

PORTRAIT REFAIT. Tractopello termina là-bas, à Angers puis en National 2. Auteur d’un match qui restera dans sa légende puis sujet d’un COOL, Marcelo n’est plus un joueur de l’équipe première de l’OL, et bientôt plus un joueur de l’OL tout court. Et le Bolsonariste a fini par mettre tout le monde d’accord à son sujet.


Les supporters ont plus vite compris que la direction de l’OL. Son immaturité et son caractère conflictuel n’auront jamais permis à Marcelo de se sortir d’une année 2019 où tout a basculé, où une discussion tumultueuse dans le sprint final est devenue quelques mois plus tard un début de bagarre à l’aéroport Saint-Exupéry après un match à Lisbonne, puis un calicot insultant pour ces créatures intelligentes que sont les ânes et qui aura provoqué la célébration de qualif la plus étrange de l’histoire de la C1.

Ses deux doigts auraient pu sonner la fin de son histoire à l’OL, mais du côté du club Marcelo aura toujours bénéficié d’un crédit que son apport sportif ne justifiait pas vraiment. S’il partira libre, le défenseur brésilien aura toujours été bien vendu avant ça, la moindre série de matchs solides se transformant en storytelling revanchard, et chacune de ses belles transversales diagonales lorsqu’il n’est pas pressé en preuve qu’il n’est pas si mauvais que ça à la relance. Un des avantages des joueurs au profil limité : puisqu’on leur en demande peu, il en faut peu pour être satisfait.

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La comparaison avec Emmanuel Mammana, que Marcelo remplaçait pour le montant de la plus-value apportée par l’Argentin, a d’ailleurs rythmé les débuts du Brésilien. Et pas que de la part des fans de Mammana : le phénomène décrit en fin de paragraphe précédent a ainsi fait que la mauvaise relance de Marcelo est presque devenue une qualité, ou une preuve de sa solidité. Mais l’on peut aussi être mauvais relanceur et mauvais défenseur.

En faisant reculer le bloc et en sortant moins haut, Marcelo a peut-être fait moins d’erreurs visibles qu’un jeune d’alors 20 ans au jeu plus risqué (et encore, certains matchs dont le dernier doivent suffire à remplir un bêtisier aussi long). La belle affaire. On peut aussi se demander ce que le style du Brésilien, moins adapté à un club dominant, a fait perdre comme temps et dans le jeu à l’OL.

Marcelo s’en va, et il a désormais fait l’unanimité. Après un sprint final où ses limites auront été fatales, notamment lors d’un match décisif contre Nice où ses défauts défensifs auront effacé son but de la tête contre Monaco quelques semaines plus tôt, le défenseur brésilien s’apprête à être viré quelques mois à peine après une renégociation de contrat qui n’avait déjà rien de judicieux. Et qui s’est avérée pire que prévu.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. NvH

    18 août 2021 at 3:10

    Enfin un article qui rappelle à quel point ce mec est une tanche, ballon au pied ou pas.

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