Les notes de PSG-OL (0-1) : on a la barre qui tremble encore

Kadewere

LES NOTES. Dominateur puis solide, l’OL a sorti un match niveau Final 8 au Parc des Princes. Et se retrouve donc devant le PSG au soir de la 14e journée, rendant encore plus torrides les fantasmes de supporters.

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de PSG-OL (0-1)

Anthony Lopes (6). Le fait d’avoir effectué son premier arrêt décisif à la 43e (devant Florenzi) illustre la grosse première période lyonnaise. Il a ensuite provoqué comme souvent la polémique, cette fois en subissant une faute de Neymar (on n’a pas trop compris le délire) qui aurait mieux fait de se faire expulser sur le coup. Un drôle d’arrêt du pied sur un centre de Florenzi (89e) qui illustre la fin de match à la zeub de l’OL.

Avec l’exposition inhérente à un match à Paris, on peut envisager que les observateurs ponctuels de l’OL (et Rudi Garcia…) s’emballent sur les deux remontées de balles en solo de Léo Dubois (6) avant la pause et la manière dont il a tenu tête à Neymar. Il a, de fait, réalisé un match plutôt abouti avec le ballon, tout en manquant un poil de consistance derrière sans que cela ne prête à conséquence. Entré à sa place, Mattia De Sciglio (65e) s’est montré clairement plus tranchant dans ce registre, et plus discret dans le jeu, dans une équipe qui s’est déplumée devant au fil des remplacements.

C’est une drôle d’idée à laquelle on est bien obligé de s’habituer : Marcelo (6) est dans le coup. Il a réussi ce match à Paris, sans même avoir besoin de puiser dans son registre rugueux/antijeu, qui l’aide parfois à surnager en cas de soirée difficile. On s’est longtemps dit que sa performance était sans histoire, mais la fin de match lui a offert un peu plus de visibilité. Alors que tout le monde en fait une annus horribilis, lui adore 2020. Jason Denayer (7) est davantage dans la constance. Encore ce soir, il donne l’impression d’être le plus complet des défenseurs lyonnais : le plus vif, le plus fiable et le plus à l’aise avec le ballon. Et comme souvent, sans non plus transpercer les plafonds, il sort un nouveau match solide.


La résilience de Maxwel Cornet (5) mérite, sans ironie, d’être mise en avant. Depuis le début de saison, on ne l’a quasiment jamais vu montrer des signes d’agacement ou de résignation, malgré un déchet certain. Si ce match n’est clairement pas le pire pour lui, il reste difficile de ne pas voir sa difficulté à tenir le poste sur 90 minutes, et c’est encore lui qui semble le plus léger du 11. Ma foi, si ses limites n’empêchent pas l’OL de s’imposer au Parc, elles ne devraient pas non plus empêcher l’OL de finir champion…

Lucas Paqueta (8). Sa spéciale dès la 4e minute, quand il résiste aux milieux parisien au train – et de l’arrière-train – grâce à sa parfaite conduite de balle avant de lancer Aouar d’un extérieur prenant la charnière à contre-pied. Remet ça à la 10e, sur une action qui finira par une occasion d’Aouar en filou dans le dos de Danilo. À son crédit offensif aussi, une minasse du droit repoussée par Navas (67e). Mais c’est son apport défensif qui en fait un joueur à part dans l’effectif de l’OL, surtout dans ce genre de rencontres. Sa roublardise et sa ténacité ont fait dégoupiller des clients comme Verratti et Neymar. Maxence Caqueret l’a supplée à la 88e, histoire de rappeler que l’OL n’est pas devant le PSG pour rien, puisque son bout de banc serait titulaire à Paris.

Thiago Mendes (7). Une belle intervention devant Neymar sur un contre parisien au quart d’heure de jeu qui donne bien le ton de son match : s’il ne se rend pas suffisamment disponible pour ses défenseurs en phase de relance, alors qu’il en a les qualités, il ne s’est pas caché dans la baston, annihilant de nombreuses tentatives parisiennes et validant ainsi le choix de Rudi Garcia vis-à-vis de Bruno G. Exclu pour avoir blessé Neymar en toute fin de rencontre, et si on se gardera bien de s’en réjouir (d’autant que c’est involontaire), cela pourrait changer des choses pour la suite du championnat.

Houssem Aouar (6). Plus haut que Paqueta, il a évolué autour de Memphis, et s’est ainsi trouvé à la conclusion de deux mouvements lyonnais en début de match (5e, 10e). Des prises de balle tranchante et des actions de classe avec notamment ce dribble qui a laissé Danilo à terre suivi d’une passe cachée pour Toko Ekambi, qui n’en a pas fait bon usage (21e). Précieux dans le pressing qui a permis au milieu lyonnais de manger celui du PSG pendant une heure mais moins dangereux sur sa deuxième moitié de son match. Remplacé par Bruno Guimaraes (78e) qui a repris la gauche d’un trident bien plus passif après le passage en 5-3-2, même s’il a eu une occasion de 2-0 au début des arrêts de jeu.


Devant ce milieu qui a déterminé le match, l’attaque n’a même pas été aussi flamboyante que ses dernières semaines. Tino Kadewere (7), seul buteur du match, a une fois de plus montré que son intelligence de jeu et sa technique le rendaient intéressant dans les demi-espaces là où les suiveurs de L2 nous vendaient un pur numéro 9. Karl Toko Ekambi (6), le passeur, a été moins en réussite que ces dernières semaines, malgré quelques fulgurances (l’ultime contre-attaque finalement bien gérée où il trouve Guimaraes ; le petit piqué qu’on pensait être un centre totalement raté avant de voir le ralenti et de constater que la balle passe au ras de la lucarne). Memphis Depay (5) a lui semblé pioché physiquement, ce qui s’est vite vu puisque ses coéquipiers l’ont cherché deux ou trois fois dans les espaces en début de match. Mauvaise idée ce soir, où le Néerlandais manquait de jus (en jouant trop tranquillement et en étant repris par un joueur venu dans son dos, ou en ratant un décalage qui aurait pu être décisif avant la suspicion de penalty sur lui). Remplacé par Sinaly Diomandé (77e) pour une fin de match serrage de fesses qui avait déjà démarré depuis un moment.

(Photo Damien LG / OL)

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