Les notes de Metz-OL (0-2) : l’inflation money-time

Dembélé

LES NOTES. Tout le monde le sait : le match le plus important de la semaine, c’est celui de mercredi. Celui qui permettra de valoriser les actifs joueurs et de soigner l’EBITDA avec de belles cessions l’été prochain. Dans ce contexte peu propice à la flambée, la valeur OL a tout de même progressé de trois points sur le marché hexagonal grâce à un bon résultat comptable à la bourse de Metz (0-2). Et grâce à deux buts des deux plus grosses valeurs marchandes à chaque fin de mi-temps. Tout bénef.

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de Metz-OL (0-2) !

Anthony Lopes (6). Il n’a rien eu à faire, sauf se taper un match de merde en short dans le froid. Et comme si ça ne suffisait pas, il s’est fait insulter tout le long par des supporters qui lui en veulent depuis le jour où l’un des leurs lui a jeté un pétard sur la gueule. Un héros.

Jason Denayer (6). Celui qui est habituellement axe gauche dans une défense à quatre s’est retrouvé à droite d’un trio défensif. Pas de quoi déstabiliser une des rares valeurs sûres de l’OL. Très fort dans le un-contre-un et excellent dans l’anticipation, notamment pour compenser les absences de ses camarades brésiliens en défense. Avec le ballon, on aurait aimé que Dubois et Toko Ekambi proposent plus souvent des solutions en profondeur sur les montées balle au pied du Belge. À croire que le système était totalement improvisé.

Marcelo (5). Quelques moments d’absences bien compensés par Denayer. Mais globalement solide, comme souvent ces dernières semaines, notamment dans les duels aériens.

Fernando Marçal (3). Catastrophique, difficile de dire qualifier autrement son match. Des passes simples ratés, des duels perdus, notamment contre Opa Nguette qui lui en a fait voir de toutes les couleurs en première mi-temps. Globalement, une fébrilité inhabituelle pour lui à un poste et dans un système qui semblent parfaitement lui convenir. Et il n’y a pas de bonus pour provocation d’un carton rouge.

Léo Dubois (5). Pour son retour après plusieurs mois d’absence, il a semblé au point physiquement. Sérieux derrière (même si la menace était toute relative), il s’est plutôt bien tiré de son rôle de piston droit, notamment en trouvant souvent Toko Ekambi lancé dans le dos de la défense. On avait gardé de lui un moins bon souvenir avant sa blessure. Les deux mois avec Rafael et Kenny Tete nous ont peut-être fait ouvrir les yeux.

Bruno Guimaraes (6). Deux options : soit on le considère « trop léger pour la L1 » et il se fera dardériser ; soit il devient un actif à forte valeur et JMA voudra le ndombéler. Alors profitons-en, car il est beau, fin, toujours disponible et ne rechigne pas à la baston. Bref, on ne le mérite pas.

Lucas Tousart (4). Il a joué plus haut que d’habitude, ce qui a plutôt masqué ses limites en tant que premier relanceur. Il s’est projeté offensivement, et parfois plutôt bien, mais ses lacunes techniques avec de l’espace se voient encore plus lorsqu’il faut jouer vite. De la bonne volonté, mais des limites rédhibitoires. Même pour cet OL-là.

Maxwel Cornet (3). Heureusement qu’Oukidja avance exagérément sur son pénalty très mal tiré. On notera au passage la grande confiance placée en lui avec le changement de tireur suite à cet échec. Une belle combinaison avec Terrier juste avant, pour égayer la morne plaine qu’a représenté sa première mi-temps. Le plan de jeu en deuxième période a globalement consisté à le lancer en profondeur avec de longs ballons et on l’a donc plus vu à ce moment-là. Ce qui n’a pas aidé à faire monter sa note.

Martin Terrier (4). Il a le mérite de proposer des courses différentes, des relais intéressants, et de savoir donner un ballon dans le tempo. Ce qui est plutôt très rare dans cette équipe. Mais entre le manque d’impact physique au duel et le taux de déchet vraiment élevé, on comprend assez mal son temps de jeu cette saison. Et encore, on le sous-estime vu toutes les fois où on l’oublie.

Karl Toko Ekambi (6). Dans le désert lyonnais de la première période, les quelques gouttes de fraîcheur sont venues de lui (et Bruno G.). Un détail qui veut dire beaucoup pour qui s’est fadé ce match, et qui mérite peut-être un léger sur-notage. Remplacé par Houssem Aouar (86e), qui a mis fin au suspense grâce à un remake du but de Diego Maradona contre l’Angleterre en 1986 : départ depuis son propre camp, dribble sur tous ceux qui se mettent sur son chemin, ballon tranquillement poussé au fond (bon, un remake moldave, puisqu’Oukidja était monté sur corner et qu’il ne restait qu’un défenseur)

Moussa Dembélé (5). Un total faramineux de 14 ballons touchés dont 5 perdus en première mi-temps. Mais il a réussi à mettre fin à la malédiction et à marquer un penalty ! Légèrement moins discret après la pause. Semblait carbo depuis un moment avant de sortir suite à un coup qu’on espère sans gravité. Remplacé donc par Amine Gouiri (90e+3), totalement incapable de peser sur le match alors qu’il a enfin sa chance en Ligue 1…

(Photo Damien LG / OL)

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