Les notes de Rennes-OL (2-2) : le quart d’heure armoricain

Denayer

LES NOTES. Mené de deux buts sans avoir rien montré jusqu’à la 79e, l’OL a finalement ramené de Rennes un point qui lui permet d’être en tête de la Ligue 1 à la mi-saison. La chance du champion, d’automne pour l’instant.

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de Rennes-OL (2-2) !

Anthony Lopes (4). En partie coupable sur le premier but rennais, il s’est aussi légèrement blessé en ratant sa sortie. On l’a senti gené jusqu’à la fin de la première mi temps, où il n’a pas vraiment été mis en danger. Bien mieux physiquement en deuxième mi temps, il n’a rien pu faire sur le but de bourigeaud mais ses interventions (60e, 86e) ont empêché les rennais de marquer le but du break.

Marcelo (4). Le Brésilien a été défensivement assez neutre, avec quelques bonnes interventions et des moments où il était complètement dépassé par les attaques rennaises. Côté relance une bonne passe pour De Sciglio en début de match puis beaucoup de ratés.

Jason Denayer (5). Frustré par l’annulation de son premier but pour une main (65e), le Belge s’est vengé en égalisant de la tête lors du quart d’heure de folie lyonnais. Côté défense, il a été pris de vitesse par son compatriote Doku sur plusieurs actions, dont celle du premier but, mais a été plutôt solide malgré tout.

Maxwel Cornet (3) est de ceux qui incarnent (derrière Memphis quand même) cette fin de match réussie. Centreur (!) sur le but du 2-1, auteur d’un une-deux certes bien plus anecdotique avec Depay sur celui du 2-2 , il a aussi semblé plus tranchant défensivement. Et ce n’était pas dur, tant il a galéré tout le reste de la rencontre. Il continue de donner l’impression d’improviser en permanence à ce poste. On soulignera à nouveau une forme d’abnégation qui paye ce soir, dans le sens où beaucoup de joueurs auraient plongé après ces 80 premières minutes.

On commence à avoir un nombre d’échantillons de matchs suffisants pour se faire une idée sur Mattia De Sciglio (3), et ce n’est pas magique. S’il semble moins perdu que son alter-égo à gauche, son match ce soir oscille entre le très neutre et le médiocre. Mais lui n’a pas su sauver sa performance en se distinguant dans le finish. Remplacé à la 89e par Diomandé, sans doute un peu surpris de ne pas composer une défense centrale à trois, pour une fois.

Thiago Mendes (4). Comme ses compères du milieu, il a passé 70 minutes à payer les dégâts faits par la doublette Camavinga-Nzonzi, qui a offert à Terrier, Grenier et Bourigeaud de l’espace et du temps. Il a malgré tout gratté quelques ballons et gêné les bons mouvements rennais. Un peu trop aspiré par la défense proche de sa ligne de but, il a parfois laissé des trous dangereux à l’entrée de la surface sur les centres en retrait adverses. A la relance, il ne s’est pas caché, toujours disponible, même si son utilisation du ballon a souvent été un peu neutre. Il a fini haut et fort dans le bon dernier quart d’heure lyonnais. Ce n’est pas lui qui a permis à l’OL de s’en sortir, mais ce n’est pas celui qui a le moins lâché la barre quand le bateau tanguait.

Lucas Paqueta (4). On est rassurés, cet individu est un être humain. Certes, il a fallu Camavinga en face pour qu’on découvre qu’il pouvait perdre un ballon au duel, mais au moins, on le saura. Un bon révélateur, pour les deux joueurs. Remplacé à la 67e par Maxence Caqueret qui, comme Rayan Cherki qui a suppléé Tino Kadewere au même moment, a contribué au quart d’heure armoricain de l’OL par son activité. C’est loin d’être de leur seul fait, mais on notera que les deux Gones sont entrés à 2-0 et sortis du terrain à 2-2.

Houssem Aouar (5). Dans le match le plus difficile que l’OL ait joué cette saison, on attendait qu’il sorte l’équipe du pétrin dans laquelle elle était embourbée. Il a beaucoup décroché pour essayer de se défaire du milieu adverse, mais s’est trop souvent contenté de passes neutres, pas aidé par la mauvaise soirée de Toko, qui ne lui a pas proposé grand chose. Et puis, sur deux actions (35ème et 42ème), il a rappelé pourquoi il peut tout changer à partir de rien, pour peu que ses camarades sachent faire un une-deux correct. Pas de chance, ce n’était pas pour ce soir.

Ce n’est pas faire injure à Karl Toko Ekambi (3) et Tino Kadewere (3) que de de dire que le meilleur attaquant lyonnais du match a été Memphis Depay (7). Pas flamboyant avant ce fameux dernier quart d’heure, le capitaine de l’OL a pourtant toujours tenté de combiner et de faire vivre l’ersatz de jeu lyonnais. Avec trop de déchet technique, même si sa passe piquée sur coup franc pour la volée de Poteau Ekambi aurait pu permettre à l’OL d’ouvrir le score (24e). Mais son côté clutch a tout sauvé, et l’OL en premier lieu. Une belle volée au ras du poteau, un centre impeccable entre la défense et le gardien suite à un coup franc, et un point ramené à lui tout seul. 


(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. jack Baissey

    10 janvier 2021 at 8:09

    vous avez oublié de noter Garcia. Les changements sont trop tardifs.

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