Les notes de Metz-OL (1-3) : Lyon, le contre-pouvoir

OL

LES NOTES. Les Messins ont livré une prestation niveau Final 8 de Ligue des Champions : ils se sont fait ouvrir par l’OL sur chaque récupération de balle. Toujours capables de marquer en trois passes, les Gones ont tiré 18 fois au but dont 16 depuis la surface. Et sont revenus à deux points du PSG à une semaine du choc au Parc des Princes.

Les notes : Lopes 7 – De Sciglio 6, Marcelo 4, Denayer 6, Cornet 5 – Paqueta 8, Guimaraes 7, Aouar 7 – Kadewere 5, Memphis 6, Toko Ekambi 9

Que se serait-il passé si Anthony Lopes n’avait pas arrêté (littéralement) ce penalty concédé bêtement par Marcelo en tout début de match ? En l’absence d’un moyen de visiter les autres multivers, on ne le saura sans doute jamais (on peut même enlever le « sans doute », puisqu’on doute que cette machine serve à rejouer ce Metz-OL si elle est inventée de notre vivant). Mais on doute que cette parade ait vraiment été décisive, tant l’OL aura semblé au-dessus du lot et capable de marquer sur chaque accélération. Ça ne retire rien à la bonne prestation du portier, devenu le premier Lyonnais à arrêter un penalty depuis Caius Horatius en lever de rideau du martyr de Sainte Blandine. On regrettera toutefois sa timidité sur une sortie aérienne suite à laquelle il est longuement resté au sol. Affirme-toi et sors le genou comme tout le monde !

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de Metz-OL (1-3)

El pibe de Toko

Avec une passe décisive et un doublé, Karl Toko Ekambi est évidemment l’homme du match. D’autant qu’il incarne mieux que quiconque cet OL ultra-vertical, qui fait de mieux en mieux ce qu’il doit faire. Comme le Camerounais à titre personnel, d’ailleurs : son premier but est une minasse du gauche sous la barre en bout de course sans se poser de questions, sa passe décisive et son deuxième but sont des modèles de sang froid pour s’appliquer et finir tranquillement. C’était impensable il y a encore quelques semaines, mais il faut bien l’avouer : on prend du plaisir en voyant jouer Toko Ekambi. Et on en prend aussi en voyant jouer l’OL, qui n’est pas seulement une machine à transitions très efficace mais montre aussi du mieux au pressing et à la relance.

Les Lyonnais, le milieu le plus riche de France ?

Quelle place aurait Danilo Pereira dans la hiérarchie des milieux à l’OL ? A une semaine du match contre le PSG, cette question a un peu des airs de troll. Mais elle permet de se rendre compte de la richesse du milieu lyonnais. Bruno Guimaraes, reculé d’un cran pour pallier la suspension de Thiago Mendes, a livré une partie digne de ses premières performances en France, et montré au passage que le caractère indispensable de son compatriote arrivé du LOSC a sans doute été très exagéré pour le storytelling après une première saison lyonnaise difficile.

Houssem Aouar, revenu dans le groupe après sa punition, s’est montré très disponible et a rappelé à quel point il pouvait fluidifier le jeu, même s’il a mis du temps à réussir le bon dernier geste. Mais on n’est pas toujours pas remis de sa passe décisive de l’extérieur du pied pour le 0-2, aussi géniale qu’esthétique. Lucas Paqueta a lui aussi été une courroie de transmission importante et inspirée. On ne sait toujours pas si on le mettrait dans notre milieu à trois type, mais plus il joue et moins notre trio est clair. Car à part les trois du jour il y a aussi, outre Mendes, Maxence Caqueret, lui aussi très propre techniquement et tellement important pour le pressing, qu’il semble capable d’organiser à lui tout seul. Un casse-tête de riches, et peut-être une réponse à la question initiale : il est meilleur que Jean Lucas, Danilo Pereira ?

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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