Les notes de Nantes-OL (2-4) : Rayan Cherki, mage de raison

Cherki

LES NOTES. L’OL a rejoint Limonest en huitièmes de finale de la Coupe de France grâce à Rayan Cherki, Gone de 16 ans auteur de deux buts et deux passes décisives (3-4) dans un match jamais vraiment maîtrisé.

Les notes de l’OL : Lopes 6 – Tete 4, Andersen 2, Denayer 6, Cornet 5 – Traoré 7, Jean Lucas 5, Tousart 3, Terrier 6 – Dembélé 6, Cherki 10.

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de Nantes-OL (3-4) !

On ne va pas lui mettre la pression en disant qu’on se rappellera tous avec émotion de ce match lorsqu’il recevra son premier Ballon d’or. Mais ce seizième de finale restera peut-être plus dans l’histoire comme la rencontre qui a révélé Cherki aux yeux de la France du foot que pour la qualification de l’OL au terme de 90 minutes par ailleurs haletante de bout en bout.

En avance physiquement, Cherki n’a en effet pas été en retard à la Beaujoire. Un but au bout de 55 secondes de jeu après un crochet du droit pour éviter Lafont et un tir avec sang-froid du gauche pour contourner un défenseur sur la ligne (0-1, 1e), un plat du pied à la réception d’un centre à ras de terre de Traoré (0-2, 9e) et le prodige avait signé un doublé avant même 21h05, heure à laquelle on etait persuadés que le match démarrait (heureusement, on avait allumé Eurosport un peu avant).

Un début de match parfait pour l’OL, avec aussi un poteau de Terrier au cours de ces dix premières minutes (7e). Et pour Cherki, qui continuera une démonstration sans ostentation. Ce sera d’ailleurs peut-être ça le plus impressionnant ce samedi, la façon dont un joueur dont tout le monde sait combien il est à l’aise techniquement aura réussi son premier grand match en pro en mettant d’abord en avant son intelligence de jeu.

Et son altruisme, comme lorsqu’il a servi Dembélé (1-4, 69e) une minute après que l’attaquant lui a piqué un penalty que Cherki avait évidemment provoqué (68e). La deuxième passe décisive du samedi pour le numéro 8 d’un soir (numérotation de 1 à 11 en Coupe de France oblige), après celle parfaite pour lancer en profondeur Terrier en fin de première période (1-3, 37e). Un double-double (et on n’est pas passés loin du triplé de buts sur une frappe du droit trop croisée) qui a bien failli ne pas être suffisant.

Car l’OL reste l’OL, et a tremblé même en menant de deux buts après dix minutes puis en ayant trois buts d’avance à vingt minutes du terme. Une piqûre de rappel des lacunes collectives, avec un milieu qui n’a jamais vraiment permis de relancer correctement entre un Jean Lucas au profil de puncheur et un Tousart qui joue au cache-cache au moment de proposer une solution.

Mais aussi de lacunes individuelles, avec en tête d’affiche un Andersen toujours aussi fébrile depuis son arrivée en France et qui semble en plus avoir un karma pourri (sa déviation après la tête de Simon sur le troisième but…). Mais l’OL a au moins réappris à exploiter ses forces offensives, avec un Dembélé auteur de son cinquième but en cinq matchs en 2020, un Traoré qu’on a vu faire des choix de jeu intelligents et même un Terrier tranchant.

De quoi étendre la plus belle série de la saison, six matchs sans défaite toutes compétitions confondues dont désormais quatre victoires d’affilée. L’OL est toujours en lice sur les quatre tableaux le 18 janvier, ce qui n’est pas grand-chose mais ne lui était plus arrivé depuis 2014. Une époque où sa Formidable Académie lui permettait de s’enflammer plus que prévu. Et où Cherki n’avait pas encore soufflé ses 11 bougies.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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