Les notes de Red Star – OL (2-2, 4 tab à 5) : les Verts de synthé accrochent enfin Lyon cette saison

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LES NOTES. Alors qu’il menait de deux buts sur la pelouse du Red Star, l’OL s’est fait peur contre une équipe de National et a dû en passer par les tirs au but, un exercice qui ne lui fait désormais presque plus peur, pour se qualifier en quarts de finale de Coupe de France. Le doublé est toujours possible !

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de Red Star – OL (2-2, 4 tab à 5)

Julian Pollersbeck (4). Deux buts pris, quasiment pas d’arrêts, des gants floqués JP : il avait tout du gardien FSGT classique. A cela près que le JP qui est gardien parce qu’il est trop gros pour jouer dans le champ n’aurait pas arrêté un tir au but et aurait dit « Hé ouais les gars mais fallait faire la différence avant » dans le vestiaire après le match.

Le match de Mattia De Sciglio (4) a commencé piano-piano. L’Italien a d’abord dégagé assez peu de sérénité. Puis il a eu un milieu de match (relativement) plus faste, avec une demi-douzaine de centres dont certains plutôt bien calibrés, et ce climax avec une double accélération sur son aile. Pour finir, il est devenu quasiment invisible, à droite puis à gauche après l’entrée de Denayer.

Pour n’importe quel joueur ayant sa chance contre une équipe de national, même un très bon match est toujours à relativiser. Malheureusement pour lui, Melvin Bard (4) a livré une copie un tantinet brouillonne. Sa capacité à contribuer au jeu a été intéressante par à-coup, mais pas assez pour lui permettre de jouer 90 minutes ce soir. Et donc certainement insuffisant pour le faire passer devant qui que ce soit parmi les 5 ou 6 joueurs devant lui dans la hiérarchie à son poste. Remplacé par Jason Denayer (83e), essentiellement pour transformer un tir-au-but.

Sinaly Diomande (4). Titularisé, il sortait d’une longue période sur le banc suite à des performances inquiétantes. Il a profité du temps de jeu à sa disposition pour faire pire, et surtout pour énerver son entraîneur sur une prise d’initiatives qui n’avait pourtant rien de choquante.

Marcelo (4). Il a plutôt mieux géré les rares incursions adverses que Diomande, ce qui n’était pas difficile. Mais sa tentative d’interception ridicule sur le premier but du Red Star est difficilement pardonnable quand on est vice-capitaine et supposé pilier de l’équipe

Thiago Mendes (6). On l’a souvent trouvé un peu brouillon, moins créatif que Guimaraes ou Paqueta avec qui on le compare forcément, mais il est finalement à l’origine des deux buts lyonnais, avec de la chance sur le premier et plus de maîtrise sur le deuxième. Dommage de l’avoir moins vu en seconde période, il aurait pu aider à se faire moins peur.

Bruno Guimaraes (6). Placé assez bas sur le terrain, il a eu plus d’espaces que d’habitude en L1, et en a profité pour faire avancer le jeu. Il a souvent été dangereux quand il s’est projeté plus haut. On a flippé sur sa course d’élan vraiment chelou sur le penalty, mais c’est passé.

Maxence Caqueret (6). Le foot est décidément un sport plein de surprises : qui aurait pu croire qu’un relayeur d’1m70 pas forcément très rapide ni offensif aurait des difficultés à peser placé en ailier, et qu’il serait meilleur dès qu’il retrouve l’axe et son rôle habituel ? On ne peut blâmer Rudi Garcia face à une situation aussi ubuesque. En tout cas, le milieu de l’OL a encore brillé, et fait vraisemblablement partie de ceux qui ont marqué des points malgré la triste performance. Remplacé par Yaya Soumaré (82e), dont on n’a pas grand-chose à dire.

Lucas Paqueta (7). Un but de pur 9 et deux passes décisives (on se sent obligé de lui donner celle sur le raté de Memphis) ont ponctué un match plein du brésilien. Intéressant, disponible et créatif en neuf et demi, il a été le meilleur joueur du match. Ponctue sa prestation par un penalty plein de sang-froid.

Rayan Cherki (4). il a passé l’essentiel de son match excentré sur le côté gauche et a fait relativement peu de différences. Disponible, certes, mais souvent trop neutre. Il a fait un match de titulaire qui gère en Coupe de France, et pas de joueur qui peut profiter de cette compétition. Un jaune pour une action d’antijeu de vieux briscard et c’est tout. On l’attendait dans les 5 tireurs, en vain. Loin de ses standards en Coupe de France.

Memphis Depay (4). S’il a retrouvé le chemin du but sur une offrande de Paqueta, son match, correct par ailleurs, est entaché de deux faits marquants qui auraient pu coûter cher. Une sa finition trop décontractée face à un but déserté à 2-0 d’abord : sa frappe est sortie sur la ligne par le capitaine du Red Star, et on parierait qu’à 3-0 le reste du match aurait été bien plus tranquille. Une perte de balle au milieu qui amène le but du 2-1 ensuite. Un peu trop facile techniquement par ailleurs. La star est raide. Remplacé par Karl Toko Ekambi (66e), qui a plutôt réussi son entretien d’embauche au Red Star.

Quel pari sans Tino ?

(Photo Damien LG / OL)

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