L’OL et la Coupe de la Ligue en cinq dates

Olympique Lyonnais

COUPE DE LA LIGUE. La LFP a annoncé la suppression de la Coupe de la Ligue (ou officiellement sa suspension à l’issue de cette édition). L’occasion de se replonger dans cinq souvenirs, bons ou mauvais pour l’OL.

Premier match, première victoire

Cannes – OL (2-3), 4 janvier 1995

Si l’OL s’inclinera dès le tour suivant contre le PSG (futur vainqueur de l’épreuve), il débute toutefois par une victoire chez le Cannes de Patrick Vieira, Johan Micoud et Christophe Delmotte son histoire avec cette version de la Coupe de la Ligue (deux compétitions avec ce nom ont eu lieu auparavant, mais sans vraiment être reconnues officiellement) par une victoire en seizièmes de finale. Et vu qu’on n’a aucun souvenir ni aucune image de cette rencontre, on vous a fait un quiz pour que vous retrouviez les 13 pionniers choisis par l’entraîneur Jean Tigana.


Premier cœur brisé

Metz – OL (0-0, 5 tab à 4), 6 avril 1996

Dès l’année suivante, l’OL se hisse en finale de cette Coupe de la Ligue, sa première finale de coupe nationale depuis 1976 (défaite face à l’OM en Coupe de France). Un an après l’affaire de la souffleuse, le FC Metz laisse encore un goût amer aux Lyonnais. Au bout de la prolongation, Éric Roy trompe en effet enfin Jacques Songo’o et pense ramener un trophée entre Rhône et Saône, mais l’arbitre refuse le but pour un pied haut devant le visage de Sylvain Kastendeuch. Place aux tirs au but. Après des ratés initiaux de Stéphane Roche et Kastendeuch, les huit joueurs suivants (dont Pascal Olmeta) réussissent leur tentative. Pas Marcelo Djian, dont la frappe est repoussée par le gardien camerounais avant que Cyrille Pouget ne transforme sa tentative. Et ne permette aux Grenats de faire leur fameuse chenille.

Premier trophée depuis 28 ans

OL – Monaco (2-1 ap), 5 mai 2001

Il faudra donc encore attendre 5 ans pour l’OL remporte de nouveau un trophée, son premier depuis 28 ans (non, la Division 2 et la Coupe Intertoto ne comptent pas) et la Coupe de France 1973. Contre Monaco, le peuple lyonnais exulte grâce à deux héros improbables. Claudio Caçapa, défenseur central, ouvre ainsi le score au bout d’une montée rageuse conclue par un lob sur Stéphane Porato et par une célébration dans les filets. Shabani Nonda égalise et envoie les deux équipes en prolongation, où Patrick Müller entre en cours de jeu et offre la victoire à l’OL suite à un centre en retrait de Sonny Anderson à la 118e minute. Le club lyonnais se rend compte qu’il peut aussi gagner des trophées et remportera sept titres de champion de France et une Coupe de France lors des sept années qui suivent.

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Intermède comique

Bordeaux – OL (1-0), 31 mars 2007

On n’allait quand même pas être totalement sérieux pour célébrer la fin d’une compétition en bois, donc rions un peu avec cette sortie de Rémy Vercoutre qui permet à Henrique de marquer le seul but d’une finale chiante à en mourir. Et si la déception était mesurée à l’époque, puisque les titres en Ligue 1 compensaient largement cette défaite, le club lyonnais n’a toutefois gagné aucune de ses trois finales de Coupe de la Ligue depuis 2001 : après cette AirCoutre en 2007, l’OL de Rémi Garde s’est en effet incliné contre l’OM de Brandao en 2012 et le PSG d’Edinson Cavani en 2014.

Première finale à la maison

PSG – Monaco (4-1), 1er avril 2017

L’OL a débuté une nouvelle ère en inaugurant son Formidable Outil en janvier 2016 avant que celui-ci n’accueille un an plus tard la finale de Coupe de la Ligue (première fois qu’elle est délocalisée loin de Paris). Qui devient donc logiquement un objectif annoncé pour l’OL, dont le président Jean-Michel Aulas déclare ainsi : « Bien sûr que le fait de pouvoir jouer la finale dans notre stade renforce le côté affectif que j’ai pour cette épreuve. On reprochait trop à Paris de la gagner en jouant la finale chez lui, il faut être capable de montrer qu’on peut en faire autant. Ce sont les coaches qui décident mais en tant que président, j’ai un petit faible pour la Coupe de la Ligue. » La réciproque n’est pas vraie : l’OL de Bruno Genesio est sorti dès son entrée en lice par Guingamp à domicile (2-2, 3-4 tab). Les Lyonnais qui ont pris leur billet iront donc à Décines pour voir le PSG éventrer Monaco devant 57.841 spectateurs, ce qui fait tout de même du bien à l’EBITDA. Pas suffisant pour Aulas, qui a visiblement perdu deux ans plus tard son « côté affectif » pour la compétition : après l’élimination des troupes de Bruno Genesio (qui n’a passé qu’un tour en Coupe de la Ligue en quatre participations) en 2019, le président lyonnais se lâche : « Je ne veux pas décrier la Coupe de la Ligue, parce qu’on dira que je le fais parce qu’on s’est fait éliminer par Strasbourg, mais c’est vrai que c’est quand même une coupe en bois. » Quelqu’un pour lui demander où il en est et s’il est triste ou heureux de sa suppression ?

Hugo Hélin

(Photo Alain Mounic – Panoramic)

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