L’OL se tape l’affiche

OLPSG

COMME UN LUNDI. L’OL a complètement raté le grand match qui aurait pu lui permettre de prendre la place de leader. Une défaite plus honteuse dans le contenu que dans le score, sauvé par une dernière demi-heure jouée tranquillement par le PSG (2-4).

Les notes d’OL-PSG (2-4) :
au lit express

Avant cela, la première heure de jeu avait en effet montré un bel exemple d’ineptie tactique. Alors que l’une des clés pour embêter le PSG était de gêner sa relance, l’OL a en effet laissé l’arrière-garde parisienne dans un fauteuil, y compris les éléments les plus faibles balle au pied comme Danilo ou Idrissa Gueye. Le bloc lyonnais n’était pourtant pas particulièrement bas, mais l’ersatz de pressing s’est trop souvent fait sans vraie pression collective sur le porteur. De quoi rappeler une interview d’Adil Rami en début de saison évoquant les différences entre « bloc haut » et « pressing », avec le mauvais exemple de Rudi Garcia.

Les explications de celui-ci après le match n’auront d’ailleurs pas vraiment été convaincantes : si l’OL ne pouvait pas se livrer trop haut sur le terrain, c’était pour ne pas laisser d’espaces plus bas. Sauf que dans les faits, l’OL a souvent eu le pire des deux systèmes, avec une défense suffisamment haute pour laisser des espaces dans le dos (il n’a pas fallu attendre que le score soit plié pour voir Marcelo être à la peine face à la vitesse de Kylian Mbappé, puisque le défenseur central brésilien est obligé de s’excentrer et est déjà déposé par le numéro 7 du PSG sur l’occasion de Moïse Kean à la 6e minute) mais un pressing pas assez pressant qui a permis aux Parisiens de conserver le ballon sans souci quand ils le souhaitaient.

On repense notamment à cette action où les deux centraux parisiens et Danilo peuvent s'échanger tranquillement des passes face au pressing mou de deux Lyonnais esseulés, avant que Marquinhos n'allonge pour Alessandro Florenzi, juste devant l'arbitre assistant, qui a tout le couloir devant lui. (Capture OL Play)

On repense par exemple à cette action où les deux centraux parisiens et Danilo peuvent s’échanger tranquillement des passes face au pressing mou de deux Lyonnais esseulés, avant que Marquinhos n’allonge pour Alessandro Florenzi (juste devant l’arbitre assistant) qui a tout le couloir devant lui. (Capture OL Play)

Un entre-deux sans convictions dont il est difficile de comprendre le but. L’OL n’a pas vraiment voulu prendre la main sur le match, mais n’était pas non plus là pour subir. La formule la plus méchante serait de dire que Garcia a pris exemple sur le Barça, mais sur celui du match aller (1-4). Si l’entraîneur de l’OL a mis en avant la qualité des Parisiens après le match, ses orientations tactiques n’ont rien fait pour les empêcher de briller. Et il semble dangereux de se voiler la face en parlant d’un PSG trop fort quand il joue à son meilleur niveau : les difficultés dans le jeu en 2021 étaient pointées du doigt avant ce match, et l’OL n’avait remporté que deux des cinq rencontres précédentes en Ligue 1. Mais on se tape forcément plus l’affiche quand c’est, justement, pendant l’affiche de Canal+.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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