Les notes de Strasbourg-OL (2-3) : return to Genesis(me)

Memphis

LES NOTES. Un grain de folie, des buts, très peu de maîtrise et une fin de match en panique malgré une belle avance au score : des ingrédients qui rappellent fort les années 2016/19 et des marques de fabrique de l’OL de Genesio qui étaient bien à la Meinau ce dimanche. Avec un corollaire habituel : même si ça gagne, les garanties apportées pour la suite restent chiches.

OL : Lopes (7) – Dubois (3) (De Sciglio, 73e), Marcelo (5), Denayer (3), Cornet (2) – Thiago Mendes (5), Paqueta (5) (Diomandé, 86e), Aouar (5) (Jean Lucas, 72e) – Kadewere (6) (Dembélé, 64e), Depay (8), Toko-Ekambi (6)

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de Strasbourg-OL (2-3)

C’est la première bonne nouvelle pour tous ceux qui ont rusé avec les impératifs familiaux et réussi à se coller devant l’écran à 13h : on ne s’est pas ennuyé du tout devant ce Strasbourg-OL (2-3). Les occasions ont été nombreuses dans un match débridé, particulièrement en deuxième mi-temps. Il n’était pas évident de miser sur un score qui ne bouge plus à la 55e minute, et les attaquants des deux équipes auront matière à ressasser dans les heures qui viennent. Autre point positif : ça gagne enfin, de nouveau, pour l’OL. Pour le reste, tout le monde a terminé les fesses formidablement serrées (et un nouvel opus du remplacement d’un offensif par un défenseur central dans les cinq dernières minutes), ce qui n’est pas très bon signe après avoir mené de trois buts. Et si on a vu de la folie, elle semblait assez peu contrôlée, et la feuille de route de Garcia n’apparaît pas beaucoup plus déchiffrable qu’avant ce match.

Dubois s’écrit sans air

La problématique des latéraux est bien partie pour devenir un problème à part entière. Passé le format particulier des matchs du Final 8, Cornet (2) a rapidement montré ses limites au poste d’arrière gauche dans une défense à cinq. Dans une défense à quatre, ça semble pire. Privé de la possibilité de multiplier les allers-retours sur l’aile, l’Ivoirien a livré une prestation cata, rarement bien placé, facilement éliminé et allant même jusqu’à gêner ses petits copains à l’occasion. De l’autre côté, Dubois (3) semble perpétuellement rincé. Trop tôt pour juger De Sciglio, pour qui on a envisagé un carton dès son premier ballon, mais l’Italien devrait logiquement avoir sa chance (encore que, quand on voit que Cornet « reste devant Bard »…).

L’attaque s’écrit sans ailes

Garcia avait pourtant promis de ne rien changer. On n’a pourtant pas du tout reconnu l’équipe des six premières journées, obnubilée par les centres. Avec l’apport quasi-inexistant des latéraux, et le rôle des deux ailiers du jour, loin de se coller aux lignes de touche, on a pourtant vu de nombreuses occasions, pour beaucoup créées en contre ou via un jeu plus axial. Très en vue, Memphis (8) a joué le rôle de dénominateur commun à de nombreuses actions, avec notamment trois passes décisives. À ses côtés, Kadewere (6) et Toko-Ekambi (6) ont été décisifs, mais leur contribution au jeu est restée modeste. Mention spéciale pour le Camerounais, auteur d’un beau pressing sur la première occasion du match, de deux buts, et de pratiquement rien d’autre : 90 minutes archi-efficaces.

Le milieu s’écrit sans U

Un ingrédient Genesien a toutefois fait défaut à ce match : le fameux circuit de passe en « U » de l’arrière-garde. Le scénario et les intentions strasbourgeoises expliquent en grande partie ce constat. Les défenseurs n’avaient pas la tranquillité nécessaire aux passes latérales et les efforts du milieu de terrain pour être dispo à la relance ont aussi offert des alternatives. On optera pour un tir groupé à l’intention de Paqueta (5), Aouar (5) et Thiago Mendes (5), dont les contributions au jeu ont malgré tout laissé un goût de trop peu, et qui ont par ailleurs souvent manqué de consistance en phase défensive.

Lopes s’écrit sans cul

Pas de bol pour Lopes (7). Pas loin d’être plus sollicité sur ce match que sur les six précédents, il s’est fait du bien en multipliant les interventions précieuses et/ou spectaculaires. Mais ses coéquipiers du champ n’ont pas toujours très bien suivi. Les deux buts locaux interviennent d’ailleurs après une belle parade de sa part. Dur de ne pas épingler Denayer (3), à l’arrache sur ce match (et en particulier sur le second but du RCS), même quand il n’avait pas l’excuse de se faire percuter par Cornet. Le Belge confirme indirectement le statut de taulier incontestable (mais assez relatif, pour le coup) de Marcelo (5) en ce début de saison. Un nouvel exemple de réussite relative pas vraiment rassurante à long terme.

Eloi Paillol

(Photo archive Damien LG / OL)

One Comment

  1. ArmaGueïda

    18 octobre 2020 at 9:47

    Géniaux les sous-titres

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